7/14/2009

Je ne fais plus rien!

Je suis sur les derniers milles de ma grossesse et depuis que le médecin m'a mise en arrêt de travail, je ne fais rien. Rien comme dans rien. Rien comme dans "même pas balayer les petits minous sous les meubles"(ou à peine). Rien comme dans "manger des congelés, du Saint-Hubert et du McDo en alternance". Rien comme dans "niaiser douze fois par jour dans Facebook". Rien comme dans "épier les voisins d'en arrière et connaître leur horaire par coeur". Et vu le temps excécrable que nous avons le bonheur de vivre en plein mois de juillet, je ne peux même pas rien faire en imitant la baleine sur un pneumatique dans ma piscine. Ou si peu.

Ah oui, j'ai osé essayer- dis-je, "essayer" - de faire une petite séance d'arrachage de mauvaises herbes, mais ce fut une très mauvaise idée. Le soir venu, j'avais le nerf sciatique qui tirait dans tous les sens et je me suis tapée une bonne nuit d'insomnie tellement j'avais mal partout. Pas une bonne idée. Je fais les lits le matin, c'est à peu près tout ce dont je suis capable. Moi qui ne les fait jamais quand je travaille, je suis incapable de les voir tout croche quand je suis à la maison.

Je suis si à plat que je ne peux même pas imaginer que d'autres femmes continuent de travailler jusqu'à la veille de leur accouchement. Bébé devient lourd et la fatigue insoutenable. Comment se concentrer sur autre chose que Dr Phil ou Oprah en fin de journée?

Oui, nous pouvons devancer le congé de maternité de 16 semaines avant l'accouchement, mais pour plusieurs, ce n'est pas une option : ça voudrait dire de retourner travailler avant le premier anniversaire de bébé et risquer de ne pas avoir de garderie.

À ma première grossesse, une ancienne collègue me racontait à quel point elle était fière d'avoir travaillé jusqu'à la fin. Faut-il en être fière? Pour ma part, le risque de pré-éclampsie étant ce qu'il est, je dois m'arrêter pour des raisons de santé, mais pour toutes les autres, on fait quoi? On écoule ses vacances? On demande un congé préventif? Cette dernière option n'existe pas dans les institutions sous juridiction fédérale, même si elles sont situées au Québec. Aux États-Unis, bien des futures mères ne se retirent qu'à la dernière minute.

Est-ce bien raisonnable de travailler jusqu'à la 40e semaine?

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