12/30/2006

La légende du Père Noël


Cinq jours déjà que Noël est passé.

Mon fils a eu tout ce dont il rêvait : un train, deux gros camions, des légos, un CD de chansons, des casse-tête et même un superbe chevalet. Il a passé la semaine à s'émerveiller devant tous ces présents que le Père Noël lui a apportés. L'an dernier, il était encore trop jeune pour comprendre la relation entre le Père Noël et les jouets qu'il avait reçus, mais cette année, il a fait le lien. Le Père Noël est désormais un héros à ses yeux et c'est très bien ainsi. De le voir ainsi s'émerveiller me rappelle qu'il est important de savourer ces instants. Déjà, il a remarqué qu'il y avait beaucoup de Pères Noël dans les centres commerciaux et je suis certaine que l'an prochain, il commençera à se douter de quelque chose.

Pour cette année, j'ai "arrangé" la légende en lui racontant que le Père Noël avait besoin d'aide parce qu'il y avait beaucoup plus d'enfants qu'avant et c'est pour cette raison qu'il a maintenant des assistants. Ses cousines un peu plus âgées (4 et 6 ans) ont eu l'air de "gober" cette histoire...on verra bien l'an prochain!

PS : cette première semaine de repos m'a fait du bien. La semaine prochaine, je vais me consacrer trois journées entières pour relaxer. Je veux repartir du bon pied en 2007.

12/03/2006

Un petit tour d'horizon sur l'allaitement au Québec, en Belgique et en France

Au Québec

La majorité des Québécoises allaitent leur nourrisson et ce, jusqu'à 5 mois. Quatre-vingt-cinq pour cent d'entre elles optent pour l'allaitement mixte pendant leur séjour à l'hôpital. La majorité des nouvelles mères maintiennent l'allaitement mixte et la moitié d'entre elles poursuivent avec ce mode d'alimentation jusqu'à 5 mois. Les femmes qui choisissent l'allaitement exclusif dès leur séjour à l'hôpital ne représentent que 50% des Québécoises et cette proportion décroit rapidement au fur et à mesure que l'enfant vieillit.

Les mères qui nourrissent exclusivement leur enfant au sein au sixième mois ne représentent que 3% des Québécoises tandis que 46% d'entre elles maintiennent l'allaitement mixte jusqu'à 6 mois. L'allaitement mixte signifie que l'enfant est princpalement nourri au sein, mais qu'il peut aussi recevoir du lait maternisé commercial, contrairement à l'allaitement exclusif.

Source :
Allaitement total et exclusif pour différentes durées parmi les enfants de 6 mois, Québec, 2005-2006
Institut de la Statistique du Québec
Octobre 2006

Allaiter pour bébé, et pour maman
Coup de pouce
Au Québec, entre 80 % et 85 % des nouvelles mamans allaitent.

En Belgique:

Près d'une mère sur deux n'allaite pas

RTL infos

Une enquête de la Commission européenne montre que près de 40 pc des mères n'ont pas allaité leur enfant après leur retour à la maison après l'accouchement. Des différences notables sont observées selon le profil des mères: les plus âgées, celles qui ont le plus d'enfants et les femmes au foyer allaitent davantage. Une information du journal « La Dernière Heure ».

L’allaitement de longue durée n’a pas la cote en Flandre
7 sur 7
Seulement 15% des mamans flamandes donnent le sein à leur bébé pendant au moins six mois. C’est un petit pourcentage en comparaison avec les autres pays européens tels que le Luxemburg, l’Espagne, l’Autriche, le Danemark et la Finlande. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande aux mères d’allaiter au moins pendant six mois.

En France :

Libération

Quand elle est arrivée à la maternité, pour sa première réunion d'information, une sage-femme lui a dit : «Ici, on allaite.» Au moins, c'était clair. «Ils sont dans un trip nature, ils favorisent les projets sans péridurales. Et l'allaitement, ils pensent que c'est ce qu'il y a de mieux pour les bébés.»



Combien vaut le travail ménager?

En 1992, Statistique Canada a réalisé une étude intitulée "La valeur du travail ménager au Canada" (document PDF).

C'est un peu complexe et indigeste comme rapport, mais il nous rappelle que le travail domestique a une valeur ...

Mais qui devrait payer ce salaire?

11/18/2006

À la maison ou au travail?

Au début du mois, le quotidien La Presse consacrait son cahier Actuel à une question fondamentale encore de nos jours : les mères devraient-elles rester à la maison? À en croire les résultats d'un sondage CROP dévoilé en janvier 2005, 70% des Québécoises seraient prêtes à délaisser le travail pour se consacrer à leurs enfants en restant à la maison.

Certains matins, quand je suis cernée jusqu'aux aisselles, je partage aussi ce fantasme. Quand je "pète" une coche parce mon chum n'a pas replacé le lait au bon endroit dans le frigo, je rêve de rester à la maison et de faire du bricolage avec mon fils pendant qu'un délicieux plat mijoté ronronne dans la cuisine.

Mais, il y a un "mais"…

Rester à la maison signifie qu’on se retire de la population active. Si tout va bien, c’est un choix comme un autre. Mais si la situation se gâte, quels sont les recours de ces femmes qui ont tout plaqué pour s’occuper de la marmaille? Si la relation de couple ne fonctionne plus, si la pension alimentaire ne suit pas, dans quelle situation se trouvent les femmes qui ont tout délaissé pour se consacrer à la famille? Si une femme décide de retourner au travail après dix ans d’absence, pourra-t-elle reprendre sa carrière là où elle l’a laissée? Si on a un compte-conjoint pendant vingt ans, comment se porte notre cote de crédit?

Pourrait-on imaginer une société où le fait d'avoir des enfants n'obligent plus les femmes - ou les hommes par le fait-même - à faire des choix qui les marginalisent face aux autres adultes qui n'ont pas d'obligations familiales? Si le travail à la maison était reconnu, s’il générait un revenu, ne serait-ce pas moins inquiétant de se consacrer à la famille pendant quelques années?

[Mise à jour en 2008]

Finalement ne crois pas qu'un revenu pour rester à la maison soit une si bonne idée. De manière réaliste, on ne pourrait jamais donner un revenu décent à une mère qui reste à la maison et elle ne se retrouverait pas tellement plus avancée que sans revenu d'appoint. Non, il faut autre chose...de la souplesse, de la flexibilité, c'est surtout ce ça dont nous avons tant besoin. Peut-être aussi des mesures pour faciliter la création d'entreprises à domiciles?

10/05/2006

Les camions

Plus mon fils grandit, plus j'ai envie d'être avec lui. Déjà plus de deux ans et demi et il converse avec moi comme un petit homme.

Tous les matins, il s'empresse de me parler de son camion-citerne, de son tracteur et il est fasciné par le camion de recyclage. De nous deux, c'est lui qui est le mieux adapté à la garderie. Moi, si j'avais le choix, je me transformerais en petit "col bleu" et je me plongerais volontier dans son univers des moyens de transport.

J'ai commencé à lire l'ouvrage du docteur Chicoine et de la journaliste Nathalie Collard, titré Le bébé et l'eau du bain. Avant d'en commencer la lecture, j'avais un préjugé féroce à l'égard du "méchant docteur-qui-veut-retourner-les-femmes-à-la-maison". Mais après quelques chapitres, mon opinion a changé.

Les deux auteurs dénoncent le manque de souplesse de la société québécoise à l'égard des enfants et de leurs parents.

Je suis parfaitement d'accord avec cette prémisse. Même si j'aime mon travail, même si j'ai envie de poursuivre mes ambitions professionnelles, j'aimerais tant que la vie me donne une certaine souplesse qui me permettrait de jouer plus souvent aux camions avec mon fils. Je ne veux pas laisser tomber mon boulot, j'veux juste un peu plus d'ouverture sur la vie de mon fils.