Ya des jours où vous auriez préféré ne pas vous lever. Ce matin, c'est presqu'arrivé. Le plus vieux a toussé toute la nuit et au petit matin, je lui ai dit qu'il resterait à la maison pour se reposer. Mais moins de vingt minutes après avoir pris cette décision, j'ai « allumé » : Oh non, c'est la journée du spectacle des chauve-souris à l'école! En moins de cinq minutes, il était guéri. Alléluia! Il irait à l'école.
Il était trop tard pour prendre l'autobus et pour la première fois de l'année, j'ai pris la voiture pour aller le reconduire. Ma première expérience toute seule avec les deux. Papa est retourné travailler hier. Habiller le bébé, m'assurer que le grand n'oublie pas son lunch. Ne pas oublier de sortir de mon pyjama et m'enlever la crotte des yeux...
Tout allait relativement bien jusqu'à ce que j'arrive à l'école. Essaie de me trouver une place de stationnement. Ya donc ben du monde! Je me faufile, trouve une place. Sort de la voiture un peu en vitesse. Je fais descendre le grand, l'aide à traverser la rue, lui donne un bisou rapide et me retourne vers l'auto. C'est là que tout s'est gâché. Une madame semblait inspecter ma voiture. Du coup, je me dis que mon bébé doit pleurer dans la voiture, mais il me semble que je l'entendrais, car je suis à peine à trois pieds de l'auto. Elle m'interpelle d'un ton coincé : «C'est à vous la voiture?» J'acquiesce sans réaliser ce qui se passe. « Eh bien votre voiture, elle a reculé sur la mienne » poursuit-elle sur un ton cassant et plein de reproches. Un ton qui ressemble à celui qu'une riche héritière prendrait pour humilier ses domestiques...
"Je suis désolée..." Et je le suis vraiment. Sauf qu'en même temps, je prends conscience que j'ai oublié de mettre le frein de secours et que mon bébé est à l'intérieur et que j'aurais pu le mettre en danger. Je me sens vraiment poche. La vipère ajoute : « Vous allez avancer votre voiture, là, je veux voir s'il y a quelque chose...». Je m'exécute, je suis énervée. Pas loin, derrière la gorge, je sens un petit « moton » d'émotions qui monte...
Je ressors de la voiture :« Et puis, il y a quelque chose? lui demandai-je». Nos pare-chocs sont si gros qu'il faudrait frapper un orignal pour les égratigner. Non, il n'y a rien, mais elle a besoin de verser son venin sur quelqu'un. Elle continue de gueuler, mais je ne sais plus ce qu'elle dit vraiment. Je commence à trouver qu'elle exagère. «Calmez-vous, madame». Puis, je lui répète que je suis désolée, que c'est la première fois que je me trimballe avec mes deux enfants dont un bébé, que je suis désolée, que puis-je dire de plus? Elle continue, la garce. Elle aussi a deux enfants et c'est pas ça qui l'empêche de bien conduire. Elle en rajoute. Cette fois je manque de savoir-vivre et je ne sais pas conduire. La salope.
Elle me pique à vif. J'ai envie de donner un gros coup de pied dans sa BMW. Si elle en veut une « poque » sur son char, je vais lui en faire une...Et puis je me ravise et lui dit « ben c'est ça, bonne journée » et entre les dents, je marmonne « ...pis prends tes "peulules"». Pas certaine qu'elle a entendu la dernière portion de ma phrase, mais j'avais tellement envie d'être méchante. Ça fait du bien.
Je suis retournée dans la voiture, le coeur gros. En fait, je me suis mise à brailler comme un veau. Pourquoi cette autre mère n'a-t-elle pas vu que j'en arrachais. Pourquoi a-t-elle continué de «fesser»? Vais-je devenir hystérique comme elle quand je retournerai travailler?
Y avait rien sur son maudit char et là, j'ai envie de me rouler en petite boule dans un coin.
Est-ce un premier épisode de post-partum?
14 octobre 2009
La madame « pas fine »
Inscription à :
Comment Feed (RSS)









|