2/15/2011

Émilie : la vie avec un enfant malade

Un courage qui dépasse l'entendement

J'ai lu l'histoire d'Émilie ce matin dans le journal. Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, c'est une histoire triste à mourir...

Déjà qu'être parent est difficile dans des conditions normales, imaginez maintenant qu'un de vos enfants a un cancer et qu'il ne s'en sortira pas. Pour ajouter au drame, les ressources pour vous épauler se font rares, voire inexistantes. Et même si vous devez passer vos journées à l'hôpital, il faut continuer de s'occuper de la maisonnée, de payer les factures et de s'occuper des autres enfants de la famille.

C'est pour cette raison que la Journée internationale de sensibilisation aux cancers pédiatriques existe. C'est pour donner un peu d'espoir aux parents. Et aux enfants... Courage, petite Émilie, courage à tes parents.

2/06/2011

Maman, je ne te vois jamais!

La mesure du temps

Janvier a été un mois délirant. 

Non, pas « délirant » dans le sens d'excitant ou de follement amusant, mais plutôt dans le sens d'épuisant, de difficile et de fatigant. Je n'ai pas été très présente dans la blogosphère parce que j'étais occupée à gagner ma vie, à planifier le quotidien et, entre les deux, à essayer de vivre un peu. Or, je me suis absentée ici pour mon cours de Zumba, là pour un rendez-vous chez la coiffeuse, ailleurs le temps d'une soirée pour m'évader avec mes copines et quelques journées de travail se sont étirées au-delà de mon horaire habituel. À ceci se sont ajoutés quelques dimanches de popote, certains samedis d'emplettes et de magasinage et un petit massage un dimanche matin.

Et puis un soir, avant le dodo, l'aîné m'a lancé cette phrase : « Maman, je ne te vois jamais ! ».

Ma foi, ai-je été si absente ? 

Si j'additionne les deux heures de Zumba par-ci, la soirée passée avec les copines, les deux heures là chez la coiffeuse, les journées de travail étirées et la popote, peut-être ai-je exagéré ? Et même quand j'étais là physiquement, étais-je vraiment présente d'esprit ? J'ai été souvent absorbée ce mois-ci et je le suis encore...

Du point de vue d'un enfant de bientôt sept ans, les quelques heures grugées ici et là sont remarquées. C'est la première fois qu'il me fait un commentaire de la sorte. Ce qui, pour moi, ne semblait être qu'une petite heure par-ci ou par-là prend peut-être des proportions inattendues pour mon fils.

J'ai besoin de méditer là-dessus... Je me sens un peu prise au piège entre un petit garçon qui a légitimement besoin de moi et une vie où je gratte les minutes ici et là pour me faire un peu plaisir, m'accorder un peu de répit. Est-ce que cela vous arrive aussi de vous sentir ainsi ? C'est un sentiment qui voisine de très près la culpabilité... j'imagine que vous le connaissez.