12/16/2012

Sandy Hook : après la tragédie...des mères américaines veulent que ça change




La sécurité de nos enfants avant tout

Nous avons tous été choqués par la tragédie de vendredi dans une école primaire d'une petite ville tranquille du Connecticut. Encore une fois, un être mal dans sa tête s'est équipé de fusils d'assaut dont les balles ont violemment transpercé les petits corps d'enfants innocents et ceux d'enseignants dévoués. 

L'événement aurait été tragique à n'importe quel moment de l'année, mais juste avant Noël, il l'est encore plus.

Aujourd'hui, maintenant, c'est le temps d'être triste, de pleurer, de penser à ces parents, à ces enfants. Ces enfants auraient pu être les nôtres.

Mais demain, après-demain, ne serait-il pas temps de régler une fois pour toutes cette question des armes à feu ? Ces enfants sont aussi un peu les nôtres dans le grand village global.

Chez Wal-Mart aux États-Unis, on peut s'acheter une mitraillette en faisant l'épicerie. Vous trouvez cela normal ?

Oui, il faut en parler, même ici où l'on se croit généralement à l'abri. Oui, parce qu'après chaque tragédie de la sorte, on demeure collectivement meurtris. Oui, parce que c'est arrivé aussi chez nous à la Polytechnique en 1989, puis à Dawson en 2006. Oui, parce que cela pourrait arriver dans votre école de quartier, au centre d'achats, au cinéma, dans la rue, dans le métro, quand vous allez en vacances aux États-Unis en famille. 

Vous me croyez alarmiste ? Je vous invite à essayer de me convaincre.

En tout cas, une levée de bouclier se prépare du côté des mères américaines. Au lendemain de la tragédie, une grand-mère pourtant membre de la National Rifle Association écrivait à MomsRising, un organisme qui milite pour les droits des mères :

« I started crying when I heard about the elementary school shootings in Connecticut. I'm a proud grandma of two preschoolers. I look at my grandchildren and think "there but for the grace of God go they." »

« I'm a card-carrying member of the NRA. I'm from West Virginia. I'm a proud hunter and a firm believer in the 2nd Amendment. And I firmly believe that the NRA must act to help make sure this madness ends. No one needs an assault weapon for hunting. Period. We have to work together for common-sense solutions. We can have both a 2nd Amendment and make sure our school children are safe. » (Dee, West Virginia, Source : MomsRising, 14 décembre 2012)

Combien d'enfants innocents faudra-t-il voir crouler sous les balles d'un déséquilibré pour trouver des solutions afin que l'on se sente en sécurité ? Peut-on être assez intelligents collectivement pour dépolitiser ce débat et en faire une question de sécurité publique ?


12/09/2012

Construire de nouveaux souvenirs



La vie va, se poursuit, se réinvente, se heurte à quelques difficultés ici et là, mais on s'en sort, car il y a toujours pire, toujours plus grave. On prend une bonne respiration et puis on fonce, même si ça ne fait pas toujours notre affaire.

Pour les enfants, et même pour les adultes, Noël, c'est Noël. Je me dis que malgré les changements de l'année, leur Noël, ce premier qui ne sera pas « nucléaire », doit être porteur de beaux souvenirs. Quand les enfants sont tristes à Noël, ils finissent par détester cette fête une fois adultes. Et puis ça, ça me fait de la peine.

J'ai donc fait le plus gros sapin que j'ai jamais fait (c'est une erreur de ma part, car je me suis rendu compte, une fois à la maison, que j'avais pris la mauvaise boîte !). On l'a décoré un peu maladroitement, j'ai fait jouer de la musique de Noël ad nauseam, il y a des montagnes de clémentines dans la cuisine et, bientôt, il y aura des cadeaux sous l'arbre. Je construis de nouveaux souvenirs...

Un sondage sur les mères

Des étudiantes en communication d'une université française m'ont gentiment demandé de publier le lien vers un sondage qu'elles réalisent dans le cadre d'un projet étudiant. Le but est de sonder les attentes des mamans d'aujourd'hui. Voici le lien vers ce sondage. Ça prend cinq minutes.

12/02/2012

Le petit gars de huit ans qui n'aimait pas l'école...



La révolte des huit ans

Mon fils de huit ans (bientôt neuf ) n'aime pas l'école. Il a, bien sûr, un problème d'attention que l'on essaie de traiter, mais il y a plus que cela.

En fait, du haut de ses huit années d'expérience, il m'a dit un jour, le poing brandi dans les airs : 

« L'école, ce n'est pas fait pour les enfants, maman. C'est trop difficile. Nous, les enfants, on veut jouer ! Vous nous prenez pour des esclaves ! »

Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Après tout, je suis d'une génération où l'on ne se posait pas la question. Si un petit bonhomme de huit ans n'aimait pas l'école, il devait quand même faire ses devoirs parce qu'il le fallait, c'est tout. Il n'y avait pas de « mais ». L'école était obligatoire. Et si le petit garçon ou la petite fille ne faisait pas ses devoirs, il ou elle devait recommencer, redoubler.

De nos jours, les choses ont un peu changé dans la tête des enfants. 

D'abord, ils sont convaincus de leur droit inaliénable à la parole et à l'expression. Ces petites bêtes adorables pensent, s'expriment sans contraintes et, surtout, revendiquent. Ils revendiquent même le droit de ne pas aller à l'école.

C'est à ce moment qu'intervient l'autorité parentale. 

Une autorité en rivalité constante avec Mario Bros, notamment. Il y a quelques semaines, après avoir obtenu un gros zéro dans un contrôle, l'autorité parentale que je suis a décidé de faire un grand coup de théâtre : j'ai suspendu les jeux électroniques pendant trois semaines. 

Trois semaines pour qu'il change son attitude face à l'école et qu'il fasse un effort.

Je vous mentirais si je vous faisais croire que j'ai tout réglé ainsi, mais il a commencé à comprendre les messages clés de ma petite réforme. 

D'abord, qu'il doit prendre l'école au sérieux. S'il ne fournit pas d'effort, il n'aura pas de bons résultats. 

L'effort signifie aussi être à son affaire et se responsabiliser. Il doit comprendre (même à cet âge) que nous ne pourrons faire ses devoirs et ses examens à sa place. S'il ne s'investit pas, les conséquences sur ses choix futurs seront, elles, bien réelles.