07 novembre 2009

La revue de la semaine - du 1er au 7 novembre

Les 132 adeptes de la page Mamamiiia dans Facebook le savent.  Les 500 « followers » de Mamamiiia dans Twitter aussi.  Mais vous, le savez-vous?

Quotidiennement, je me balade dans Internet à la recherche d'articles qui me permettent de mieux comprendre la réalité des mères et des pères dans le monde, de la conciliation travail-famille, des mères entrepreneurs et de tout autres sujets en lien avec l'organisation et les défis de nos vies en tant que parents. 

Ces articles ou dossiers, je les réfère au fur et à mesure dans la page Mamamiiia dans Facebook et dans Twitter.

Bien entendu, il y a beaucoup plus de sujets que ce que je peux me permettre de commenter sur ce blogue, mais voilà, je me disais que je pourrais vous offrir, hebdomadairement, une liste des articles qui ont retenu mon attention.

Alors voilà, ça commence aujourd'hui avec ce que j'ai trouvé au cours de la dernière semaine :

En français : 

Mère porteuse: pratique interdite au Québec | Points de vue :
http://bit.ly/1MTBdE

Un beau dossier publié dans le Elle Québec cet été :
Révolution paternelle et le congé de paternité  
http://bit.ly/2jR1dZ

Mamentrepreneurs : donner vie à son projet
http://bit.ly/1Uzf2V

La naissance du «mamentrepreneuriat»
http://bit.ly/11owtf

Politique familiale en France - Une politique généreuse mais inégalitaire - LE MONDE
http://bit.ly/2QKk8l
 
Démographie, l'exception française - Le Monde.fr
http://bit.ly/H6Y1q

En anglais :
Moms Use Facebook, Twitter, Blogs More than Average Adults, According to RAMA Research (via @gendoray ) http://snipurl.com/t2m3c

 Popular Mom Bloggers Pen New Humor Book About Modern Motherhood
http://bit.ly/2dWYQS

A Flexible Workplace Is a Happier, Healthier Workplace
http://bit.ly/25LpMs

Some States Respond to Recession with Work-Family Policies
http://bit.ly/3hJ42r



Not fun: study finds playgroups can make mums feel guilty | Entertainment | Reuters
http://bit.ly/3tzKDC


Bonne lecture!


06 novembre 2009

Soirée Jasette et plaisirs Coup de pouce : sous le signe de l'inspiration

Bon enfin, quelques minutes pour vous raconter ma soirée d'hier!

Moi et Manon Lavoie de M comme maman, étions invitées à titre de blogueuses à la première soirée Jasette et plaisirs organisée pour souligner le 25e anniversaire du magazine Coup de pouce. L'événement avait lieu au Centre des sciences de Montréal, dans le Vieux-Montréal.


Une lectrice comblée! (Photo : Coup de pouce)

Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais je me disais qu'une soirée organisée par Coup de pouce serait probablement toute aussi exquise qu'en avait l'air le gâteau au chocolat qui figurait sur la page couverture du numéro d'octobre. Coup de pouce fait toujours bien les choses...

Évidemment, je n'ai pas été déçue. Cette soirée s'est déroulée sous le signe de l'inspiration avec trois conférencières qui ont su charmer l'auditoire de plus de 300 personnes :

L'athlète Nathalie Lambert, ancienne championne du monde en patinage de vitesse est venue nous parler de la motivation dont elle a dû faire preuve pour décrocher son titre prestigieux et nous a livré quelques-uns de ses secrets pour ne pas se décourager, dont celui de se donner de petits objectifs quotidiens plutôt que de toujours contempler l'objectif final.

Nathalie Lambert (Photo : Coup de pouce)


 Marie Breton, la diététiste au service de Coup de pouce depuis 16 ans, nous a incité, elle, à cuisiner plus souvent. Dans certaines familles, racontait-elle, les enfants croient que la nourriture vient systématiquement dans des boîtes de carton, car personne ne cuisine à la maison. Il suffit pourtant d'un minimum d'organisation pour cuisiner plus souvent. Ses trucs? Notamment, doubler et tripler nos recettes, couper plus de crudités et en faire des réserves pour les repas suivants et faire cuire de grosses pièces de viandes. Chose certaine, ça prend un grand congélateur!
Nicole Bordeleau (Photo : Coup de pouce)


Enfin, Nicole Bordeleau, une professeure de Yoga, a été ma conférencière préférée et je ne suis probablement pas la seule, car à la fin de sa prestation, elle a eu droit à un « standing ovation ». Cette femme atteinte de l'Hépatite C m'a conquise avec sa philosophie de vie. Quand sa maladie a été diagnostiquée, il y a une bonne quinzaine d'années, elle racontait s'être mise à vivre comme si chaque jour était le dernier. C'est d'ailleurs souvent ce que bien des « positivistes » nous recommandent, mais Mme Bordeleau a réalisé que ce principe lui mettait beaucoup trop de pression. Elle a donc décidé de « vivre chaque jour comme si c'était le premier » et tous les matins, elle voit « une journée neuve » devant elle. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça m'inspire.

Évidemment, une soirée Coup de pouce ça se termine avec des petites bouchées sucrées (plein de macarons, miam!), du bon café décaf et un joli sac à surprises. Le mien contenait notamment le guide « Au menu ce soir », un très beau cadeau. Ce petit présent fut sans doute très apprécié compte tenu que le coût du stationnement – 16$ - était passablement élevé pour une soirée de quelques heures.


Pour les petites dents sucrées! (Photo : Coup de pouce)

Enfin, je ne peux que souhaiter 25 nouvelles années à ce magazine que j'aime parce qu'il a su, au fil des ans, s'adapter à son lectorat et conserver une allure dynamique. Sa rédactrice en chef, Mélanie Thivierge, me disait qu'il y aurait probablement d'autres soirées semblables cette année. Offrez-vous l'une d'elles, vous le valez bien!

Vous pourrez voir d'autres photos de la soirée par ici...

05 novembre 2009

Soirée Jasette et plaisirs : 25e de Coup de pouce


Il est 15h10.  Bébé dort et le grand va regarder un film, car je dois me préparer pour la soirée Jasette et plaisirs, organisée pour le 25e anniversaire de Coup de pouce (dont je suis une "fan" finie!).  Enfin, une sortie en solo!!! :-)
Je vous en reparle, en direct si la technologie me le permet!

Vaccination : bravo au centre de Beloeil!

Nous nous sommes pointés à la clinique de vaccination de Beloeil hier soir à 18h15, en vue de notre rendez-vous de 18h30.  Je l'avoue, j'appréhendais le pire : des infirmières et des bénévoles à bout de nerfs, des gens excédés, une foule énervée, des enfants qui braillent partout et une ambiance chaotique à souhait. J'étais psychologiquement prête.

Mais j'avais tout faux.

Pas de file d'attente, de la place pour assoir à peu près tout le monde, des bénévoles souriants même s'il était tard dans la journée.  Des enfants aussi calmes que peuvent l'être des enfants, des parents civilisés : pas de crise d'hystérie, de gens maussades ou irrespectueux.  Le personnel d'enregistrement était de bonne humeur et les infirmières étaient souriantes et détendues.

Le processus d'inscription était bien organisé : les gens avaient chacun leur numéro et ils étaient appelés à l'enregistrement par groupe de dix.  Il suffisait de montrer sa carte d'assurance-maladie (et dans notre cas, celle de notre poupon) et bingo, on recevait un petit formulaire qu'on devait remplir après avoir regardé une vidéo explicative sur les effets du vaccin.

Au bout d'une heure, nous avions tous les trois été vaccinés et il ne restait qu'à attendre un petit quart d'heure pour s'assurer de ne pas avoir d'effets secondaires.

Morale de cette histoire : si c'est la cohue encore dans certains centres, celui de Beloeil démontre qu'il est possible d'organiser cette campagne de vaccination correctement.  Il y a là des gens qui travaillent très forts et avec le sourire en plus.  Ils mériteraient vraiment que les instances de communications, comme Services Québec, soient en mesure d'informer adéquatement la population.  Les déficiences de l'organisation générale de cette campagne ne devraient pas faire ombrage au travail extraordinaire des gens sur le terrain.

04 novembre 2009

Vaccination : quand la bureaucratie est un puits sans fond

Hier, au beau milieu de l'après-midi, on annonçait que le CSSS Champlain n'avait plus de doses de vaccins pour la journée.

Moi, je voulais savoir s'il restait des doses au CSSS Richelieu -Yamaska à Beloeil.  Est-ce que j'allais m'y présenter pour rien?

J'ai donc téléphoné à Services Québec.  Le préposé ne savait pas.  Services Québec, m'explique-t-il, n'est pas en contact direct avec les CSSS.  Insatisfaite, j'ai demandé à parler à sa superviseure.  Très sympathique, elle était pourtant désolée de me répéter la même chose que son préposé.  J'en ai profité pour faire une nouvelle plainte.  Si Services Québec ne peut pas répondre à une question aussi précise, qui le pourra?

J'ai donc décidé d'aller au fond des choses.  Pourquoi me déplacerais-je pour rien alors que j'ai un poupon de 3 mois à la maison?

J'ai appelé directement au bureau du ministre de la santé, Yves Bolduc.  Sa réceptionniste, un peu affolée et sans véritablement m'écouter, m'a retransférée à Services Québec.  Déterminée, j'ai rappelé le bureau du ministre.  La même réceptionniste, toujours aussi affolée, m'a donnée le numéro de l'Agence de santé et des services sociaux de la Montérégie. Une autre réceptionniste répond.  Elle non plus, n'a pas d'information.  Elle me donne le numéro du CSSS Richelieu-Yamaska (Beloeil).  « Là, me dit-elle sur un ton assuré, on va pouvoir vous répondre! ».

Je m'exécute. C'est un message enregistré.  Aucun être humain pour répondre.

Agaçée, je rappelle la réceptionniste du ministre. Sur le bord d'une crise de nerfs, elle me met en attente.  Quand elle me revient, elle bafouille et me dit qu'elle me transfert à une dame qui va s'occuper de moi, car elle, elle a terminé sa journée.  Il est 15h45.  Je lui demande à qui elle me transfert.  Elle hésite, rebafouille, je ne comprends rien à ce qu'elle me raconte.  Elle ne sait pas pas à qui elle me transfert, mais elle me répète «La dame va s'occuper de vous ».  Clic, je suis transférée.  Puis, c'est le néant sur la ligne.  Plus rien.

Tout à coup, je crois entendre bouger et respirer.  Je me risque « Allo? ya quelqu'un? ». 

« Eûh, oui?  Qui est là ? Est-ce que je  peux vous aider? » me répond une dame qui visiblement, est surprise de mon appel.  Elle m'explique qu'elle ne prend jamais d'appel du public.  C'est une simple employée du ministère qui  n'a même pas été prévenue de mon appel. Je lui explique ma situation.  Y-a-t-il encore des doses à Beloeil?  Vais-je m'y présenter pour rien si j'y vais ce soir?  J'ai un poupon, Madame, je ne veux pas me présenter pour rien.

Elle ne sait pas trop quoi faire, mais au moins, elle me témoigne beaucoup d'empathie.  Elle décide de me transférer au Centre de coordination des mesures d'urgence de la Montérégie.  C'est un organisme interne qui ne parle pas au public.  Je m'enfonce dans les méandres de la bureaucratie.  C'est comme un puits sans fond.

J'explique à nouveau ma situation.  La jeune femme qui me répond est très professionnelle et elle aussi ne comprend pas pourquoi Services Québec ne peut me répondre.  Elle me promet de me rappeler avec la réponse dans quinze minutes.  Habituellement, le Centre de coordination des mesures d'urgence est là pour répondre aux questions du personnel de santé. Pas à celles du grand public.

Quinze minutes plus tard, elle me rappelle, comme promis.  Oui, il reste des doses à Beloeil! Je rappelle la sympathique superviseure de Services Québec pour l'informer que quelqu'un dans cette bureaucratie a des réponses.  La sympathique superviseure me remercie, mais me dit qu'elle n'est pas autorisée à communiquer avec le Centre de coordination des mesures d'urgence.  Bref, Services Québec est le dernier sur la liste à recevoir des informations.  Et pourtant, c'est LE service à la clientèle du gouvernement!

Nous nous sommes donc rendus à Beloeil hier soir.  Sur place, on nous a remis un coupon pour nous dire de revenir le lendemain soir (ce soir).  Il restait donc des doses à Beloeil, mais personne ne pouvait nous dire qu'on s'y déplacerait pour y recevoir un petit coupon.

J'ai une question pour M. Bolduc et tous les autres qui planifient cette campagne de vaccination.  Si vous invitez les gens à appeler à Services Québec, serait-il possible de ne pas maintenir vos préposés dans le néant?  Les préposés renvoient le public au site Internet de Pandémie-Québec et ne savent rien de plus que ce qui y est indiqué.  Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas utiliser votre site Internet pour donner l'état de la situation pour chaque CSSS au fur et à mesure que la journée progresse?  S'il n'y a plus de doses dans un centre ou si la population doit s'y déplacer pour y recevoir un coupon, il serait si simple de gérer ainsi les attentes.  Non?

03 novembre 2009

Vaccination : j'ai déposé une plainte

C'est la cohue au centre de vaccination de Beloeil.

J'ai téléphoné à Service Québec pour avoir l'heure juste sur la situation de l'achalandage.  Pas moyen d'avoir des informations, car ils ne sont même pas en contact avec les cliniques.

J'ai donc fait une plainte officielle.  Il suffit d'appeler à l'un des numéros ici.

L'objet de ma plainte : manque d'information auprès des citoyens et mauvaise organisation dans les centres de vaccination.

02 novembre 2009

Les Québécoises sont-elles toutes égales devant la CSST?

La réponse est non. 

Isabelle Landry est une camionneuse enceinte et, compte tenu de la nature de son travail, son médecin lui recommande de prendre un retrait préventif, tel que le prévoit le programme « Pour une maternité sans danger » de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST).   Malheureusement pour elle, la CSST lui refuse ce congé qui lui permettrait de continuer de recevoir 90% de son salaire.

Pourquoi?

Elle n'est pas admissible au retrait préventif prévu par la Loi sur la santé et la sécurité au travail parce que le métier de camionneur est de juridiction fédérale et relève du Code canadien du travail.

Isabelle Landry explique :

« La situation dans laquelle je me trouve découle d’une grave injustice. Une femme enceinte travaillant sous juridiction fédérale qui doit se retirer pour des raisons de santé doit le faire à ses frais, alors qu’une travailleuse sous juridiction québécoise peut compter sur l’aide financière de la CSST. Il existe donc au Québec deux classes de travailleuses: celles à qui l’on apporte l’aide nécessaire et celles que l’on délaisse lâchement ».



Vous vous trouverez dans la même situation qu'Isabelle si vous travaillez dans une banque, un pénitencier, Radio-Canada, Bell Canada, le Canadien National, le Canadien Pacifique, Air Canada, Société canadienne des postes, la Société du crédit agricole, la Société canadienne d'hypothèques et de logements (SCHL) et la Banque de développement du Canada (BDC). La même situation prévaut si vous travaillez pour un ministère du gouvernement fédéral, même si le lieu de travail est situé sur le territoire québécois.

Vous serez aussi exclue du programme si vous êtes travailleuse autonome dont l'entreprise n'est pas incorporée, domestique chez un particulier ou si vous travaillez à l'étranger.

D'où vient cette exclusion?  
Dans une lettre ouverte au quotidien Le Soleil, Nicole Demers, député de Laval et porte-parole en matière de condition féminine pour le Bloc Québécois explique la situation :  selon le gouvernement actuel, Isabelle Landry n'a pas lieu de se plaindre car il existe un mécanisme de retrait préventif pour les employées de juridiction fédérale.  Le hic, c'est que le Code canadien du travail est beaucoup plus restrictif que la Loi sur la santé et la sécurité du travail du Québec.  Ainsi, le Code canadien prévoit que l'employeur d'Isabelle devrait d'abord lui offrir d'autres tâches et si c'est impossible, elle aurait droit à un congé non rémunéré. Tout au plus, Mme Landry aura doit de devancer ses prestations de maternité.

Dans un jugement émis en 1988, dans un cas où une employée enceinte de Bell Canada réclamait un retrait préventif,  la Cour Suprême du Canada a jugé « qu'il y a un conflit insoluble entre la législation provinciale et la législation fédérale ».

Vingt-et-un ans plus tard, le Bloc Québécois, qui a décidé de soutenir la cause de Mme Landry, sera-t-il capable de faire valoir la nécessité d'une entente entre les gouvernements du Québec et fédéral, comme c'est le cas pour les accidents de travail?

Pourquoi deux poids, deux mesures pour les travailleuses québécoises?

01 novembre 2009

Que signifie la maternité pour vous? (Bis)


 La semaine dernière, je vous présentais la bande annonce du film Motherhood.  Pour participer à un concours, l'héroine du film doit essayer d'écrire, en 500 mots, ce que signifie pour elle la maternité.  Et je vous demandais si vous étiez capables, vous aussi, de relever ce défi.

L'une d'entre-vous, dont le pseudonyme est Evely a composé un si beau texte que je lui ai demandé la permission de le publier.  Bonne lecture!  Moi j'en ai eu des frissons en le lisant.  Merci Evely!

La maternité c’est moi tout simplement. C’est l’inquiétude, c’est l’amour inconditionnel, c’est les petits moments douillets, c’est les moments d’exaspérations, c’est le jour et c’est la nuit. Je pourrais dire que je grandis au travers de mon enfant, que je redécouvre la vie grâce à l’émerveillement dans ses yeux, mais la maternité c’est tellement plus que ça.

Le matin quand on entend les gazouillis de son enfant, bien que des fois nos yeux sont encore tout bouffis, un frisson de joie nous pénètre quand on voit le sourire matinal du petit héritier. La préparation du déjeuner et de tous les repas, ce calcul semi-académique des portions, de la variété et de la qualité des aliments nous donne presque des crises d’urticaire, et pourtant on y changerait rien, au contraire, on en redemande des casse-têtes du genre. À tout moment une panique nous prend à savoir si notre petit roi est assez habillé, a-t-il chaud, a-t-il froid, est-il mouillé ? Est-ce qu’on stimule l’enfant assez, est-ce qu’on devrait en faire plus… Il est tellement facile de paniquer, mais dès qu’on voit le visage radieux du petit bambin notre rythme cardiaque diminue et la simplicité de la maternité revient à nous. Car, c’est vraiment simple la maternité, c’est l’amour. Notre chérubin ne demande rien de moins et dans le fond, rien de plus.
 

Je me rends compte que la maternité est une belle aventure qui commence bien avant la naissance du petit poupon. J’étais adolescente et je vivais déjà un type de maternité. Je gardais des petits marmots et j’avais cette inquiétude maternelle envers eux. Je protégeais mon grand frère contre vent et marrée comme je le fais pour mon fils aujourd’hui. Je chérissais le rêve d’avoir une famille et je faisais grandir ce rêve dans ma tête, comme je la vie aujourd’hui.

La maternité ne veut pas dire être une ménagère hors-paire. En fait, ça na rien à voir. L’organisation digne d’un planificateur n’a rien à voir avec la maternité non plus. La maternité c’est cette relation que l’on a avec notre petite tribu. Comment décrire ce sentiment qui nous permet de déplacer des montagnes pour que les nôtres soient bien, soient heureux. Quand je regarde autour de moi, je vois mille et une petites choses que je dois faire dans la maison pour que tout soit parfait, mais je laisse tout tomber quand papa et fiston demandent que je vienne leur lire une histoire. La maternité c’est savoir prioriser. L’argent ça se gagne, ça se perd, le ménage c’est toujours à refaire, l’heure du bain reviendra demain, mais la chaleur de la famille reste.

Quand j’ai fini mes études, je ne savais pas ce que je ferais de mes dix doigts. Je me cherchais dans tous les coins. Je prenais des cours pour découvrir qui je suis et ce que je devrais faire pour me compléter. Aujourd’hui que j’ai mon premier enfant, j’ai compris ce qui me manquait. Ma seule raison pour avoir des enfants, c'est que ce n'est même pas une question pour moi, c'est quelque chose qui fait partie de moi comme mon cœur et mon âme. C’est ma maternité. - Evely.

30 octobre 2009

Peut-on allaiter n'importe où au Québec?


Je deviens furieuse quand j'entends une histoire comme celle de Nathalie Gagnon, une mère de l'Outaouais, à qui la surveillante d'une piscine municipale a demandé d'aller allaiter son bébé dans le vestiaire plutôt que de le faire sur le bord de la piscine.  La mère a refusé d'obtempérer et a continué d'allaiter son bébé (bravo!).  Quelques semaines plus tard, elle a porté plainte.  Récemment, la Commission des droits de la personne lui a donné raison.  Elle explique d'ailleurs l'ensemble de ses démarches sur le site de Mères et cie.

Le plus insultant dans son histoire, c'est de constater à quel point elle a rencontré de la résistance en effectuant ses démarches.  Même la Commission a failli refuser sa requête, car aucun préjudice n'avait, semble-t-il été causé puisqu'elle avait pu poursuivre son allaitement.  Finalement, pour que sa plainte soit acceptée, elle a fait valoir qu'elle avait subi des préjudices émotionnels. 

Elle a fini par obtenir de la Ville de Gatineau une série de mesures visant à promouvoir le droit à l'allaitement partout sur son territoire.

Une autre histoire semblable a été rapporté par Sophie Durocher en 2008.  Cette mère aussi avait remporté sa cause contre un commerce qui voulait l'expulser.

Allaiter est un droit et il peut s'exercer partout au Canada et même aux États-Unis.  Point.  J'aime bien les salons d'allaitement dans les centres commerciaux, mais ils n'ont pas été installés là pour nous obligers à y allaiter. Qu'on se le dise. Peu importe où vous vous trouvez - et je parle ici aux nouvelles mamans - n'hésitez pas à exercer votre droit et portez plainte si vous vous sentez brimée.

Et si on s'offusque de voir un bout de sein, sortez-le au complet pour voir! Ha! ha! ha!

29 octobre 2009

Il ne lui en coûte que 4 dollars par semaine pour l'épicerie

Jettez-vous systématiquement vos circulaires ou utilisez-vous les petits coupons?

Je ne les utilisais plus jusqu'à tout récemment, quand je suis passée en congé de maternité. Baisse de revenu oblige. Mais je vais sans doute continuer de les utiliser, surtout pour les couches. Nous recevons régulièrement des coupons des fabricants de couches et ça vaut vraiment la peine.

Or, cette mère américaine a vraiment fait une science du découpage de coupons. Elle arrive à nourrir sa famille de six pour 4 dollars par semaine. Vers la fin du reportage, on voit une armoire pleine de produits obtenus gratuitement grâce à des petits coupons! Plutôt inspirant!



Vive les économies!

Petite mise à jour (12:13) : j'ai déjà parlé de SOS Cuisine dans un billet précédent, mais si vous avez peu de temps pour éplucher les circulaires, ce site présente une superbe "revue" des principales circulaires hebdomadaires des supermarchés au Québec.