3/30/2011

Les garçons et l'école

La réussite des garçons : une question de genre ou d'engagement ?

On parle beaucoup de l'échec des garçons à l'école et, surtout, on fait une corrélation directe entre leurs difficultés et le manque d'enseignants masculins. Est-ce vraiment aussi simple que cela ?

Permettez-moi d'en douter.

Mon fils aîné est en première année et a quelques difficultés à l'école. Rien de bien grave sur le plan académique, mais sa propension à se décourager devant l'erreur et son trop-plein d'émotions devant la peur de se tromper le paralysent par moments. Et puis, il a de la difficulté à suivre les consignes : il parle quand c'est le temps de se taire, il joue à des jeux interdits (comme pousser ses amis dans la boue, une activité très populaire au printemps chez les petits gars), il est désorganisé et oublie ses cahiers à l'école dans son tiroir tout en désordre. Je vous dis que son enseignante et moi travaillons fort pour l'aider !

En début de semaine, j'ai été convoquée à l'école pour rencontrer l'enseignante, la psychoéducatrice et la directrice. Le but : rédiger un plan d'intervention. Ce plan sert essentiellement à expliquer au futur professeur de mon fils quelles interventions ont été appliquées cette année pour l'aider. Malgré un nom qui fait peur, ce « plan » sert tout simplement à assurer le suivi auprès de l'élève, année après année. Dans cette école, on tient à bien encadrer les élèves. On les aime et le personnel tient à leur réussite, mais aussi à entretenir leur amour de l'école. Et en passant, c'est dans une école publique... une simple école de quartier.

Que le petit garçon soit accompagné par des enseignantes féminines ou des enseignants masculins a-t-il vraiment une incidence ? Quand je vois tout le respect et l'engagement dont fait preuve le personnel (féminin à 99 %) de cette école, je me dis que c'est d'abord cela qui compte. Quand le personnel encourage l'élève à aimer l'école en multipliant les moyens pour l'aider, n'est-ce pas là la véritable recette ? L'enseignement est d'abord un acte humain. En quoi le genre de l'enseignant ferait-il une différence si ce dernier n'est pas engagé dans la réussite de l'élève ?

En tant que mère d'un petit bonhomme curieux et intelligent, je me vois rassurée. Au-delà des notes et des apprentissages formels, le plus important n'est-il pas de créer un climat où il aura envie de continuer à apprendre ? N'est-ce pas précisément cette dimension qu'il faut chercher à préserver en assurant un suivi adéquat des petits garçons qui ont des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage ?

Et sincèrement, je ne suis pas une spécialiste, mais je pense que cela fait une différence quand l'enfant sent qu'on s'occupe vraiment de lui...

3/15/2011

Un petit bonjour du Texas

Au-delà de l'équilibre : explorer la maternité

Depuis mon dernier billet, j'ai pris des vacances de mon blogue pour mieux poursuivre ma réflexion.

Vos commentaires m'ont beaucoup aidée dans mon cheminement. J'ai été rassurée de constater qu'en partageant mon expérience, j'ai peut-être aidé certaines d'entre vous dans vos propres réflexions. Et si ce blogue a une raison d'être, elle doit reposer sur ce principe. Si mon blogue n'arrivait plus à vous rejoindre, il ne serait plus pertinent. C'est aussi vrai à l'inverse, car beaucoup plus souvent que vous ne le croyez, vos réflexions m'ont permis d'avancer.

En fait, j'ai l'impression de tourner en rond dans la problématique « travail-famille ». 

Au début, c'est difficile de s'adapter à la routine, de permettre aux enfants de trouver leur équilibre dans ce rythme de vie et d'organiser la maisonnée pour que cela fonctionne. Et c'est sans compter tous les maux de tête pour trouver une garderie et une gardienne occasionnelle. En août dernier, quand je suis retournée au travail, j'ai eu l'impression de monter à bord d'un train qui roulait à toute vitesse et qui n'allait certainement pas ralentir pour moi. Pourtant, après avoir multiplié les efforts pour trouver l'équilibre, nous nous en sortons plutôt bien. Bien sûr, il y a des jours plus difficiles que d'autres : il faut gérer les congés pour maladies d'enfants et s'organiser un peu mieux lors des voyages pour le travail, mais dans l'ensemble, nous y arrivons.

Ainsi, j'ai peut-être envie de partager d'autres pans de mon expérience de mère et de femme. Je me sens un peu à l'étroit dans la dimension « équilibre travail-famille ». J'ai envie de vous parler des défis que me posent les devoirs de mon fils aîné et de mes difficultés à gérer un bébé de 19 mois qui n'en fait qu'à sa tête. J'ai envie de partager mes réflexions sur l'éducation de mes enfants, sur mes peurs, mes joies et, finalement, sur l'ensemble de mon expérience maternelle. L'équilibre « travail-famille » n'est qu'une dimension de ma vie de mère.

Bref, je profite de ce moment de répit pendant mon voyage au Texas pour vous saluer et vous remercier de vos témoignages. J'ai souvent l'impression que nous contribuons toutes, grâce à nos blogues ou à notre participation à ceux-ci, à faire progresser la maternité.