3/03/2012

Le besoin de s'éclater professionnellement

Voilà un peu plus de quatre mois que je n'ai rien écris. C'est ce qui arrive lorsqu'on accepte un défi professionnel alors qu'on a encore de jeunes enfants. Comme le dirait nos cousins du sud, "something's got to give"! On ne peut malheureusement pas se donner dans tout à 100%. C'est ainsi que j'ai délaissé ma plume et que je me suis consacrée entièrement à mon nouveau défi que j'adore. De novembre à tout récemment, j'ai passé la plus grande partie de mon temps à travailler. C'était un coup à donner et même si mon nouveau boulot peut être exigeant par moment, je peux maintenant reprendre un horaire plus normal.

Avant d'accepter ce nouvel emploi, j'ai réfléchi. Beaucoup même. Je savais qu'il me faudrait donner beaucoup de temps les premiers mois pour y arriver, mais je sentais que c'était possible. En fait, pour dire vrai, j'étais tellement excitée à l'idée de m'amuser à construire (ou à reconstruire), que mon enthousiasme m'a donné une énergie formidable pour passer au travers. Bien sûr, sans l'immense contribution de mon conjoint, je n'y serais peut-être pas arrivée aussi facilement. Il m'aurait fallu trouver d'autres ressources pour m'épauler dans cette aventure.  Il est vrai que mon fils aîné s'est ennuyé un peu, mais il a vite compris que maman avait changé d'emploi et qu'elle devait mettre les bouchées doubles pour un certain temps.  Cela dit, ma nouvelle situation ne nous a pas empêché de jouer au Scrabble ou de lire des Tintin ensemble.

Il se trouve que mon équilibre, je le trouve quand je suis confrontée à la complexité. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais une conseillère en orientation que j'ai consultée l'an dernier. J'ai beaucoup aimé cette dame qui m'a fait réaliser que je devais écouter mon besoin profond qui consistait à relever des défis complexes plutôt que d'essayer de créer un équilibre ronflant dans un poste qui ne me stimulait pas assez. Au fond, me disait cette charmante dame, vous serez plus heureuse si vous avez un horaire de fou, du boulot plein les bras et une multitude de problèmes à régler. Et l'équilibre renaîtra de cet état. Et elle avait raison, car les choses commencent à se placer.

J'ai appris une leçon au cours des derniers mois, et c'est ce que je disais à une amie hier. Il faut décider de notre devenir professionnel selon nos besoins. Nous devrions apprendre que nos vies comportent de nombreuses saisons professionnelles : à certains moments, nous devons respecter notre besoin de ralentir. C'est normal, sain et nécessaire. Une naissance, une maladie, un parent malade, un événement traumatisant, une séparation sont tous des événements qui devraient exiger un ralentissement.  Mais en d'autres temps, si on a le besoin de s'éclater, je pense qu'il est plus sage de s'écouter sans culpabiliser.  C'est tout aussi normal, sain et nécessaire. 







7 commentaires :

  1. Comme c'est stimulant te relire! Je me réjouis pour toi et tous ceux qui en profitent en même temps!

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  2. Excellent billet Christine. J'ignore si c'est généralisé lorsqu'on aborde la quarantaine, mais je suis en profonde réflexion sur mon avenir profesionnel.

    Conserver un emploi payant mais peu passionnant.

    Aller vers le journalisme tout en sachant que les conditions sont hautement incertaines avec en prime une guerre médiatique ou l'indépendance d'esprit est une denrée rare.

    ou encore faire d'une carrière mon travail bénévole avec des sans-abri. Là encore conditions précaires mais sentiment d'être réellement utile.

    Bref La vie est tout sauf un long fleuve tranquille!

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  3. @Mamanbooh : merci pour ton commentaire! Ca m'encourage!

    @Sylvain : Je pense que le début de la quarantaine est en effet un terreau fertile pour la réflexion... tout court. Je trouve que nous avons beaucoup de chance de pouvoir s'interroger ainsi sur le sens de notre vie : si nous étions au premier stade de la pyramide de Maslow, nous n'aurions pas tellement d'autres choix que de se préoccuper de nos besoins primaires (manger, avoir un toit, etc.). Nous sommes vraiment privilégiés de pouvoir choisir. Et, la technologie aidant, nos possibilités sont encore plus grandes. Honnêtement, suis ton coeur...tu trouveras le chemin qui te convient pour te réaliser. Merci pour ton commentaire!

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  4. J'adore! Belle réflexion :-)
    Voir que tu as su trouvé ton équilibre en acceptant des défis! C'est peut-être dire qu'à ce moment là, tu y vas vraiment à l'essentiel, non?

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  5. Dit donc, tu tombes à point toi !!!!

    Je suis à deux doigts de débuter mon deuxième congé de maternité et je suis en requestionnement professionnel. Je suis une PCO (analyste en planification) et je me dirige tranquillement vers la charge de projet. Je pensais que c'était mon but ultime. Ça fait tellement longtemps que je vise ce genre de poste. Enfin, la semaine dernière j'ai eu une genre d'épiphanie et je me suis dit que je devrais peut-être me rediriger vers la communication et l'organisation du travail. Le hic c'est que c'est probablement un autre bac à faire et avec deux enfants et une hypothèque, je me demande si c'est une bonne idée.

    Je ne le sais toujours pas, mais ton billet me donne le goût d'aller au fond de cette nouvelle idée. Qui sait après 35 ans, peut-être que je vais finalement trouver ma vocation professionnelle...

    Merci

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  6. Tellement vrai! Respecter son rythme en choisissant un emploi est essentiel, et il vaut mieux s'y épanouir ou 8h par jour ça peut être très très très long ;)

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  7. Loin d'être dommageable pour les enfant, une mère stimulante et allumée qui a quelque chose à raconter et qui fait sa place dans le monde leur donne un exemple à suivre. Et en plus, les enfants de mères au travail sont ceux qui réussissent le mieux à l'école, il y a eu une étude récente là-dessus.

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