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2/10/2013

Dormez bien et tout ira mieux!

En septembre 2011, j'ai assisté à la conférence que donnait Arianna Huffington lors d'un événement Infopresse.  Pour celles qui ne la connaissent pas, Mme Huffington est la grande prêtresse des médias numériques et celle qui a fait un succès du Huffington Post.

Ce que j'ai retenu de son discours n'était pas en lien avec les médias numériques, mais plutôt avec la nécessité de bien dormir.  Selon Arianna, on court à notre perte lorsqu'on néglige le sommeil. La fatigue qui s'en suit nous rend irritables, plus sensibles au stress et contribue inévitablement à un jugement moins sûr lorsqu'on doit prendre des décisions.  Elle a d'ailleurs fait un discours fort remarqué sur ce sujet lors des conférences TED en 2011.



Selon le site Psycho Média, les gens dormaient en moyenne 9 heures par nuit en 1910.  Dans les années 1960, la durée du sommeil a baissé à 8 heures et en 1975, à 7,5 heures.  En 2005, la durée moyenne du sommeil d'un Nord-Américain avait chuté à 6,8 heures.  Aujourd'hui, environ le quart de la population souffrirait d'un manque de sommeil chronique.  Selon une étude récente menée en Grande-Bretagne, le mois de février est plus difficile pour le sommeil.  Ceci expliquerait le manque d'énergie que nous ressentons vers la fin de l'hiver. 

Les conséquences d'un manque de sommeil chronique sont graves.  Selon le site WebMed, une encyclopédie médicale américaine, une carence du sommeil  peut notamment vous rendre plus sensibles aux accidents, diminuer votre désir sexuel, vous rendre plus sensibles à la dépression et à plusieurs problèmes de santé tels que le diabète et les maladies cardio-vasculaires.  Le manque de sommeil peut également vous faire gagner du poids.  N'oublions pas que le sommeil est une composante très complexe de notre vie.

Quand on a une famille, le manque de sommeil est fréquent.  Parfois, ce sont les petits qui nous réveillent au beau milieu de la nuit, parfois ce sont nos soucis qui nous tiennent éveillés beaucoup trop tard en soirée.  J'ai remarqué que je tombe facilement dans les bras de Morphée lorsque je couche les enfants. Je m'endors souvent avec l'un deux pour me réveiller vers 21h30 sans avoir terminé mes tâches quotidiennes.  Une chose en entraîne une autre et je ne suis pas couchée avant 23h00, ce qui est beaucoup trop tard quand on doit recommencer le lendemain à 5h30 ou 6h00. 

Faisons-nous plaisir, et dormons!

2/02/2013

Blues hivernal et semaine nationale de prévention du suicide

Ma semaine a commencé de travers lorsque lundi j'ai oublié que mon aîné avait une sortie aux glissades de Eastman.  Au lieu de lui mettre un sandwich dans son lunch, je lui ai préparé un repas à réchauffer au micro-ondes.  Et pour ajouter au désarroi du directeur du service de garde - qui m'a fait sentir ben désorganisée - j'ai même oublié une deuxième paire de mitaines pour le périple.  Je me sentais tellement poche.  Heureusement, vous m'avez bien fait rigolé en partageant vos propres histoires de lunchs oubliés...

Je vous raconte cette anecdote parce qu'elle est arrivée à un moment où j'ai une grosse baisse d'énergie.  Je suis fatiguée et je ne suis pas entièrement moi-même.  J'oublie des choses importantes et j'obsède sur d'autres qui le sont beaucoup moins.  M'organiser adéquatement exige de moi un effort alors que ça me vient naturellement en d'autres temps.  C'est une accumulation des événements de la dernière année, d'un million de tracas, de peines grandes et moins grandes qui culminent dans mon système en ce creux hivernal.  Par expérience, je sais que ces petits signaux doivent être pris au sérieux et que je dois m'occuper de mon bien-être en priorité, pour éviter que ça dégénère.


Cela dit, en cette semaine nationale de prévention du suicide qui commence demain, je pense qu'il est important de parler de ces signaux d'alarme.  On ne se suicide pas parce qu'on fait une déprime hivernale ou même une dépression plus sévère, mais oui, ça peut mener jusque-là selon la perception qu'on a de ses problèmes et de l'intensité de sa souffrance, surtout si on a pas de soutien. La campagne de l'Association québécoise de prévention du suicide met en vedette plusieurs personnalités ainsi que Julie Philippon, une mère blogueuse que j'admire beaucoup.  Je vous encourage à écouter son témoignage très touchant sur la thématique Le suicide n'est pas une option.



Les facteurs qui prédisposent et contribuent à prendre cette décision fatale sont multiples, mais la santé mentale en est souvent au coeur. Au Québec, la mortalité par suicide emporte un peu plus de 1 000 personnes par année, soit trois personnes par jour. Chez les femmes, celles âgées de 35 à 49 ans et de 50 à 64 ans présentent les taux de suicide les plus élevés (respectivement 10,0 et 9,9 décès par 100 000), selon l'Institut national de santé publique du Québec.

Si je parle de ce sujet, c'est parce que je sais qu'il y a bien des parents qui vivent des moments difficiles et qui ne sont pas toujours assez bien entourés pour trouver du soutien.  Oui, les ressources manquent pour venir en aide aux parents en détresse et le sentiment d'isolement peut facilement nous gagner. Ou parfois, les tabous, la gêne, la peur d'être jugé nous retiennent.  Une déprime hivernale n'est en rien comparable à une dépression grave, mais il faut porter attention aux symptômes qui nous habitent. Ce qui peut paraître anodin un jour peut s’aggraver le suivant.  Et si des idées noires surgissent, je vous encourage à en parler.  Vous n'êtes pas seuls, ça arrive à bien du monde.

Semaine nationale de prévention du suicide

Si vous vous sentez en détresse - ou pour soutenir une personne de votre entourage qui pourrait l'être - appelez la ligne d'aide : 1 866 APPELLE (277-3553)

Pour les parents qui auraient besoin d'un moment de répit urgent, la Maison Kangourou pourrait vous aider à reprendre le dessus.   La Maison Kangourou offre des services d’urgence et de première ligne en matière d’hébergement pour les enfants dont les familles vivent une situation difficile passagère telle que : relationnelle (divorce, séparation), santé (épuisement, fatigue extrême, annonce, verdict d’une maladie grave, perte d’un être cher), situationnelle (convocation à l’extérieur dans le cadre d’un emploi), économique (perte d’emploi), etc.

Pour vous renseigner sur la dépression, je vous invite à consulter le site La dépression fait mal. 

Faut en parler.  On est souvent bien moins seuls qu'on ne le croit.

9/22/2012

Pourquoi avoir des enfants?


Avons-nous des attentes trop élevées face au bonheur que devrait procurer la naissance d'un enfant? 

C'est la question que pose Jessica Valenti, auteure, blogueuse et féministe américaine, dans Why Have Kids?, son dernier ouvrage publié au début de septembre.  Dans une étude menée par le centre de recherche PEW en 2010, à la question « Pourquoi avoir des enfants? », les futurs parents répondaient « pour la joie d'avoir un enfant ».  Or, depuis dix ans, l'auteure remarque un écart de plus en plus grand entre les espoirs de bonheur fondés par les futurs parents et leur réel niveau de satisfaction après la naissance des enfants. 

Selon Valenti, les Américains ont des attentes si élevées face au bonheur que devrait leur procurer leur nouveau rôle de parent, qu'ils s'en trouvent déçus une fois confrontés à la réalité. Et cette déception alimente un vaste sentiment de désillusion face à leur propre compétences parentales, notamment chez les mères.

The problem isn't our children themselves; it's the expectation of perfection or at the very least, overwhelming happiness.  The seductive lie that parenting will fulfill our lives blinds Americans to the reality of having kids. (introduction)
La société véhicule depuis toujours une vision très idéaliste de la maternité, voire de la parentalité dans son ensemble.  Devenir parent devrait nous subjuguer de bonheur selon la croyance populaire et l'industrie parentale.  Pourtant, le quotidien nous ramène vite à la réalité et cet idéal de bonheur n'est pas atteignable pour la majorité des parents, voire des mères, et en particulier les mères américaines.  D'où cet intense sentiment de culpabilité devant l'incapacité de contrôler notre destin de parent.
Perhaps worst of all is the guilt that so many women buy into because they're too ashamed to admit that despite the love they have for their kids, child rearing can be a tedious and thankless undertaking (introduction)
Malgré tous les efforts qu'on peut y mettre pour planifier l'arriver d'un enfant ainsi que pour lui assurer une vie confortable et un avenir prometteur, nous ne contrôlons à peu près rien et ce, de la conception à la vie adulte de nos enfants.  Celles qui croyaient tomber enceintes facilement se retrouvent en clinique de fertilité, d'autres qui ont tout fait pour avoir un enfant en santé sont confrontées à la maladie et d'autres encore, qui ont tout fait pour assurer la meilleure éducation à leur enfant découvrent un jour qu'il a des difficultés d'apprentissage insurmontables et qu'il ne fréquentera jamais les grandes universités.  Rien n'est jamais parfait, et pourtant, bien des parents, peu importe leur classe sociale, qu'ils soient pères ou mères, doivent porter en silence le fardeau de leur déception.  C'est un sujet tabou.


Dans son ouvrage, Valenti explore aussi la réalité des parents qui regrettent leur choix et abandonnent leurs petits.  Au Nebraska, en 2008, après avoir implanté des services pour accueillir des enfants abandonnés par leur parents, des pères et des mères découragés y ont laissé leur famille entière.  Supportons-nous adéquatement les familles, les parents? Leur vend-t-on un rêve de bonheur parental impossible à atteindre?  Nous, les parents, sommes-nous adéquatement préparés pour faire face à la réalité? 
***
Pourquoi avoir des enfants, alors?

Est-ce un moyen inconscient de combler un vide de bonheur? Est-un geste altruiste ou profondément égoïste?  Le fait-on pour soi ou pour les enfants à naître?  Le fait-on encore pour l'avenir de la patrie? Les futurs parents se posent-ils même la question?  Devraient-ils se la poser?  Fait-on des enfants machinalement, parce qu'il le faut, parce que la société nous encourage dans ce sens?

Se pose-t-on même la bonne question? Et si on se demandait « Pourquoi ne pas avoir d'enfants?» ou encore, « Faut-il avoir des enfants à tout prix? », quelle serait la réponse?