12/23/2009

Mes meilleurs voeux de Noël!

Les cadeaux sont emballés, le grand ménage post-rénovations a été fait dans la maison, et les préparatifs pour le 26 décembre (je reçois ma famille) sont sous-contrôle. J'en suis à faire mes dernières brassées de lavage avant les festivités de ce soir dans ma belle-famille. J'ai complètement oublié de me faire un nouveau kit pour Noël, mais avec une jupe noire et un peu de créativité, on peut faire des miracles, dit-on. Là où j'en suis, je serai juste contente de ne pas porter mes vieux jeans post-maternité avec un chandail taché de lait caillé (et une délicate fragrance appelée «Vomi no. 5» ). De toute manière, le noir sera de rigueur cette année car les kilos en trop sont toujours gommés là où il ne faut pas (et les abdos sont mous comme du jello!).
Vous devez aussi être bien occupés par vos préparatifs de Noël, mais si vous me lisez, c'est que vous avez décidé de prendre un petit «break» entre deux brassées, deux cadeaux ou une petite séance de popotte.

Je vais donc profiter de cette petite minute pour vous transmettre mes meilleurs voeux du temps des fêtes. Je vous souhaite de passer d'excellents moments en famille et de savourer pleinement le temps qui passe. Éclatez-vous! Restez en pyjama des journées entières, mangez les restants de petits sandwichs pas d'croûte, les restants de dinde et de desserts, relaxez, jouez dehors avec les p'tits et regardez tous les films de ciné-cadeaux si ça vous tente! Et surtout, je vous souhaite beaucoup d'amour et de câlins :-)

Et pendant que j'ai votre attention, je me suis dis que je pourrais prendre trente secondes de plus pour vous dire à quel point j'apprécie votre participation à Mamamiiia! Je suis emballée par la richesse de vos commentaires et tellement touchée que vous preniez le d'écrire des messages aussi significatifs. Vraiment, en 2009, vous vous êtes surpassés!

Bon, ok, j'ai dépassé la petite minute...il ne reste plus qu'à vous embrasser : «Smouch»! «Smouch»! sur les deux joues!

Swingnez la bacaisse dans l'fond d'la boîte à bois! (la bacaisse cette année, c'est moi!!!!). Allez hop, Joyeux Noël!

12/15/2009

Maman Autrement a le vent dans les voiles

C'est en 2007 que Fabienne Camilleri-Deghetto a fondé Maman Autrement, une boutique virtuelle, spécialisée dans les produits et soins de maternité alternatifs, dont les couches lavables et le portage. Forte de son succès, elle ouvrait son premier magasin à St-Bruno-de-Montarville en juillet 2009. En plus d'y trouver une vaste gamme de produits, on y offre notamment des ateliers de massage bébé, de portage, de langage des signes, de naturopathie, d'acupuncture et d'éducation des enfants. Maman Autrement participe aussi au projet de recyclage des couches lavables via l'organisme CASIRA.

La semaine dernière elle mettait en ligne un tout nouveau site transactionnel où l'on peut se procurer tous les produits qu'elle propose dans son magasin. Récemment, son entreprise était lauréate du Gala Éco-responsable 2009 de la Chambre de commerce de St-Bruno-de-Montarville.

Maman de deux garçons, l'un de trois ans et demi et le petit dernier de 10 mois, son choix de devenir entrepreneure lui permet de concilier travail et famille avec beaucoup souplesse et ce, même si l'entrepreneuriat requiert beaucoup de travail. Elle a accepté de répondre aux questions de Mamamiiia! :



1. Comment t'est venue l'idée de créer Maman Autrement?
La boutique virtuelle a été créée en 2007, après ma première grossesse. L'idée de partir cette entreprise est venue de mon désir de trouver des alternatives naturelles à la grossesse et à la maternité. Je ne voulais pas opter pour des solutions conventionnelles. Je cherchais des ressources et je n'en trouvais pas . Même chose concernant le portage et les couches lavables. J'ai trouvé plusieurs ressources en Europe et je me suis dit que je devais partager ces connaissances ici.

2. Étais-tu entrepreneure avant de démarrer Maman Autrement?
Non. En France, j'ai travaillé 10 ans dans le commerce international, c'est-à-dire, le transport maritime, aérien et routier. Nous sommes arrivés au Québec en 2002 et j'ai encore travaillé dans ce domaine pendant trois ans, puis je me suis mise à fabriquer des bijoux. Je le faisais par plaisir, mais quand la production est devenue plus importante, j'ai laissé tomber.

C'est après que j'ai démarré Maman Autrement, qui était alors une boutique en ligne, car je voulais mieux concilier travail et famille. Je bénéficiais d'horaires flexibles dans le confort de mon foyer.

3. Est-ce que c'est facile de démarrer une boutique en ligne?
Oh non, on a travaillé très fort! Or, quand on quand on a commencé, même si c'était seulement il y a trois ans, il y avait peu de produits et de boutiques en ligne dans mon domaine et j'ai immédiatement eu le privilège de me démarquer par les produits que j'offrais. Encore maintenant, il y a beaucoup de produits qu'on ne trouve pas ailleurs et que j'ai à ma boutique.

4. As-tu réussi à rentabiliser rapidement ton entreprise?
Oui, très rapidement, car quand j'ai démarré mon entreprise, c'était vraiment une entreprise. Je ne faisais pas ça à temps perdu, ici et là, pour gagner un peu d'argent. J'ai vraiment pris ça au sérieux.

5. Est-ce que tu crois qu'on peut survivre en ne vendant que des couches lavables ou doit-on diversifier son offre?
Il y a quelques entreprises [de couches lavables] qui tiennent le coup, car elles ont beaucoup misé sur le marketing et ont fait les choses en grand. Il faut être capable de produire et de répondre à la demande. On ne peut pas dire au client qu'il y a deux mois d'attente pour avoir des couches. Souvent, les mamans qui font ça à la maison n'arrivent pas à fournir. Il y a en apparence beaucoup de compétition, mais plusieurs affichent une boutique en ligne, mais n'ont pas de stock. Moi, quand j'ai ouvert ma boutique, j'avais tous les produits et je pouvais les expédier en 24-48 heures. C'est ça, je crois qui a fait le sérieux de l'entreprise.

6. En démarrant ton entreprise, as-tu réellement réussi à mieux concilier ton travail et les besoins de ta famille?
Au début, j'ai beaucoup travaillé les soirs et parfois les fins de semaine. Je me mettais des limites, mais je travaillais souvent jusqu'à 1 heure du matin. Mon premier garçon a commencé officiellement la garderie à temps partiel à treize mois puis à plein temps à 18 mois. À cet âge, je me sentais moins bonne mère car je n'arrivais plus à m'occuper de lui à temps plein et moins bonne entrepreneure car je n'arrivais pas à faire mes choses à temps.

7. Donc, on ne part pas son entreprise pour garder ses enfants avec soi?
Non. Je n'aurais pas été capable de faire les deux à temps plein. Être maman est un boulot à part entière et il y a des limites à être polyvalente. Démarrer son entreprise est aussi quelque chose de sérieux et de demandant. Moi ce que je voulais, c'était de ne pas avoir de contrainte d'horaire.

Encore aujourd'hui, ma boutique a des horaires de « maman ». Elle est ouverte de 10h à 16h30. Je ne voulais pas avoir à lever mes enfants à 6:00 du matin pour les amener ensuite à la garderie à 7:00 parce que je travaille à Montréal à 8:00.

Lucas, mon premier garçon, est le dernier arrivé et le premier parti à la garderie, même si ça dérange parfois les éducatrices, car il arrive ou part en plein milieu d'une activité de bricolage. Je voulais que mon fils soit le plus souvent possible avec moi. Ce sont des horaires facilement adaptables. Je peux facilement annuler ma journée de travail pour faire une activité avec mes enfants.

8.Le fait d'ouvrir une boutique de plein pied, est-ce que ça change ta réalité de conciliation travail-famille?
Je crois que c'est même mieux qu'avant, car maintenant mes horaires sont structurés et je ne travaille presque plus le soir et les fins de semaine. Quand je travaillais de la maison, c'était facile d'aller passer une heure ou deux dans le bureau et de continuer à travailler sur l'ordinateur.

9. Crois-tu que c'est accessible de démarrer une entreprise? Est-ce plus demandant que de travailler comme salariée?
Oui c'est accessible, mais il y a beaucoup d'entreprises qui ne durent pas. Moi, j'ai aussi une casquette de distributeur pour certains produits. C'est fou le nombre de courriels que je reçois pour de nouvelles entreprises qui ouvrent ici et là, mais qui disparaissent très rapidement. Avant d'avoir mon entreprise, ça me paraissait tellement facile de démarrer une boutique. Or, à un certain point, beaucoup se rendent compte que c'est aussi beaucoup de travail, beaucoup d'investissement : des frais fixes, etc. Il faut vraiment être passionné par ça. C'est plus demandant que d'être salariée car tu es dedans en tout temps. La nuit, ta tête continue de travailler. Quand tu es salariée, tu fais ton 9 à 5 et c'est fini, en principe. T'as moins de responsabilités sur les épaules. Je me sentais plus libre comme salariée.

10. Que conseillerais-tu à une future mère entrepreneure?
Ça dépend de ce qu'on veut : si on veut une entreprise un peu comme un passe-temps ou si on veut vraiment se partir en affaires. Pour se partir en affaires, il faut un plan d'affaires, des objectifs. Ce n'est pas du loisir.

12/13/2009

La revue de la semaine - du 6 au 12 décembre 2009

Voici les articles qui ont attiré mon attention cette semaine! Si vous désirez les recevoir au fur et à mesure, inscrivez-vous à la page de Mamamiiia sur Facebook ou suivez Mamamiiia dans Twitter!

10 décembre
Amener bébé au bureau, est-ce possible? Il semble que ça fonctionne parfois! RT @parentingatwork:http://www.inc.com/news/articles/2009/12/babies-at-work.html

Un très bon billet sur la #conciliation travail-famille par Cinq minutes 30 secondes http://bit.ly/7Vevct

La clé : la flexibilité http://bit.ly/4JCEIn 5:49 AM Dec 10th depuis Facebook
Ariane Krol dit si bien ce que je pense : Travail-famille : conciliation ou frustration?
http://bit.ly/5GteMG

9 décembre
À lire! 2009 " La famille est morte, vive la famille" par @MarleneSchiappa http://bit.ly/5SgWp5

8 décembre
Mères travailleuses aux É-U invisibles dans les médias RT @TheMamaBee The Invisible Working Mother... http://bit.ly/6fvbmV

À Maisonneuve ce midi : Les mères, entre le boulot et la maison (via Gendoray)
http://bit.ly/5NoSH1

Métro, boulot, marmots dans Cyberpresse http://bit.ly/773qt7

Marie-Claude Lortie : La fée du logis http://bit.ly/5ArtpD

7 décembre
Le congé parental amélioré en Europe http://bit.ly/8bpPXo
Institut de la statistique du Québec : Le marché du travail et les parents : de 1976 à 2008, le nombre de mères sur... http://bit.ly/6HTKoo
Les rapports d'inspection des garderies sont en ligne http://bit.ly/702lbW

6 décembre
Le conflit entre le travail et la vie personnelle au Canada par Linda Duxbury
http://bit.ly/5eKi5k

12/10/2009

Un nouveau magazine sur la conciliation travail-famille

Le sujet de la conciliation travail-famille gagne en popularité! Le Réseau famille d'aujourd'hui annonce la création d'un nouveau magazine qui portera exclusivement sur ce sujet et qui sera publié 4 fois par année.

« Plusieurs ouvrages, livres et blogues existent actuellement sur ce sujet très à la mode. Mais très peu offrent des réponses satisfaisantes aux nombreuses questions des parents. On y fait un constat sombre de la conciliation travail-famille. Pourtant, plusieurs parents réussissent très bien, sans pour autant être des « superwomen » ou des pères exceptionnels. C'est ce que nous allons partager avec nos lecteurs à chaque numéro», explique Martyne Huot, éditrice du magazine et fondatrice du Réseau Familles d'aujourd'hui.

On peut consulter un aperçu du magazine ici.

Claudie Arsenault, la spécialiste en coaching travail-famille et auteure du guide Conciliation travail-famille : Y trouver son compte et son bonheur en est l'une des collaboratrices.

12/08/2009

Conciliation travail-famille : le marché du travail et les parents

Hier, l'Institut de la statistique du Québec a publié une importante étude intitulée Le marché du travail et les parents. On y apprend notamment que si les mères 25 à 44 ans sont deux fois plus présentes sur le marché du travail en 2008 qu'elles ne l'étaient en 1976, elles demeurent néanmoins plus nombreuses que les hommes à opter pour le travail à temps partiel dans le but avoué de s'occuper des enfants.

Malgré les mesures pour faciliter la gestion entre le travail et la famille, ce sont encore majoritairement les mères qui font les concessions pour faciliter la vie de famille.

Qui dit travail à temps partiel ou travail autonome, dit aussi revenus moins élevés, sécurité financière fragilisée, perte des avantages sociaux et perte d'ancienneté.

Ce constat m'inquiète. Au primaire, on me disait que je pourrais être astronaute, médecin ou journaliste. Au secondaire, on me disait que je pourrais aller au bout de tous mes rêves. Au bac, je faisais des sacrifices financiers pour me payer des études et à la maîtrise, la banque me faisait sentir coupable parce que je ne contribuais pas suffisamment à mon REER. J'ai travaillé ensuite d'arrache-pied pour me faire une santé financière et maintenant que j'ai des enfants, il faudrait que j'accepte sans broncher que le seul moyen de ne pas perdre les pédales serait de laisser tomber mon emploi et ma sécurité financière?

Non, je ne l'accepte pas. Je crois qu'il nous faut faire un remue-méninge collectif pour trouver d'autres solutions à celles que nous avons déjà. Si vous avez d'autres idées pour améliorer la conciliation travail-famille, écrivez-moi! Ce sera le sujet de mon prochain billet!

12/06/2009

Revue de la semaine du 29 nov. au 4 décembre

Voici les articles qui ont attiré mon attention cette semaine! Si vous désirez les recevoir au fur et à mesure, inscrivez-vous à la page de Mamamiiia sur Facebook ou suivez Mamamiiia dans Twitter!

4 décembre
André Pratte : tempête dans un biberon http://bit.ly/6NpaDl

3 décembre
Québec rendra publics les rapports d'inspection des garderies http://bit.ly/74alAB
Garderies et listes centralisées : Toujours un casse-tête en Outaouais http://bit.ly/55lmaA

2 décembre
Le Tapis rose de Catherine rencontre Marie-Pierre Duval pour le documentaire Bébé ou cv ? http://bit.ly/8nFyHv
Bébé ou CV? 5 questions à Marie-Pierre Duval (via@lesimparfaites) http://bit.ly/4VluBu

1er décembre
Les garderies: un dossier mal géré dont les parents paient le prix http://bit.ly/7Lv1Dx
À lire! La mère blogue : Bébé ou CV? Ou les deux? http://bit.ly/7d9yGi

30 novembre
Bébé ou CV : un excellent édito de Nathalie Collard samedi http://bit.ly/5yOp97

29 novembre
En G-B : des parents bénévoles pour les fêtes de Noël doivent se soumettre à une enquête pour prouver qu'ils ne... http://bit.ly/4ycS4c

André Pratte : La loi 101 dans les CPE? http://bit.ly/73jCPT

12/02/2009

Bébé ou CV : faut-il se sacrifier pour la famille?

Mardi soir, en regardant Bébé ou CV, le documentaire de Marie-Pierre Duval, j'ai pris conscience que la conciliation travail-famille idéale sera difficilement atteignable tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cette idée selon laquelle il est normal et nécessaire de se sacrifier pour la famille.

Si on ne sacrifie pas son emploi, ses aspirations professionnelles, son salaire et ses avantages sociaux, on sacrifiera sa santé, sa disponibilité, ses enfants ou son couple. Peu importe qu'on travaille ou qu'on décide de rester à la maison, on doit sacrifier quelque chose. Or, ici comme ailleurs, bien des gens croient encore qu'il est tout à fait normal de se sacrifier pour la famille.

Aux XXe siècle, nous - les femmes - avons remporté le droit aux études et au travail, ainsi que des congés de maternité et des garderies. Mais on a aussi hérité d'un rythme de vie effréné. Au XXIe siècle, ne faudrait-il pas aller plus loin et remporter le droit d'être mère sans avoir à tout sacrifier, sans avoir à faire des choix tranchés au couteau? Le droit d'être mère sans se brûler à petits feux?

En fait, peut-être faudrait-il aller encore plus loin et faire reconnaître qu'être parent - père ou mère - est une occupation à plein temps et qu'il est socialement acceptable de se réaliser dans ce rôle sans avoir à s'appauvrir financièrement, à se soustraire complètement de ses aspirations professionnelles ou à s'épuiser. Est-ce trop difficile de comprendre que notre rôle de parent ne s'arrête pas à la fin du congé parental ni pendant les meetings?

Peut-être faudrait-il aussi admettre qu'on ne peut pas imposer un modèle « one size fits all » à toutes les mères. Il y a autant de situations qu'il y a de mères. Certaines vivent paisiblement avec l'idée d'envoyer leur enfant à la garderie en bas âge, d'autres moins. Certaines ont un conjoint qui peut assumer les dépenses, d'autres sont monoparentales et ne peuvent se permettre de rester à la maison. Les unes veulent poursuivre leurs aspirations professionnelles, les autres veulent accrocher leurs patins pendant quelques années ou travailler à temps partiel. Certaines peuvent travailler de la maison, d'autres sont infirmières, policières ou camionneuses et les horaires des garderies ne sont pas adaptés à leurs besoins. Avons-nous les moyens de s'offrir de véritables choix de vie et que ceux-ci soient accessibles à toutes?

Et nous n'avons pas parlé des pères. Eux aussi, ils commencent à vouloir trouver l'équilibre. Est-ce que ce sera le sujet de ton prochain documentaire, Marie-Pierre?

Finalement, il ne faudrait pas oublier que toutes ces réflexions nous les avons pour le bien de nos enfants. Quand on «pète» les plombs, ils sont les premiers à en souffrir.

Merci d'avoir relancé la réflexion sur la conciliation travail-famille, Marie-Pierre!

11/30/2009

Après le « slow food », la « slow life »

Demain, mon petit Louis-Philippe aura 4 mois. Le temps passe, mais pas si vite que ça. Il y a bien sûr des journées qui se déroulent à la vitesse de l'éclair, mais de manière générale, je fais tout pour ralentir le temps. Après le « slow food », j'invente la « slow life ». Les matins sont bien sûr un peu pressés, car je dois aller reconduire mon plus vieux à l'arrêt d'autobus, mais le reste de la journée je prends un malin plaisir à étirer le temps en le prenant, tout simplement.

À mon premier congé de maternité, j'ai sombré à pic dans une dépression post-partum insidieuse qui a culminé après mon retour au travail, dix mois plus tard. Je n'ai pas pris conscience de ma dépression, puisqu'il me paraissait complètement absurde d'être dans un tel état alors que je venais de vivre un événement si heureux. J'étais dans le déni le plus total. Pourtant, j'avais tous les symptômes. Je passais mes journées à penser à tout ce que j'aurais dû faire, mais j'étais complètement paralysée. Je culpabilisais, car je n'arrivais pas à sortir ma poussette pour promener bébé au parc, même quand le printemps est arrivé. Tout me demandais un effort surhumain. Je tournais en rond dans mon appartement et j'avais le cerveau en bouillie. Je me sentais mal d'avoir délaissé le boulot si longtemps et j'avais peur d'être pénalisée par ma longue absence. Puis, je me suis mise à faire des crises de paniques en auto, à avoir peur de mourir en traversant la rue avec bébé, à « péter » les plombs avec mon chum. De retour au travail, j'étais fatiguée avant même d'avoir commencé, je me sentais isolée et au moindre rebondissement, je sentais ma fragilité. Je pleurais tous les jours, soir et matin. Cinq mois après ce retour difficile, le médecin confirmait le verdict et me donnait trois mois de repos complet.

Cela dit, j'avais peur de retomber dans la marmitte de la dépression une deuxième fois. J'ai d'ailleurs eu peur de perdre mes moyens un jour d'octobre où je me suis sentie particulièrement vulnérable. Évidemment, je ne peux pas garantir à 100% que je suis tirée d'affaires, mais quatre mois plus tard, je me porte pourtant à merveille et ce, malgré le chantier des rénovations de la maison, l'effet déroutant que la naissance et la rentrée scolaire ont eu sur le plus vieux et les nuits en dents de scie. Qu'ai-je fait de différent cette fois?

Cette fois, j'ai accepté de ralentir sans résistance aucune. J'ai accepté de passer de longues journées à ne rien faire d'autre que d'allaiter, de faire des siestes avec bébé, de limiter mes projets, de me reposer, de me faire aider. J'ai continué d'alimenter mon blogue, mais c'était pour me faire plaisir, pas pour me mettre de la pression. J'ai aussi marché une heure presque tous les matins pour profiter de l'air automnal et surtout apprécier ce moment de liberté. J'ai cessé de me préoccuper de mon avenir professionnel et de la place en garderie dont on ne saura rien avant le début de l'été. Je vis l'instant présent en passant beaucoup de temps à babiller et à jouer avec bébé. Je sais maintenant que ces moments passent et ne reviennent pas. Et surtout, j'ai accepté de vivre ma maternité une minute à la fois, sans me presser.

Le meilleur remède à la dépression post-partum serait-il d'accepter de ralentir et de se reposer pour vrai, sans culpabilité? Je ne suis pas médecin ni psychologue, mais j'aurais tendance à croire que nous avons tellement été habituées à foncer à 200 km à l'heure dans toutes les sphères de notre vie que nous avons de la difficulté à accepter de ralentir une fois bébé arrivé (et même avant, pendant la grossesse). Quand on plonge dans la maternité, faudrait-il se préparer à accepter que dorénavant, il faudra ralentir?

11/29/2009

Revue de la semaine du 22 au 28 novembre

Voici les articles qui ont attiré mon attention cette semaine! Si vous désirez recevoir au fur et à mesure, inscrivez-vous à la page de Mamamiiia sur Facebook ou suivez Mamamiiia dans Twitter! Ou les deux!!!!

Bon dimanche!
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28 novembre
Lorsque Mayuko Nakamura a annoncé sa grossesse à son employeur, il lui a montré la porte http://bit.ly/4E3t7v

15 Toys NOT To Buy Your Kids This Christmas (PHOTOS) http://bit.ly/88LylE

26 novembre
Les mères par les Chroniques blondes. À lire. http://bit.ly/72lZZF

Les dessous des mamans blogueuses dans Enfants Québec http://bit.ly/5eULyL

Les papas australiens aussi cherchent l'équilibre travail-famille http://bit.ly/4qItB2

25 novembre
Un nouveau blogue à découvrir Mum and working.co.uk (via Marlène Schiappa Bruguière) http://bit.ly/8InAlV

Girls ‘must be taught risks of juggling career and motherhood’ http://bit.ly/7dJNkO

Le blogue des Parent: les oublis hivernaux http://bit.ly/4FXfe8

Qui n'a pas eu cette réflexion? RT @MarleneSchiappa: Et si j'arrêtais tout ? http://bit.ly/6nQzBh

@ChezJules? Coupable ou non coupable? Les Mères... http://bit.ly/7sBxc1 11:33

Bébé ou CV à Christiane Charette :à réécouter http://bit.ly/8pSjw5

24 novembre
RT @NathalieCollard: Retour du balancier: les parents qui en font trop définitivement "out" (via TIME magazine) http://bit.ly/7t0IX1

Les mères au N-B sont consultées dans le but d'améliorer les services de garde dans la province. http://bit.ly/6fmFTy

Garderie L'enfanthèque : Une aide insuffisante | Saguenay-Lac-Saint-Jean | Radio-Canada.ca: http://bit.ly/64p3an

23 novembre
Rappel de bassinettes pour bébé aux É-U et au Canada http://bit.ly/08iyTZ8

22 novembre
Conciliation études-famille: possible, mais difficile http://bit.ly/08aJss2 9:17

Is Motherhood Keeping Good Scientists Down? How To Fix Research's "Mommy Gap" http://bit.ly/6MjDFV

Motherhood is competitive but Coleen needs a break http://bit.ly/4wCXMQ

11/27/2009

La dépression post-partum est-elle « normale »?

Selon un sondage australien, le grand public croit que la dépression post-partum est une phase normale de la maternité. Environ 60% des personnes sondées pensent qu'elle est causée par les attentes trop élevées et irréalistes qu'ont les femmes envers la maternité. Le quart des répondants croient que ce type de dépression ne nécessite pas de traitement. La plupart des gens interrogés confondent le «baby blues », qui se manifeste dans les jours suivant l'accouchement, et la dépression post-partum qui dure beaucoup plus longtemps et nécessite souvent un traitement.

Le gouvernement fédéral australien et les gouvernements provinciaux se sont engagés à investir 85$ millions de dollars (AUD) sur cinq ans pour dépister les risques de dépression post-partum chez les femmes enceintes et ainsi leur assurer de l'aide.

Selon un médecin ontarien, la dépression post-partum pourrait être prévenue par le sommeil. Ce médecin a d'ailleurs proposé et expérimenté un programme pour prolonger le séjour des mères à l'hôpital. Il estime qu'en y demeurant cinq jours, une mère pourrait échapper à la dépression après l'accouchement.

11/25/2009

Concilier famille et travail sans y laisser sa peau?

Ce matin, je jubilais en écoutant le segment de l'émission de Christiane Charette portant sur le documentaire intitulé Bébé ou CV de Marie-Pierre Duval. J'aurais aimé qu'on invite aussi des pères à l'émission, mais c'était quand même un bon moment de radio.

J'ai beaucoup aimé que Micheline Lanctôt ramène la question de la conciliation travail-famille à une préoccupation de société. Le savant échafaudage que nous dressons pour équilibrer notre vie de famille et notre vie professionnelle ne doit plus être qu'une préoccupation féminine. Ça concerne tout le monde.

Les femmes sont sur la ligne de front et s'effondrent souvent les premières devant les exigences de plus en plus déraisonnables de cette diabolique course contre la montre érigée en système. Mais ultimement, cette pression pour concilier la vie professionnelle et le bien-être familial est si forte qu'elle détruit les couples et causera certainement des tords importants à nos enfants. Une maman ou un papa en dépression ou en burn-out n'a rien de très positif dans la vie d'un enfant. Et pourtant, les cas de burn-out et de dépressions explosent au Québec. En faisons-nous trop?

Peut-on concevoir une société aménagée pour que chaque individu - homme ou femme - puisse s'acquitter de ses obligations envers ses enfants et ses parents vieillissants sans y laisser sa peau?

PS : J'ai très hâte de voir le documentaire de Marie-Pierre Duval...

Bébé ou CV à Christiane Charette : à réécouter

Si vous avez manqué Christiane Charette ce matin, vous avez loupé une superbe discussion sur le thème porté par le nouveau documentaire de Marie-Pierre Duval, intitulé Bébé ou CV (mais vous pourrez la réécouter sur Internet). Son documentaire sera diffusé le 1er décembre à Canal Vie. Les invités : Marie-Pierre Duval, Nathalie Collard, éditorialiste à La Presse, Isabelle Fortier, mère à la maison et la cinéaste et actrice, Micheline Lanctôt.

Après des années de féminisme, où la plupart d'entre nous avons cru qu'il était possible de tout avoir - la famille et la carrière - nous réalisons que la société n'a pas évolué autant que nous aimerions le croire.

J'y reviendrai plus tard...je dois allaiter mon petit à l'instant... mais ne manquez pas cette émission!

11/23/2009

Aimez-vous ou non les garderies en milieu de travail?

C'est la question qu'a posé Maman travaille.fr ce weekend. Et je la trouve très pertinente!

Nous on a aimé, mais ce mode de garde convient-il vraiment à tout le monde? Au cours des deux dernières années, nous avons bénéficié d'un service de garde qui était situé sur les lieux de travail de mon conjoint. Tous les matins, mon conjoint prenait le train, descendait à la place Bonaventure, traversait sous le passage piétonnier sous-terrain et déposait fiston à la garderie qui se trouvait à l'étage sous son bureau.

Quand il le pouvait, il amenait notre fils prendre un petit muffin avant de commencer la journée et tous les jours, il allait lui donner un petit bisou avant sa sieste. Une fois la journée terminée, il allait le chercher vers 16h50 et il ne lui fallait qu'une dizaine de minutes pour reprendre le train. Pour mon homme, ce fut les deux plus belles années de sa vie et il souhaite répéter l'expérience avec le petit dernier à compter de septembre prochain (si on obtient une place, bien entendu!).

Mais je me disais qu'il y avait sans doute des situations ou la garderie en milieu de travail était moins idéale :
-Si on est obligé de prendre l'auto au lieu du transport en commun et qu'on se casse la tête pour le stationnement au boulot, c'est pas la joie!
-Si on doit parcourir en poussette plusieurs coins de rue dans la slush ou dans une tempête de neige entre la station de métro/train/autobus et le lieu de travail/garderie.
-Si on a l'intention de changer d'emploi.
-Si on perd son emploi.
-Si on doit voyager pour le travail, le conjoint (ou la conjointe) peut-il faire le détour pour se rendre à la garderie? Faut-il se trouver une gardienne occasionnelle à domicile?(je rêve d'ailleurs secrètement de trouver une Madame Théberge comme dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin, pas vous?)
-Si on est soi-même malade, pas question d'aller porter la progéniture à la garderie pour ensuite passer la journée au lit bien tranquille. Reste à trouver une grand-maman ou un grand-papa ou la gardienne occasionnelle .

Mais parmi les grands avantages, il y a celui de ne plus se stresser de peur d'arriver en retard à la garderie à la fin de la journée, de passer quotidiennement plus de temps avec les petits et la possibilité de les voir durant la journée. Est-ce que ça ne vaut pas tous les petits désagréments?

Et vous, croyez-vous qu'il y a plus d'avantages ou d'inconvénients aux services de garde en entreprise?

11/22/2009

Mamentrepreneure et millionaire


Parmi les mères qui décident de se lancer en affaires pour mieux gérer famille et travail, certaines s'en tirent mieux que d'autres. C'est le cas de Anne-Laure Costanza, présidente de Envie de fraises.fr, une boutique virtuelle de vêtements de maternité. J'ai d'ailleurs eu le bonheur de la rencontrer l'an dernier à Paris. Sa boutique fait un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros par année. C'est pas rien!

Une entrevue avec celle qui est également présidente de l'association des Mompreneurs France a été publiée hier dans le Rue 89. Son histoire saura certainement inspirer celles qui, parmi vous, ont envie de se lancer.

11/18/2009

Les femmes pourraient-elles être pénalisées par les employeurs?


Les femmes pourraient-elles être pénalisées par les employeurs en raison des mesures de conciliation travail-famille trop rigides?

C'est ce qu'affirme Alexandra Shulman, la rédactrice en chef de l'édition britannique du magazine Vogue dans une lettre ouverte publiée dans le Mail Online (version électronique du Daily Mail de Londres). 

Selon elle, l'ensemble des mesures de conciliation travail-famille telles que le congé parental d'un an, les horaires flexibles, le télétravail ou les horaires à temps partiel, nuiront à l'employabilité des femmes en âge de procréer.  Selon elle, les employeurs préféreront embaucher des hommes ou des femmes qui ne sont plus en âge d'avoir des enfants, car ces mesures sont difficiles à gérer, en particulier pour les petites entreprises.

It's a situation that is increasingly encouraging small businesses, individuals, or employers in small rural communities who simply can't work around an employee's year off and who don't have a pool of freelance cover, to look instead for women who won't have more children - or indeed men.
Une législation trop rigide en faveur des mères pourrait, selon Shulman, faire reculer les progrès que les femmes ont fait sur le marché du travail depuis une trentaine d'années.

Son propos - qu'elle considère elle-même comme provocateur - a généré 370 commentaires.

11/16/2009

Valérie Hains, une « mamentrepreneure » déterminée

Au Canada, le nombre de femmes qui fondent leur propre entreprise a augmenté de 50% de 1989 à 2004.  En 2010, la CIBC prévoit qu'un million de Canadiennes seront propriétaires d'une PME ou travailleuse autonome.  Plus de 60 % des travailleuses autonomes ont opté pour ce mode de travail en raison du mode de vie qu’il leur procure.  Elles ne cherchent pas nécessairement à assurer l’essor de leur entreprise : elles visent plutôt à équilibrer leur vie familiale et leur vie professionnelle.  Au Québec, les mères entrepreneures seraient de plus en plus nombreuses, mais il n'existe pas encore de données officielles à leur sujet.

Valérie Hains, une enseignante de formation de St-Charles-de-Bellechasse, est l'une de ces mères québécoises qui, après avoir eu quatre enfants, a décidé de fonder sa maison d'édition.  En cours de route, elle s'est rendue compte qu'il n'existait pas de ressources spécifiques pour aider les mères entrepreneures dans leur projet.  C'est ainsi qu'elle a fondé une association pour elles, les Mamantrepreneures Inc.  On a récemment parlé d'elle dans Le Soleil (ici et ici ).

Elle a eu la gentillesse de répondre à mes questions :


Les Mamantrepreneurs ont été fondées en mai 2009.  Comment as-tu eu cette idée?
En faisant mes démarches pour fonder mon entreprise d'édition, je me rendue compte que les personnes qui me donnaient du coaching en entrepreneuriat étaient très sympathiques et compétentes, mais qu'elles n'avaient pas le même vécu de moi qui a quatre enfants à la maison.  Je me suis allée voir sur Internet s'il y avait des associations de mères entrepreneures au Québec.  J'en ai trouvé aux États-Unis et au Canada anglais, mais rien ici.

En mai, l'idée a germé.  J'ai ensuite testé le marché pour voir quels étaient les besoins des mères d'ici. J'ai contacté des regroupements en France (Céline Fenié, notamment). Je me suis associée avec deux autres mères.  On a fait les démarches pour officialiser le groupe des Mamentrepreneurs.  Nous en avons fait une entreprise dont 10% des profits vont à une cause pour aider les mères ou les enfants.  Notre portail web sera en ligne au début de décembre. Aussi, nous donnons toujours nos contrats à des mères qui ont des entreprises. Donc, notre site sera réalisé par une mère entrepreneure.

Quelle est votre mission?
La mission des Mamentrepreneurs Inc. est de rassembler toutes les mères entrepreneures au niveau provincial ainsi que celles qui aimeraient démarrer une entreprise.  Il y a la « curieuse » : elle en congé de maternité ou mère à la maison et a le goût de s'accomplir autrement qu'en allant travailler, mais ne sait pas encore comment s'organiser.  Il y a ensuite la « fonceuse » :  celle qui dit « oui, je sais où je m'en vais et je veux créer mon entreprise ».  Enfin, « l'accomplie » a déjà son entreprise et veut faire bénéficier les autres de son expérience.

Quelles sont les activités des Mamentrepreneures?
À compter de janvier, par exemple, en partenariat avec le Ministère de l'éducation, nous donnerons le cours « Comment démarrer une entreprise » via une salle de cours virtuelle. Les participantes pourront le suivre de la maison.   C'est aussi un réseau d'échange via les « Mamcafés » qu'on organise mensuellement. On a commencé à Québec nous en avons déjà fait sept à ce jour.  Le 16 novembre nous serons à Brossard et le 17 à Laval.  Nous avons déjà une dizaine d'inscriptions pour chaque événement. Ensuite, nous irons à Sherbrooke le 23 novembre.  Nous avons aussi des demandes pour Gatineau et Ottawa.

Que faites-vous lors des « mamcafés »?
Dans la première heure, les mères sont invitées à se présenter.  Nous avons organisé des mamdating par exemple, où au début de la rencontre, chaque mère doit rencontrer le maximum de participantes, le plus rapidement possible (activité inspirée du speedating).  Lors de la deuxième heure, nous abordons un sujet de discussion qui a été envoyé à l'avance.  Par exemple, « Pourquoi devenir Mamentrepreneur? » Durant la troisième heure, les participantes sont invitées à présenter leur entreprise, partager nos idées ou même à faire tester leurs produits.  Des partenariats « naturels » se créer entre elles.

Le mamentreprenariat est-il accessible à toutes les mères?
Oui, c'est accessible, mais ce n'est pas tout le monde qui va être bien avec ça.  Il faut vraiment avoir une façon de penser où la famille passe en premier.  L'entreprise doit passer en deuxième.
Il faut avoir des valeurs familiales assez fortes pour survivre au mamentreprenariat. On est souvent isolée, dépassée par les événements.  Nous, (les Mamentrepreneures) nous sommes là pour leur donner des ressources pour mieux s'organiser.  Nous voulons instaurer du mantorat avec des mères déjà en affaires. N'importe quelle passion peut devenir une idée d'entreprise.

Financièrement, comment fait-on pour démarrer une entreprise à domicile?
On peut se tourner vers le programme de Soutien au travailleurs autonomes (STA) si on est déjà salariée, au chômage ou en congé parental.  Or, les mères à la maison n'y ont pas droit et je me bats un peu là-dessus.  Je veux que les mamentrepreneurs aient un pouvoir économique et social.  En m'associant avec des partenaires, je veux faire un gala annuel, créer des bourses pour aider les mères à démarrer leur entreprise.

Comment une salariée pourrait-elle faire le saut?
On ne fait pas le saut du jour au lendemain.  On doit mijoter son idée et certaines mères ont mis un an ou plus pour mettre leur projet sur pied.  Certaines ont conservé leur emploi et ont créé une boutique en ligne qu'elles gèrent le soir et les fins de semaine.  Ca arrive souvent quand on est en congé de maternité parce qu'on dispose d'un peu plus de temps pour mûrir et mettre en place son projet.

Qu'est-ce qui distingue une mère entrepreneure d'un autre entrepreneur?
Elle ne veut pas nécessairement faire trois millions par année et faire des affaires à l'international.
La compétition est plus seine.  Les mères sont plus sensibles entre elles.  Leurs objectifs sont moins élevés, des objectifs plus adaptés à leur réalité.  Quand mes enfants seront tous les quatre à l'école, je pourrai me fixer d'autres objectifs en fonction de cette nouvelle réalité.  Nous sommes capables de vivre avec un succès qui ne sera pas immédiat.

Peut-on vraiment mieux concilier travail et famille en étant son propre patron?
Je pense que ça se joue au niveau des valeurs familiales. Si pour toi, c'est plus important d'être le plus possible avec tes enfants, c'est ce qui va passer en premier.  Pour moi, je me sens très mal d'envoyer mes enfants à la garderie avant 3 ans.  Je voulais être là quand mes filles reviennent de l'école.  C'était important pour moi d'être toujours disponible.  Je peux jongler avec mon horaire.  Je peux me fixer mes propres objectifs.

Est-ce difficile de travailler avec les enfants à la maison?
Certaines mères vont faire garder leurs enfants à temps partiel.  Moi, mes deux plus jeunes dorment 2-3 heures durant la journée.  Le jour, je travaille sur mon projet d'édition et le soir, je réponds à mes courriels pour les Mamentrepreneures. Il faut adapter nos horaires selon nos réalités familiales.

Viens-tu d'une famille d'entrepreneurs?  D'où vient ton goût pour l'entrepreneuriat?
C'est drôle que tu me poses la question, car je me l'ai justement posée récemment.  Mes parents ne sont pas du tout entrepreneurs.  Je me suis rendue compte que ça vient de ma grand-mère maternelle.  Ma mère était fonctionnaire et je me faisais toujours garder chez mes grands-parents.  Ma grand-mère était très entreprenante pour son époque.  Elle a eu un restaurant à domicile et elle faisait des lavages.  Mon grand-père avait son camion et il était propriétaire d'immeubles à logements.

As-tu un conseil à donner à des mères qui veulent démarrer leur entreprise?
Aller voir les ressources qui existent.  Plusieurs ont de bonnes idées, mais elles ne vont pas voir les ressources qui existent pour structurer leur projet.  On a pas toutes les compétences et il faut aller les chercher.  Il faut suivre une formation en démarrage d'entreprise. Ça prend aussi de la créativité, de la persévérance et du soutien.  Nous ne sommes pas des superwomans.  Il faut bien s'entourer tant que sur le plan de l'entreprise que sur le plan familial.

***
 Pour démarrer son entreprise, Valérie a suivi une formation en démarrage d'entreprise donnée par la Commission scolaire de sa région.  De plus, pour se spécialiser dans le domaine de l'édition, elle suit aussi une formation à distance donnée par Mini-Génie.

11/12/2009

Des nouvelles de la conciliation travail-famille au Québec

Les listes centralisées
Cet automne, le ministre de la Famille, Tony Tomassi a fait la tournée de l'Abitibi pour inaugurer de nouvelles listes centralisées destinées à faciliter les inscriptions dans les services de garde à 7$. La mesure ne fait pas l'unanimité et comme ailleurs, les CPE hésitent à confier la gestion de leur liste.

Les employeurs incités à aider leurs employés
La semaine passée, M. Tomassi était de passage à Victoriaville à l’occasion du deuxième Forum des ressources humaines.  Devant une centaine d'employeurs, il a pris la parole pour les encourager à mettre en place des mesures concrètes pour faciliter la conciliation travail-famille.

«Comme employeurs, vous devez mettre en place des mesures pour les employés. La conciliation travail famille constitue un des grands défis à relever et s’avère essentielle pour la rétention des employés. Vous avez les outils nécessaires pour la mise en place de mesures et Québec y participe»

Un guide (pdf) a d'ailleurs été publié récemment par Emploi-Québec pour soutenir les employeurs dans leurs initiatives pour aider les employés à mieux concilier le travail et la vie familiale. 

11/07/2009

La revue de la semaine - du 1er au 7 novembre

Les 132 adeptes de la page Mamamiiia dans Facebook le savent.  Les 500 « followers » de Mamamiiia dans Twitter aussi.  Mais vous, le savez-vous?

Quotidiennement, je me balade dans Internet à la recherche d'articles qui me permettent de mieux comprendre la réalité des mères et des pères dans le monde, de la conciliation travail-famille, des mères entrepreneurs et de tout autres sujets en lien avec l'organisation et les défis de nos vies en tant que parents. 

Ces articles ou dossiers, je les réfère au fur et à mesure dans la page Mamamiiia dans Facebook et dans Twitter.

Bien entendu, il y a beaucoup plus de sujets que ce que je peux me permettre de commenter sur ce blogue, mais voilà, je me disais que je pourrais vous offrir, hebdomadairement, une liste des articles qui ont retenu mon attention.

Alors voilà, ça commence aujourd'hui avec ce que j'ai trouvé au cours de la dernière semaine :

En français : 

Mère porteuse: pratique interdite au Québec | Points de vue :
http://bit.ly/1MTBdE

Un beau dossier publié dans le Elle Québec cet été :
Révolution paternelle et le congé de paternité  
http://bit.ly/2jR1dZ

Mamentrepreneurs : donner vie à son projet
http://bit.ly/1Uzf2V

La naissance du «mamentrepreneuriat»
http://bit.ly/11owtf

Politique familiale en France - Une politique généreuse mais inégalitaire - LE MONDE
http://bit.ly/2QKk8l
 
Démographie, l'exception française - Le Monde.fr
http://bit.ly/H6Y1q

En anglais :
Moms Use Facebook, Twitter, Blogs More than Average Adults, According to RAMA Research (via @gendoray ) http://snipurl.com/t2m3c

 Popular Mom Bloggers Pen New Humor Book About Modern Motherhood
http://bit.ly/2dWYQS

A Flexible Workplace Is a Happier, Healthier Workplace
http://bit.ly/25LpMs

Some States Respond to Recession with Work-Family Policies
http://bit.ly/3hJ42r



Not fun: study finds playgroups can make mums feel guilty | Entertainment | Reuters
http://bit.ly/3tzKDC


Bonne lecture!


11/02/2009

Les Québécoises sont-elles toutes égales devant la CSST?

La réponse est non. 

Isabelle Landry est une camionneuse enceinte et, compte tenu de la nature de son travail, son médecin lui recommande de prendre un retrait préventif, tel que le prévoit le programme « Pour une maternité sans danger » de la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST).   Malheureusement pour elle, la CSST lui refuse ce congé qui lui permettrait de continuer de recevoir 90% de son salaire.

Pourquoi?

Elle n'est pas admissible au retrait préventif prévu par la Loi sur la santé et la sécurité au travail parce que le métier de camionneur est de juridiction fédérale et relève du Code canadien du travail.

Isabelle Landry explique :

« La situation dans laquelle je me trouve découle d’une grave injustice. Une femme enceinte travaillant sous juridiction fédérale qui doit se retirer pour des raisons de santé doit le faire à ses frais, alors qu’une travailleuse sous juridiction québécoise peut compter sur l’aide financière de la CSST. Il existe donc au Québec deux classes de travailleuses: celles à qui l’on apporte l’aide nécessaire et celles que l’on délaisse lâchement ».



Vous vous trouverez dans la même situation qu'Isabelle si vous travaillez dans une banque, un pénitencier, Radio-Canada, Bell Canada, le Canadien National, le Canadien Pacifique, Air Canada, Société canadienne des postes, la Société du crédit agricole, la Société canadienne d'hypothèques et de logements (SCHL) et la Banque de développement du Canada (BDC). La même situation prévaut si vous travaillez pour un ministère du gouvernement fédéral, même si le lieu de travail est situé sur le territoire québécois.

Vous serez aussi exclue du programme si vous êtes travailleuse autonome dont l'entreprise n'est pas incorporée, domestique chez un particulier ou si vous travaillez à l'étranger.

D'où vient cette exclusion?  
Dans une lettre ouverte au quotidien Le Soleil, Nicole Demers, député de Laval et porte-parole en matière de condition féminine pour le Bloc Québécois explique la situation :  selon le gouvernement actuel, Isabelle Landry n'a pas lieu de se plaindre car il existe un mécanisme de retrait préventif pour les employées de juridiction fédérale.  Le hic, c'est que le Code canadien du travail est beaucoup plus restrictif que la Loi sur la santé et la sécurité du travail du Québec.  Ainsi, le Code canadien prévoit que l'employeur d'Isabelle devrait d'abord lui offrir d'autres tâches et si c'est impossible, elle aurait droit à un congé non rémunéré. Tout au plus, Mme Landry aura doit de devancer ses prestations de maternité.

Dans un jugement émis en 1988, dans un cas où une employée enceinte de Bell Canada réclamait un retrait préventif,  la Cour Suprême du Canada a jugé « qu'il y a un conflit insoluble entre la législation provinciale et la législation fédérale ».

Vingt-et-un ans plus tard, le Bloc Québécois, qui a décidé de soutenir la cause de Mme Landry, sera-t-il capable de faire valoir la nécessité d'une entente entre les gouvernements du Québec et fédéral, comme c'est le cas pour les accidents de travail?

Pourquoi deux poids, deux mesures pour les travailleuses québécoises?

11/01/2009

Que signifie la maternité pour vous? (Bis)


 La semaine dernière, je vous présentais la bande annonce du film Motherhood.  Pour participer à un concours, l'héroine du film doit essayer d'écrire, en 500 mots, ce que signifie pour elle la maternité.  Et je vous demandais si vous étiez capables, vous aussi, de relever ce défi.

L'une d'entre-vous, dont le pseudonyme est Evely a composé un si beau texte que je lui ai demandé la permission de le publier.  Bonne lecture!  Moi j'en ai eu des frissons en le lisant.  Merci Evely!

La maternité c’est moi tout simplement. C’est l’inquiétude, c’est l’amour inconditionnel, c’est les petits moments douillets, c’est les moments d’exaspérations, c’est le jour et c’est la nuit. Je pourrais dire que je grandis au travers de mon enfant, que je redécouvre la vie grâce à l’émerveillement dans ses yeux, mais la maternité c’est tellement plus que ça.

Le matin quand on entend les gazouillis de son enfant, bien que des fois nos yeux sont encore tout bouffis, un frisson de joie nous pénètre quand on voit le sourire matinal du petit héritier. La préparation du déjeuner et de tous les repas, ce calcul semi-académique des portions, de la variété et de la qualité des aliments nous donne presque des crises d’urticaire, et pourtant on y changerait rien, au contraire, on en redemande des casse-têtes du genre. À tout moment une panique nous prend à savoir si notre petit roi est assez habillé, a-t-il chaud, a-t-il froid, est-il mouillé ? Est-ce qu’on stimule l’enfant assez, est-ce qu’on devrait en faire plus… Il est tellement facile de paniquer, mais dès qu’on voit le visage radieux du petit bambin notre rythme cardiaque diminue et la simplicité de la maternité revient à nous. Car, c’est vraiment simple la maternité, c’est l’amour. Notre chérubin ne demande rien de moins et dans le fond, rien de plus.
 

Je me rends compte que la maternité est une belle aventure qui commence bien avant la naissance du petit poupon. J’étais adolescente et je vivais déjà un type de maternité. Je gardais des petits marmots et j’avais cette inquiétude maternelle envers eux. Je protégeais mon grand frère contre vent et marrée comme je le fais pour mon fils aujourd’hui. Je chérissais le rêve d’avoir une famille et je faisais grandir ce rêve dans ma tête, comme je la vie aujourd’hui.

La maternité ne veut pas dire être une ménagère hors-paire. En fait, ça na rien à voir. L’organisation digne d’un planificateur n’a rien à voir avec la maternité non plus. La maternité c’est cette relation que l’on a avec notre petite tribu. Comment décrire ce sentiment qui nous permet de déplacer des montagnes pour que les nôtres soient bien, soient heureux. Quand je regarde autour de moi, je vois mille et une petites choses que je dois faire dans la maison pour que tout soit parfait, mais je laisse tout tomber quand papa et fiston demandent que je vienne leur lire une histoire. La maternité c’est savoir prioriser. L’argent ça se gagne, ça se perd, le ménage c’est toujours à refaire, l’heure du bain reviendra demain, mais la chaleur de la famille reste.

Quand j’ai fini mes études, je ne savais pas ce que je ferais de mes dix doigts. Je me cherchais dans tous les coins. Je prenais des cours pour découvrir qui je suis et ce que je devrais faire pour me compléter. Aujourd’hui que j’ai mon premier enfant, j’ai compris ce qui me manquait. Ma seule raison pour avoir des enfants, c'est que ce n'est même pas une question pour moi, c'est quelque chose qui fait partie de moi comme mon cœur et mon âme. C’est ma maternité. - Evely.

10/30/2009

Peut-on allaiter n'importe où au Québec?


Je deviens furieuse quand j'entends une histoire comme celle de Nathalie Gagnon, une mère de l'Outaouais, à qui la surveillante d'une piscine municipale a demandé d'aller allaiter son bébé dans le vestiaire plutôt que de le faire sur le bord de la piscine.  La mère a refusé d'obtempérer et a continué d'allaiter son bébé (bravo!).  Quelques semaines plus tard, elle a porté plainte.  Récemment, la Commission des droits de la personne lui a donné raison.  Elle explique d'ailleurs l'ensemble de ses démarches sur le site de Mères et cie.

Le plus insultant dans son histoire, c'est de constater à quel point elle a rencontré de la résistance en effectuant ses démarches.  Même la Commission a failli refuser sa requête, car aucun préjudice n'avait, semble-t-il été causé puisqu'elle avait pu poursuivre son allaitement.  Finalement, pour que sa plainte soit acceptée, elle a fait valoir qu'elle avait subi des préjudices émotionnels. 

Elle a fini par obtenir de la Ville de Gatineau une série de mesures visant à promouvoir le droit à l'allaitement partout sur son territoire.

Une autre histoire semblable a été rapporté par Sophie Durocher en 2008.  Cette mère aussi avait remporté sa cause contre un commerce qui voulait l'expulser.

Allaiter est un droit et il peut s'exercer partout au Canada et même aux États-Unis.  Point.  J'aime bien les salons d'allaitement dans les centres commerciaux, mais ils n'ont pas été installés là pour nous obligers à y allaiter. Qu'on se le dise. Peu importe où vous vous trouvez - et je parle ici aux nouvelles mamans - n'hésitez pas à exercer votre droit et portez plainte si vous vous sentez brimée.

Et si on s'offusque de voir un bout de sein, sortez-le au complet pour voir! Ha! ha! ha!

10/29/2009

Il ne lui en coûte que 4 dollars par semaine pour l'épicerie

Jettez-vous systématiquement vos circulaires ou utilisez-vous les petits coupons?

Je ne les utilisais plus jusqu'à tout récemment, quand je suis passée en congé de maternité. Baisse de revenu oblige. Mais je vais sans doute continuer de les utiliser, surtout pour les couches. Nous recevons régulièrement des coupons des fabricants de couches et ça vaut vraiment la peine.

Or, cette mère américaine a vraiment fait une science du découpage de coupons. Elle arrive à nourrir sa famille de six pour 4 dollars par semaine. Vers la fin du reportage, on voit une armoire pleine de produits obtenus gratuitement grâce à des petits coupons! Plutôt inspirant!


Vive les économies!

Petite mise à jour (12:13) : j'ai déjà parlé de SOS Cuisine dans un billet précédent, mais si vous avez peu de temps pour éplucher les circulaires, ce site présente une superbe "revue" des principales circulaires hebdomadaires des supermarchés au Québec.

10/25/2009

Que signifie la maternité pour vous?

"What does Motherhood means to me?"` ou « Qu'est-ce que la maternité signifie pour moi? »

C'est la question à laquelle tente de répondre en 500 mots l'héroïne de Motherhood, un nouveau film mettant en vedette Uma Thurman dans le rôle d'une mère newyorkaise de deux jeunes enfants.


Grosse question.  Seriez-vous capable d'y répondre en 500 mots?


Pour le film, attendons pour voir.  Même si certains bouts ont l'air comiques, je me méfie toujours quand le « preview » semble regrouper tous les meilleurs « punch » du film...

10/20/2009

Les pères aussi veulent passer plus de temps en famille

Depuis la naissance de notre petit dernier, mon chum ne cesse de se questionner sur la meilleure manière d'atteindre l'équilibre entre le travail et la famille.  Pour lui, passer plus de temps avec ses fils est désormais une priorité et il se creuse les méninges pour trouver la solution idéale.  Faut-il demander un horaire plus souple, trouver un autre emploi moins exigeant (et moins payant), redevenir travailleur autonome et perdre tous ses avantages sociaux?  Bref, il analyse toutes les options, mais n'a pas encore trouvé.

Il sera certainement heureux d'apprendre qu'il n'est pas le seul dans cette situation.  Selon un rapport déposé aujourd'hui par la Equality and Human Right Commission en Grande-Bretagne, les pères britanniques aspirent aussi à une plus grande flexibilité de la part de leur employeur pour passer plus de temps avec leur progéniture. Les pères britanniques, qui passent généralement plus de 40 heures par semaine au bureau, craignent que leur carrière soit affectée s'ils demandent des horaires flexibles.  L'étude révèle aussi que 45% des pères britanniques ne parviennent même pas à prendre leur congé de paternité de deux semaines!

Bref, cette étude démontre que la conciliation travail-famille n'est plus qu'une préoccupation féminine.  Comme le souligne cette chroniqueuse du Gardian, cette prise de conscience pourrait peut-être changer la manière d'organiser le travail pour enfin prendre en considération les obligations des parents, hommes ou femmes.  Ce que les pères disent aujourd'hui, c'est ce que les mères crient haut et fort depuis des décennies.  Mais attention, les prévient-elle, ne vous leurrez pas : il est faux de prétendre que nous pouvons tout avoir à la fois, mais on peut obtenir beaucoup en réorganisant nos façons de faire entre le travail et la vie de famille.

À lire sur le même sujet :
Working fathers want more time with their children too, says report (Gardian)

Fathers 'not taking full leave'(BBC)

L'étude de la Equality and Human Rights Commission
Working Better: Fathers, family and work – contemporary perspectives (pdf) 

10/18/2009

Ma belle-mère est une imparfaite!


C'est à regret que je n'ai pu me rendre au lancement du Guide de survie des (Z)Imparfaites la semaine passée (j'aurais bien aimé vous revoir les filles, mais j'ai pas trouvé de gardienne) mais depuis, j'ai suivi avec grand intérêt la plupart des entrevues (ici, ici, ici et ici) qu'ont données Nadine Descheneaux et Nancy Coulombe, les auteures du guide et de leur désormais célèbre blogue.  Toute la semaine, elles ont expliqué ce qu'était selon elles, une mère « imparfaite ».  En gros, c'est une mère qui tente d'échapper à la pression qu'exerce sur elle la société pour qu'elle excelle en tout, en tout temps, tout en s'oubliant.  C'est une mère qui exerce son esprit critique et qui refuse de succomber au mythe de la « supermaman ».

J'ai profité d'une réunion de famille pour demander à ma belle-mère de 76 ans ce qu'elle pensait de la pression que nous ressentons de devoir exceller tout le temps.

Ma belle-mère a élevé presque seule 6 garçons et une fille dans les années 50 et 60.  Son mari n'était pas très présent de son vivant et il est décédé quand son plus jeune avait neuf ans.  Elle a tiré le « yâble par la queue » par bout, c'était pas facile.   A-t-elle ressenti la pression de devoir être parfaite, de devoir se surpasser en tant que mère?  Sa réponse : «Non, on faisait on faisait notre possible, c'est tout. ».

C'était avant la bible du célèbre Dr Spock (elle ne l'a jamais lu), bien avant Parents efficaces et tous les autres guides sur l'art d'être parent.  C'était à une époque où les mères se fiaient à leur instinct.  Et faire « son possible » n'était pas toujours parfait, mais à cette époque c'était le mieux qu'on pouvait s'offrir.  Et les résultats n'étaient pas toujours mauvais, au contraire...

À l'heure du « parenting » extrême, des « Super Nanny » et de la multiplication des études sur les bienfaits de l'allaitement et des couches lavables, avons-nous encore le droit de faire « notre possible »?  

Aimer ses enfants, en prendre soin, les nourrir, les protéger, les éduquer correctement.  Arriver à en faire des êtres qui seront un jour des adultes capables de se débrouiller.  C'est la base, l'essentiel, non?  Est-ce possible d'élever ses enfants sans toujours avoir le sentiment d'être en compétition avec la soeur, la cousine, l'amie, la belle-soeur, la voisine ou la mère des autres petits « zamis » de la garderie?  Avons-nous le droit de faire nos propres choix sans constamment être jugées dans le regard des autres (et notre propre regard)? Devons-nous être mises au pilori si nos enfants ne sont pas tous des petits Einstein en puissance?

Ne faut-il pas aussi faire notre possible pour sauver notre santé mentale? Une mère dépassée, névrosée, archi-stressée, culpabilisée, toujours en train de se comparer, n'aide pas tellement à l'évolution de ses enfants...

Ma belle-mère pense qu'on se met beaucoup trop de pression sur les épaules.  « Vous avez déjà assez de pression d'même, ajoutez-en pas plus!  C'est  pas mauvais de vouloir se renseigner, de s'éduquer et de faire les bons choix pour nos enfants, mais de grâce, rappelez-vous que le "mieux" est parfois l'ennemi du "bien"».

Ainsi, on manquera peut-être une partie de soccer à cause d'un meeting, le petit dernier ne saura pas lire à 2 mois, on ne verra peut-être pas nos enfants 24/7, il y aura peut-être un peu de poussière dans la bibliothèque, on mangera du McDo plus souvent, on achètera peut-être la paix avec un popsicle, on ne fera pas de championnat de scrapbooking ou des concours de galettes aux raisins et nos enfants ne se qualifieront pas tous pour le collège privé le plus huppé en ville.

Mais ils sauront qu'on les aime parce qu'on aura fait notre possible, même si c'est pas parfait.

Merci belle-maman!

10/17/2009

Une mère dans tous ses états!

Quelle mère n'a pas déjà eu cette peur atroce dans le métro?



Heureusement, l'enfant de six mois a survécu à cet accident arrivé plus tôt cette semaine à Melbourne en Australie.

J'en ai encore des frissons....

(Et pourquoi n'y a-t-il pas des barrières de sécurité le long des quais du métro?)

PS : (MAJ à 9h03 : je n'avais pas vu le billet de La mère blogue à ce sujet.  C'est vrai, on cherche toujours à tirer une morale des accidents.  Est-ce nécessaire?)

10/15/2009

Un concours sur Maman Shopping (et oui, les Québécoises peuvent aussi participer!)

Je vous ai souvent parlé des mamans françaises qui sont de plus en plus attirées par l'idée de bâtir leur entreprise à domicile pour ainsi faciliter la conciliation travail-famille.  Eh bien, Céline Fenié (Maman et entrepreneuse) et Marlène Shiapa (Maman travaille) continuent de développer leurs entreprises et cette fois, elles veulent vous faire découvrir Maman Shopping par le biais d'un petit concours sympathique.

Maman Shopping vous invite à voter pour l’innovation la plus utile, la plus originale, la plus insolite, la plus pertinente parmi les dix qui vous sont présentées ci-dessous : Lit de voyage pour bébé, étui gonflable pour fruits, réducteurs de toilettes pour tout petits, parapluie pour poussette « mains libres », sac-à-langer «fashion», etc.





Pour participer au concours, il suffit de vous rendre sur cette page et d'y inscrire un commentaire incluant le numéro de l'objet que vous trouvez le plus utile et dire pourquoi. Un tirage au sort sera effectué parmi les commentaires.   De nombreux prix à gagner :

1er prix : Une machine à café Senseo
2e et 3e prix : un bon d’achat de 50 € chez Maman Shopping
4e et 5e prix : un bon d'achat de 20 € chez Maman Shopping

Vous pouvez voter du 5 octobre au 5 novembre. Le tirage au sort des gagnants aura lieu le 6 novembre 2009.

Je vais enregistrer mon vote de ce pas (moi, c'est le parapluie pour poussette que j'aime!), bonne chance!

ps : Maman Shopping accepte les commandes du Canada.

10/11/2009

Nous, les papas : un nouveau blogue

Ils sont cinq papas de la région parisienne et ils ont décidé de démarrer Nous les papas, un blogue pour et par les papas.
 

Dominique, l'instigateur du projet, a gentiment accepté de se prêter à cette petite entrevue virtuelle.

***
1. Depuis quand votre blogue existe-t-il?
Il existe depuis le 8 septembre 2009. Il est donc très, très jeune :)

2. Quand et comment en avez-vous eu l'idée?  Quelle est la petite histoire derrière votre blogue?
J'en ai eu l'idée car 1) j'ai plein de copains papas qui s’occupent vraiment très bien de leurs enfants, et 2) il n'y a aucun espace sur Internet, ou ailleurs d'ailleurs, pour parler de nos enfants… entre papas. Et puis, entre nous, j'en avais un peu assez d'aller sur des forums féminins et de mamans pour trouver des idées et des solutions aux problèmes que je rencontre avec mes jumeaux ! Du coup, j'ai demandé à des amis papas si l'idée d’écrire un blog par et pour des papas les intéressait. Je vous laisse deviner leurs réponses.

3. Vous êtes six papas : vous connaissiez-vous avant?
Oui, mais depuis peu de temps, à peine quelques mois.

4. Comment vous organisez-vous pour écrire votre blogue?  Vous concertez-vous pour les sujets qui sont abordés?
Oui et non. Disons que nous centralisons tout sur un fichier partagé sur Internet sur lequel nous avons un planning des publications et une boîte à idées qui regroupent, comme son nom l'indique, des idées, des sujets à aborder, des partenariats à nouer, etc. Après, je me charge d'organiser tout cela, même si chaque papa écrit quand il le souhaite, sur le sujet de son choix, avec son ton et sa touche personnelle.

5. Que pensent-vos conjointes de votre initiatives?

Personnellement, la mienne trouve cela formidable. Elle sait que mes enfants jouent un rôle importantissime dans ma vie. Le fait de réfléchir et de partager entre papas ne la surprend pas plus que cela car, elle, en tant que maman, le fait spontanément avec ses copines, les mamans de l’école, sa mère,…

6.Que pensez-vous de la paternité du XXIe siècle?
Vaste sujet... Vous avez quelques jours à me consacrer :) ? Plus sérieusement, je trouve qu'on est encore très loin d'une reconnaissance et d'une acceptation du rôle du papa. Regardez les pubs, qui sont vraiment à des années lumière de ce qui se passe dans la vraie vie. Certes, les choses évoluent, mais encore très lentement, d'où cette initiative, qui va, je l'espère, aider certains papas à prendre plus au sérieux leur rôle de papa et se rendre compte que d'autres papas sont là, aussi, pour échanger, discuter et avancer ensemble. Notre propos n'est pas d'opposer « maman-papa », mais plutôt de rappeler à tous les papas que nos enfants sont précieux et que le temps passe très vite : nous devons profiter d'eux et leur apporter tout ce que nous pouvons quand ils en ont ou pas besoin.

7.Comment vous définissez-vous comme pères? (modernes, "papa a raison", "National Lampoon's", etc!)

Je pense qu’on essaie tous d’être des papas présents, attentifs, soucieux, avec l’envie de partager et d’apprendre auprès d’autres papas. Je ne dis pas qu’on y réussit ou qu’on réussira, mais on se dit qu’en en discutant avec d’autres papas, on sera mieux armés pour faire face.

8. Êtes-vous bien différents de vos propres pères?
Personnellement, mes parents ont divorcé alors que j'avais à peine un an. J'ai donc uniquement grandi avec ma mère ; mon père, je ne le voyais que de temps en temps, le week-end et aux grandes vacances. Du coup, je n'ai pas trop de référence paternelle qui me viennent en tête lorsque se pose un problème avec mes enfants. D’un certain côté, c’est bien mais c’est aussi très difficile à la fois car je suis obligé de me renseigner, de me concerter avec mon épouse, d'improviser et d'en parler aussi avec d'autres papas pour voir comment ils font, eux. Cela dit, chaque décision que je prends n'est pas non plus une "torture" - apprendre, c'est aussi se tromper et la vérité d'hier n'est pas forcément celle de demain.

9. Ah oui, dernière question, avez-vous un compte sur Twitter? Facebook?

Oui, nous sommes tous des papas ultra connectés, mais pour le moment, nous n'avons ni Twitter ni Facebook pour Nous les papas.fr. Ce sont des outils qui viendront plus tard. L'important est aujourd'hui d'apporter de la valeur aux papas qui écrivent et lisent notre blog. Et puis nous croyons aussi beaucoup aux rencontres réelles : à ce sujet, nous allons bientôt organiser des goûters, avec des papas et leurs enfants.

10/09/2009

Les mères britanniques n'auraient plus envie de travailler

Si on leur donnait le choix, le tiers des mères britanniques délaisseraient le travail à plein temps et se consacreraient à leur vie de famille. C'est ce qui ressort d'un rapport intitulé "What Women Want...and how they can get it" (pdf) qui vient d'être publié par le Center for Policy Study, un "think tank" du centre-droit britannique.  Selon le sondage à l'origine de ce rapport, selon les 4 690 personnes interviewées, hommes et femmes, à peine 12% des mères britanniques veulent travailler à plein temps.

Selon Cristina Odone, l'auteur de l'étude, les femmes se réalisent pleinement en tant que partenaires, membres de la communauté et surtout en tant que mères : "Instead of finding satisfaction in full-time work, most women realise themselves in their other roles as carers, partners, community members and above all mothers."  Son étude veut rappeler que les politiques du gouvernement pour la mise en place de services de garde ne conviennent peut-être pas à toutes.  Selon l'auteur du rapport, les "vraies" femmes ne veulent pas un emploi à plein temps et n'y voient pas une manière de se réaliser. L'ère de la femme matérialiste est révolue, toujours selon l'auteur.  Le futur appartient aux "vraies femmes" qui cherchent à adopter des valeurs féminines" :

“Real women do not want to commit full-time to a job. Real women do not see that as the route to self-realisation. They recognise that there is far more to life than a healthy profit or a great deal. “Material woman, who apes material man, is over. The economy cannot sustain her, society feels betrayed by her. The future belongs to the real woman, who points to a lifestyle embracing feminine values. (Irish Examiner)

Le résultat de cette étude suscite des réactions.  Mark Easton de la BBC remet en question la méthodologie du sondage et surtout, la manière dont les questions ont été formulées.  Selon lui, des questions telles que "si travailler n'était pas essentiel sur le plan financier, que feriez-vous?  portent à confusion.  Que veut dire "essentiel" demande-t-il?  Cette notion fait-elle référence à la nécessité de payer le loyer ou à celle de pouvoir se payer un voyage ou une nouvelle auto?  Le sondage ne permet pas de savoir si les 71% de femmes qui continueraient de travailler à temps partiel le ferait parce qu'elles aiment leur emploi ou parce qu'elles apprécient le pouvoir supplémentaire de dépenser que leur procure leur gagne-pain.

Vous pouvez en lire davantage dans le Irish Examiner, la BBC, le Telegraph (et ici ) et le Mail Online.

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Je n'aime pas tellement rhétorique conservatrice de Cristina Odonne concernant les valeurs féminines et je ne suis pas entièrement convaincue par les résultats du sondage.  Mais bien sûr, si j'avais un gros magot en banque, peut-être bien que j'accrocherais mes patins quelques années, mais mon revenu demeure essentiel et oui, j'aime bien pouvoir me payer des vacances une fois par année.  Mais là n'est pas la question : avec le déploiement des services de garde au Québec (qui demeurent une excellente initiative, dont get me wrong comme on dit en chinois!) a-t-on répondu aux besoins de toutes les femmes?  Selon les statistiques, 77% des mères québécoises qui ont des enfants de moins de 6 ans travaillent. Y aurait-il davantage de mères au foyer si elles obtenait un revenu pour rester à la maison?

C'est juste une question, comme ça...