9/24/2011

La conciliation ou le grand fantasme ?

C'est l'heure du verre de vin... allez-vous-en chercher un, car vous en aurez besoin pour lire ce qui suit (ou un bon verre d'eau glacée si vous n'aimez pas le vin).

Mon amie Chantal m'a envoyé cet article puisé dans L'actualité (merci Chantal) : La vie est ailleurs.

Je ne connais pas l'auteur, mais sa réflexion est un peu comme un coup de taloche derrière la tête... en souhaitant qu'elle en réveille plus d'un grâce à cette prise de conscience.

Essentiellement, il nous dit que la conciliation travail-famille n'est qu'un leurre, car ce qu'il faut réellement réconcilier, ce sont la réalité et nos fantasmes : peut-on réellement tout avoir, tout faire et tout réussir ?

Doit-on renoncer à « cette vie vue à la télé » et se concentrer à revoir nos valeurs communes, s'interroge-t-il ?

« La conciliation travail-famille réclamée aux employeurs n'y changera rien, dit-il, à moins que nous ne bouleversions nos valeurs qui, pour l'instant, se résument à ressembler au voisin et à tout faire pour y parvenir. »

En général, je n'aime pas tellement me faire faire la leçon, mais il y a matière à réflexion ici. 

Quand ils sont petits, on espère que nos enfants grandissent pour trouver davantage de temps libre, mais je constate que c'est tout faux. Quand ils sont grands, il faut investir davantage, car leur vie se complexifie et leurs besoins aussi. Et puisqu'il n'y a que 24 heures dans une journée, il faut véritablement choisir où donner de son temps.

« Ce n'est donc pas le travail et la famille qu'il nous faut parvenir à concilier, mais nos fantasmes avec le réel. C'est notre conception du bonheur qu'il faut revoir. Pour l'instant, ce bonheur, c'est le mouvement perpétuel. Avancer toujours, en conformité avec ce qu'on attend de nous, sans poser de questions, et reproduire le modèle tel que vu à la télé. »

Ainsi, les valeurs en toile de fond de notre société nous pousseraient-elles à choisir l'absence auprès de nos enfants ? Car pour tout réussir (professionnellement, financièrement), il faut s'investir ailleurs que dans le nid familial. Même si l'on découpe nos journées au couteau pour maximiser notre efficacité, il n'en demeure pas moins que nos enfants sont imprévisibles (parce qu'humains...) et qu'il est impossible de mettre le temps qu'on leur consacre dans de petites cases à l'agenda.

Et puis... choisir de s'occuper de ses enfants est-il un choix ou une obligation ? Devrait-on poser la question à la DPJ ? Hum...

9/21/2011

Mamamiiia unplugged

Il y a quelques mois, j'ai déserté la vie virtuelle pour me concentrer sur le monde réel. 

J'avais une vie de mère à vivre et, pour ne pas la manquer, j'ai fait des choix, dont celui de me retirer un peu de la blogosphère. Je vous mentirais si je ne vous parlais pas de la fatigue qui a aussi pris le dessus. 

Le petit dernier de la famille n'est vraiment pas le moindre. Il a eu deux ans au cœur de l'été et il est encore rare de passer une semaine sans qu'elle ne soit entrecoupée de nuits blanches. Parfois deux, trois... quatre. C'est dur sur le corps et sur le moral aussi.

Cela dit, je dois aussi me confesser : j'ai délaissé un peu l'univers de la blogosphère maternelle parce que j'étais un peu tannée des « dix meilleurs trucs » pour réussir sa vie de « maman » et de tous les conseils, à gauche et à droite, sur l'art de la maternité. 

Il y a quelque chose de réducteur et de racoleur dans tous ces conseils de bien-pensants, quelque chose qui passe à côté de la réalité. J'en fais mon mea culpa : j'ai fait ma part dans le genre et cela ne me tente plus.

Dans la vraie vie, il n'y a aucun truc pour être une mère ou un père exemplaire. Aucun truc pour que les enfants se comportent comme des anges, aucune boîte à lunch parfaite. 

C'est le chaos, parfois agréable, parfois moins, mais le chaos permanent quand même. Même quand c'est calme, on a parfois l'impression d'être dépassé. Pour moi, c'est un état permanent ; même quand j'ai enfin repris le dessus, la queue de la tornade n'est jamais bien loin.

Je reviens donc faire mon tour ici, mais l'atmosphère va changer un peu. Ce sera du « Mamamiiia unplugged », un peu moins rose bonbon, un peu plus « café dans la cuisine ». On va se parler des vraies affaires...

À bientôt...

7/13/2011

Un tour du monde de la maternité à la radio

Je ne sais pas si comme moi vous aimez la radio, mais si c'est le cas, je vous propose de faire un tour du monde de la maternité en écoutant la série Beginnings de la radio publique américaine, NPR. 

La série explore les dimensions médicales, culturelles et économiques liées à la maternité.  Vous pouvez lire la description complète  ici.  La série est fascinante car elle nous permet de comprendre que la maternité ne se vit pas de la même manière d'un pays à l'autre et surtout, à quel point les inégalités subsistes quand il est question d'assurer la santé et le bien-être des mères et de leurs enfants.


Le blogue qui accompagne la série,  The Baby Project, est animé par neuf femmes enceintes d'horizons très différents qui racontent chacune à leur manière, leur expérience de la maternité.

7/07/2011

Voyager avec les enfants : un super billet de Marie-Julie Gagnon

C'est le temps des vacances qui commence et je viens de lire un super billet qu'a publié Marie-Julie Gagnon sur l'art de voyager avec les enfants.  Des conseils et des réflexions très utiles ainsi qu'une liste bien fournie de références pour les parents voyageurs. 

À lire absolument!

6/29/2011

Y a-t-il une science pour développer son savoir-faire parental?

Alison Gopnik est professeure de psychologie et de philosophie à l'Université de Berkeley en Californie et auteure de l'ouvrage The Philosophical Baby. Dans ce court extrait vidéo, elle admet que ses connaissances en psychologie ne l'ont pas aidée dans l'éducation de ses trois enfants.

D'ailleurs, elle remet en question toute la notion de « parenting » (parentage, en français ?) ou cette espèce de savoir-faire expert qui consiste à s'occuper des enfants. « Vous êtes d'abord dans une relation avec votre enfant », dit-elle. Hum... Voilà de quoi nous faire réfléchir. Elle est très rafraîchissante et déculpabilisante (en anglais) :