5/16/2013

Avoir un enfant à 40 ans ....une entrevue avec Valérie Blais

J'ai eu mon deuxième à 40 ans et j'en suis très heureuse. Voici le témoignage de Valérie Blais, comédienne bien connue de chez-nous, sur la maternité à cet âge. Une belle entrevue avec André Pratte, La Presse.


Valérie Blais
http://www.lapresse.ca/videos/actualites/201305/10/46-1-devenir-mere-a-40-ans.php/a94d30df35df49bfa9cadd12de765a22

J'ai eu mon premier enfant à trente-cinq ans pour les mêmes raisons qu'elle. J'avais envie, moi aussi, de stabiliser ma vie professionnelle avant de me donner à la maternité. Je lui donne raison également quand elle dit que la quarantaine d'aujourd'hui n'est plus comme celle d'il y a trente ou quarante ans.

Pour ma part, je ne suis pas très inquiète de la différence d'âge avec mes enfants car, en fait, avoir des enfants quand on est jeune ne garantit en rien qu'on sera là longtemps. 

Mis à part la peur de demeurer fertile jusqu'à cet âge, je ne crois pas qu'on devrait être effrayée par l'idée d'avoir un enfant dans la quarantaine. Mon plus jeune aura quatre ans cet été et je suis entièrement comblée par mon choix de lui avoir donné la vie à quarante ans.

5/12/2013

La fête des mères...

La destination incertaine

Dans ma vie, j'ai pris la décision de donner naissance à des enfants. Cette décision a changé à jamais mon rôle ici-bas.

Dans la maternité, on peut être « bonne » ou « mauvaise ». En fait, les contours du bien et du mal sont plutôt subjectifs et, au final, seuls nos enfants peuvent vraiment juger de nos compétences, même si eux non plus ne peuvent être tout à fait objectifs sur la question.

La maternité nous donne-t-elle droit à un piédestal ? J'entends souvent des amis sans enfant me répéter en chœur : « Mais comment fais-tu pour tout faire ? Je n'y arriverais jamais ». Vous savez, chères amies vous y arriveriez aussi si vous y étiez confrontées. 

D'ailleurs, quand je vous regarde prendre soin de vos parents vieillissants et malades, je me pose la même question : comment faites-vous ? Vous me répondrez sans doute quelque chose d'aussi simple que : « Ben, je ne me pose pas la question, ça va de soi ». Eh bien, c'est la même chose pour moi. 

Probablement la même chose pour la plupart des parents de la Terre. Ça va de soi. S'occuper de sa famille, des plus jeunes aux plus vieux, ça va de soi. En fait, ça le devrait.

Oui, ce n'est pas toujours facile. En tant que mère, je manque de sommeil, de divertissement, de compagnie parfois. Je travaille trop, je ne fais pas assez de sport, je bois peut-être trop de vin. Je m'oublie souvent, même si tous les magazines féminins et les gourous de la psycho-pop me disent de m'occuper de moi. Je m'occupe de mes petits et j'ajuste ma vie en fonction d'eux. Ce sera ainsi jusqu'à ce qu'ils soient prêts à vivre hors du nid, même si je dois faire quelques compromis ici et là. Même si je ne suis pas certaine du résultat.

À la fin de l'histoire, qu'est-ce que ça aura donné ? Le résultat n'est pas garanti. Peut-être m'aimeront-ils et nous aurons une super relation ; peut-être me trouveront-ils complètement débile et me renieront-ils. Avoir des enfants n'est pas une fin en soi. C'est une destination incertaine. Ce sont des vies que nous accompagnons et qui ne nous appartiennent pas.

C'est un privilège que de donner naissance ou d'accompagner de petites vies, même au-delà des liens du sang. Aujourd'hui, j'ai célébré le plaisir de passer une journée entourée de mes enfants et de ma superbe nièce. Je n'avais besoin de rien d'autre. C'était ça, mon cadeau, ma récompense.

Bonne fête des Mères à vous toutes ! ;-)