Mon amie Chantal a attiré mon attention sur ce superbe billet paru dans le magazine Châtelaine.
Celui qui a aussi écrit Éloge de la lenteur remet en question notre obsession pour la réussite de nos enfants. « Le constat que dresse Carl Honoré effraie », rapporte Johanne Lauzon : « un jeune sur cinq souffre de troubles psychologiques selon les Nations Unies. On parle de dépression, d’automutilatio
Il y a quelques années, quand mon fils aîné était inscrit à la gymnastique, la directrice de la fédération de gymnastique de ma région m'a vivement reprochée de ne pas encourager mon fils à la compétition. Il étai
Il était heureux de pratiquer son sport dans un contexte récréatif ; pourquoi lui mettre de la pression pour qu'il se surpasse si tôt ? Finalement, je l'ai retiré de ce sport, car je trouvais insupportable d'encourager une organisation sportive qui soutenait des valeurs allant à l'encontre des miennes. On a choisi le soccer à la place, car les enfants y apprennent d'abord à jouer, à s'amuser et à partager avec leur équipe.
Dans l'univers du sport (au hockey ou en patinage artistique aussi), on pousse nos enfants pour qu'ils deviennent des petits champions. Pourquoi cette obsession pour l'excellence ? Est-ce de la projection collective ? Voulons-nous que nos enfants réussissent là où nous avons échoué ?
Pour moi, cette question e
Pourquoi voulons-nous que nos enfants soient bons ? Qu'est-ce qui nous motive dans ce sens ? Est-ce l'espoir du gain, la reconnaissance par la collectivité ou le statut social ? Et si notre motivation de dépassement provenait d'abord et avant tout d'un besoin de combler l'insatiable curiosité des enfants et de les inciter à aimer
« Dans les années à venir, les gagnants ne seront pas ceux qui connaîtront toutes les réponses par cœur, mais ceux qui sauront faire preuve de créativité, les esprits vifs et novateurs qui seront capables de penser
L'évolution d'un enfant dans un environnement parfaitement adapté l'empêchera-t-elle de réfléchir un jour ? Selon la théorie de l'évolution de Darwin, les espèces qui apprennen
Au final, nos enfants ne seront-ils pas affaiblis par une pensée trop rectiligne, obtuse et déconnectée du sens véritable de la vie ?

