1/23/2007

Des nouvelles de St-Constant

J'aimerais remercier M. Thibault de St-Constant d'avoir pris la peine de porter à mon attention que c'est lui, et non son épouse, qui a décidé de renoncer à ses aspirations professionnelles pour s'occuper de ses enfants. Il s'agit d'un beau geste encore très atypique parmi la gent masculine et je suis sincèrement ravie d'apprendre que certains de nos hommes décident d'élever les enfants à la maison et y prennent plaisir en plus :

À tous ceux et celles qui auront lu ce mot dans La Presse, j'espère que vous aurez compris que c'est Papa Roch qui a choisi de mettre un bémol sur ses choix en suspendant son parcours professionnel et non maman. Et c'est grâce à l'ouverture d'esprit de mon épouse que j'ai pu grandir auprès de nos enfants. Comme quoi on peut briser certains stéréotypes. S'il est un appel, il s'agit avant tout de dire qu'élever un enfant c'est merveilleux, que ce n'est plus l'affaire exclusive de maman, et oui messieurs les papas nous pouvons revendiquer ce privilège de grandir avec nos enfants en étant à la maison avec eux. (message de M. Roch Thibault)

Je suis tout à fait d'accord avec vous, élever un enfant c'est merveilleux et rester à la maison pour le voir grandir est un privilège extraordinaire.

Pour ceux ou celles qui n'auraient pas compris le sens de mon commentaire : je ne suis pas contre les parents qui décident de rester à la maison pour élever leurs enfants. C'est noble, c'est bon et c'est certainement agréable à plusieurs égards.

Ce que je dis : j'en ai contre un certain discours parental qui ne reconnaît pas qu'une famille heureuse puisse exister sous diverses formes. Les parents qui restent à la maison n'ont pas le monopole des familles heureuses. Dans votre lettre, M. Thibault, c'est le message que j'ai cru décoder.

3 commentaires :

  1. Je reçois très bien vos propos et apprécie votre honnêteté. Croyez-moi, aucun agenda n'était caché entre les lignes. Vous l'aurez constaté, il s'agissait d'un hommage à mon épouse, une façon bien personnelle de la remercier.
    On juge l'arbre à ses fruits, dit-on, nos enfants sont nos fruits et c'est quand ils grandissent que nous constatons leur capacité d'être. Étant impliqué dans le milieu scolaire primaire depuis des années, je constate que la très grande fragilité de plusieurs enfants. Ce que j'en dis: parents, papa, maman, soyez attentifs à l'impact que peuvent avoir vos choix sur vos enfants qui ont un grand potentiel en devenir. Nous sommes responsables d'agir pour leur bien et leur assurer le meilleur environnement d'épanouissement possible. Quelque soit notre, votre, choix de couple, soyons des exemples pour eux. Nos enfants sont les bâtisseurs de demain. Roch T.

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  2. Roch T. : Oui, c'est vrai que nos enfants sont le reflet de nos choix et il est très juste de penser à l'impact que ceux-ci auront sur leur vie présente et future. Chez nous, même si nous travaillons, nous choisissons des horaires un peu plus souples pour maximiser notre présence, nous évitons de nous éparpiller dans des activités sociales qui nous empêcheraient de passer du temps avec notre fils la fin de semaine venue. Nous privilégions le lien que nous avons avec lui en dialoguant quotidiennement avec lui. Il nous raconte sa journée avec entrain et c'est notre principal sujet de conversation au souper. Notre fils sait que nous sommes là pour lui, mais il sait aussi qu'il y a d'autres adultes dans son entourage à qui il peut faire confiance. Quand je le dépose à la garderie, je reste souvent sur place une quinzaine de minutes pour le regarder, pour prendre contact avec ses petits amis, pour jaser avec son éducatrice qui prend plaisir à me décrire le programme de la journée et me dresse le portrait des bons et moins bons coups de mon fils. Bref, la présence d'un parent peut-être interprétée de diverses manières : des parents présents physiquement sont parfois très absents sur le plan émotif envers leur enfant. Par l'exemple, nous voulons lui démontrer que malgré nos obligations, l'implication familiale est importante et celle-ci peut prendre des formes diverses. Merci de participer à cet échange, c'est très enrichissant!

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  3. On se connaît depuis plus de vingt ans, on connaît notre parcours réciproque... Alors j'ai pris mon temps, à lire et relire tes interventions, histoire de bien vouloir saisir ta pensée et ton propos... J'ai invité plusieurs de mes connaissances à prendre part à ton forum, mais ce n'est pas tout le monde qui est prêt à prendre la plume et à assumer ses opinions... Alors voilà... plusieurs m'ont dit interpréter tes prises de position comme un acharnement sur les filles et femmes qui ont choisi un parcours différent du tien... Elles se disent que si l'affirmation de leur bien-être et bonheur à se consacrer à 100% à l'éducation de leurs enfants t'agresse autant, ne serait-ce pas, parce qu'elles «viennent te chercher» comme on dit... qu'elles t'amènent à te remettre en question sans le vouloir??? Tu dis que ce qui t'agresse profondément c'est lorsque tu sens que cette apologie laisse entrevoir que c'est la seule et unique option de salut, que tu n'en as rien contre ces filles, comme moi, qui ont choisi de mettre leur carrière en veilleuse, ou entre parenthèses pour quelques années... C'est bizarre, plusieurs filles comme moi, des bachelières en administration, des filles qui ont une maîtrise, des ingénieures, se sentent plutôt dénigrées, quand elles affichent leur choix de vie ou de carrière... Quand j'ai abandonné ma belle carrière de gestionnaire en milieu bancaire, quelles platitudes n'ai-je pas eu à subir:
    - «Quel exemple vas-tu donner à ta fille? Tu pourrais lui montrer l'exemple d'une femme accomplie: épouse, mère, carriériste, professionnelle, et de surcroît, pourquoi pas, ménagère, bénévole, jardinière, cuisinière et tout le tralala...
    - «Une diplômée des HEC à la maison, c'est un vrai gaspillage!»
    - «Si ton mari te laisse tomber dans 5 ans pour une plus jeune, tu seras «faite»»
    - «Tu vas devenir plate et inintéressante pour ton mari en restant à la maison, il va te laisser pour une plus jeune»
    - «C'est super, l'été, mais qu'est-ce que tu vas faire l'hiver?»
    -«À quoi te servent toutes tes études et tes diplômes si tu les gaspilles à rester à la maison avec tes enfants...»
    - «Et si ton toit craque, que ta piscine coule, que ta voiture lâche... tu vas être dans la merde...»
    - «As-tu pensé à ton fonds de pension? Tes avantages sociaux?»
    - «Comment on se sent à dépendre de son mari?»
    Et la meilleure:
    - «Tu es sûrement en blues post-partum, en dépression, en burn-out... tu devrais consulter...»

    La vérité, c'est qu'avant de prendre cette décision, j'ai fait une véritable introspection, je suis allée au fond de moi pour voir ce que je voulais vraiment. C'est vrai que j'étais réellement tiraillée... Je l'adorais mon travail, mes patrons m'appréciaient beaucoup, mes employées m'adoraient, il y avait énormément de défis, j'avais la chance de m'exprimer, d'apporter mes idées, de participer à des changements organisationnels, je participais à toutes sortes de comités ad hoc... J'étais comblée... Mais j'avais une petite fille du même âge que le tien aujourd'hui... et quand j'arrivais le soir, la dernière à la garderie, et qu'elle m'attendait dans les marches ou en aidant l'éducatrice à ranger les jouets et faire le ménage... je me sentais vraiment mal... Et quand je devais lui donner un biscuit soda dans l'auto en attendant d'arriver à la maison pour préparer le souper, ou qu'elle finissait son gobelet de lait dans l'auto le matin, parce qu'elle avait dormi un peu plus tard ce matin-là... je me sentais vraiment «cheap»... C'est moi, je le sais, qui me sentais ainsi, personne d'autre que moi... Alors en congé pour le deuxième enfant, j'ai entrepris ma grande réflexion... J'ai même consulté une psychologue industrielle dont les services étaient gracieusement offerts par l'employeur.., (chose que trop peu de gens osent faire, en passant...). Et je suis allée au fonds de moi... Qu'est-ce que je voulais donner à mes enfants, quelle sorte de vie je voulais aussi pour moi, pour mon mari... Au rythme auquel on courait, avec deux enfants à «placer», même pas la même garderie pour les deux, en attente de 5 ans pour une garderie à 5$ (à l'époque), moi j'en payais 130$/semaine, pour l'aînée seulement... Je me voyais courir vers le burn-out ou le divorce... Je ne sais pas ce que l'avenir nous aurait donné... Mais moi, j'ai choisi d'arrêter le temps... Pour mes enfants c'est sûr, mais pour moi aussi... et pour mon mari... qui court encore peut-être autant, mais qui n'a plus à s'en faire... Des fois je me dis que finalement, j'ai peut-être été égoïste, en pensant aussi à moi dans cette affaire-là... Je suis bien, «en maudit»... Finalement, peut-être que j'ai voulu reculer le temps, retomber en enfance, revenir au temps où ma mère m'attendait avec un dîner chaud et sa bonne humeur, où je pouvais rentrer à la maison après l'école et jouer dehors comme bon me semble...Pour moi, j'ai simplement pris ma retraite avant le temps et je me dis que lorsqu'ils auront moins besoin de moi, j'aurai une seconde carrière, mais alors, je serai motivée à 200% pour que ça marche...

    Il y a plein de gens que je croise (hommes ou femmes) qui me disent que si ce n'était pour l'argent, bien sûr, qu'ils ne travailleraient pas... Ceux qui disent le contraire, et bien bravo! Combien de gens m'ont dit que je suis chanceuse d'avoir pu faire ce choix, que mon mari est super, que je suis chanceuse qu'il ait un bon emploi, que s'ils le pouvaient, ils en feraient autant, mais que l'emploi de leur conjoint est précaire ou saisonnier, ou autre... Il y a peut-être un peu de chance, mais il y a surtout pas mal de choix... On a fait plein de choix: le choix de ne pas prendre autant de REER qu'avant, le choix de payer la maison moins vite, le choix de ne pas aller à Walt Disney ou en Europe de sitôt, le choix de ne pas changer la vieille voiture, le choix de ne pas déménager pour une plus grosse maison, ou de s'acheter un chalet, ou une roulotte, etc. Mais c'est ça la beauté de la chose... Aujourd'hui on a le choix... Le choix de travailler, de fonder son entreprise, d'être travailleur autonome, de faire l'école à la maison, de travailler de nuit, d'être à contrat, de retourner aux études... et de rester à la maison si bon nous semble... Et c'est ce choix qui est merveilleux,... mais lourd à porter aussi... et tiraillant... et qui nous force à nous remettre en question constamment... Et pour ceux qui croit que je fais reculer le féminisme, ou que je fais un statut d'échec de la conciliation travail-famille... et bien libre à vous de penser ainsi... Moi je montre à mes enfants, mes priorités, mes valeurs, à apprécier le temps, la qualité des relations et je leur fais comprendre l'impact de mon choix, on n'ira pas en Floride cet été, on ne fera pas du ski comme les autres amis, mais on va aller glisser ensemble après l'école, on va faire les devoirs à 15:30, pas à 19:00. Et à 17:00 si ça nous tente de jouer à Monopoly, et bien on va le faire, on a le temps...... Et ils n'apprécient pas seulement la valeur de ma relation avec eux, mais le temps qu’ils ont pour relaxer, «ne rien faire» aussi... Et ils ont d'autres «adultes significatifs» dans leur vie, comme tu dis si bien: leurs enseignants, leur entraîneur de soccer, de hockey ou de patins... Car oui, ils ont le temps de faire pas mal d'activités sportives ou sociales, car ils ont des parents disponibles pour eux... Et ils ont quand même l'exemple d'une femme intelligente, qui a su faire des choix, établir des priorités, capable de gérer une foule d'activités en même temps, et de réaliser multiples projets, affirmer ses valeurs et son non-conformisme, peut-être, et une femme impliquée dans mille et une activités bénévoles... Donner son temps gratuitement, sans rien attendre en retour... il me semble que ça a perdu pas mal de valeur et d'estime... Mais ça j'en donne aussi l'exemple à mes enfants... Ne pas juste faire les choses parce qu’il y a un bonbon au bout… Ne pas juste travailler pour le plus gros boni, la plus grosse voiture, la plus belle piscine ou le plus bel aménagement… Mais aider les autres, partager ses connaissances ou habiletés en les mettant au service de trucs communautaires, de l’école, du Club de patin, de soccer ou autres…

    Je ne veux vraiment pas «faire chier le peuple»...comme on dit J'ai même une amie, qui était ma collègue à l'époque, qui a longuement essayé de me convaincre de retourner travailler, et quand ma démission fût donnée, m'a dit «finalement je t'admire, quand un jour tu retourneras sur le marché du travail, tu seras pleinement motivée, pas comme moi...» Puis, elle ne m'a plus jamais redonné des nouvelles, je crois que ça la perturbait un peu de prendre de mes nouvelles, ou de me donner des siennes… J'imagine que je la dérangeais... ou elle n'avait plus de sujets de conversation communs avec moi?

    J'aimerais juste ça qu'on arrête un peu de juger facilement et de taper sur la tête de n'importe quoi ou n'importe qui... Oui je me sens jugée... Pas seulement par des propos comme les tiens sur les «MOUMANS» comme tu aimes bien les appeler, mais même par des femmes de l'âge de ma mère ou ma belle-mère... Il y a de ces femmes de 50-60 ans qui se plaisent à se vanter qu'elles ont travaillé toute leur vie, réussi à élever un ou deux enfants, travailler de soir, etc. pour joindre les deux bouts... Tant mieux pour elles... C'est bizarre, ce sont ces femmes qui ont quand même élevé des filles comme moi qui choisissent de rester à la maison et des gars comme mon chum et mes voisins qui sont des pères dévoués, impliqués avec leurs enfants, qui changent des couches et qui font la popote, alors j'imagine qu'ils ont appris quelque chose... ou qu’ils veulent donner autre chose à leurs enfants… Mais ce que ma belle-mère oublie de dire c’est que pendant qu’elle était à l’ouvrage… qui s’occupait de ses enfants? Une gentille voisine à la maison, une grand-mère, une belle-mère ou un papa qui avait des horaires complémentaires, elle oublie aussi de dire qu'elle a «scrappé» son mariage, beau divorce après 15 ans de mariage, deux ados tiraillés entre leur père et leur mère... Mais ça aurait pu arriver dans n'importe quelle famille, mère au travail ou pas... Dans la classe de ma fille qui a 9 ans, ils sont environ 28, elle peut compter sur les doigts de ses mains, les enfants dont les parents ne sont pas séparés. Hasard ou coïncidence, elle compte aussi sur une main, les enfants qui rentrent directement à la maison sur l’heure du dîner ou après l‘école. Ceci n’a rien de scientifique, et loin de moi l’idée d’en faire une corrélation, mais ça porte à réfléchir…

    Mais pourquoi tant de femmes méprisent-elles celles qui choisissent d'en faire autrement? Serait-ce de la jalousie, de l'envie? Si ça m'arrange à moi, et qu'avec mon chum c'est un choix commun qu'on a fait, pourquoi ça écœure-t-il autant de gens? Qu'est-ce qu'on enlève à qui que ce soit?

    Combien me disent à chaque fois qu'ils me voient «et puis quand est-ce que tu retournes travailler...?» comme si c'est un but en soi, comme s'il n'y a pas de raison de rester à la maison quand tous les enfants sont à l'école... Sans le travail, point de salut… Comme si je suis la pire paresseuse de la Terre... Et quand je réponds, que je suis impliquée à l’école, sur un Conseil d’établissement, sur le Comité de parents de la commission scolaire, à la bibliothèque scolaire, à l’animation pour la préparation à la catéchèse, assistante au soccer, bénévole au Club de patins, que je corrige des CV pour des amis, que je relis et corrige les textes de mon mari, et ceux de mon amie qui est en affaire, que j’ai travaillé pour le dernier recensement, que je participe à des «focus groups» rémunérés pour des campagnes publicitaires, etc., etc. Qu’est-ce qu’on me répond? «C’est sympathique, tu t’occupes, tu te changes les idées, tu sors de la maison…» Je m’occupe peut-être, je me distrais et me change les idées, soit… Mais dis-toi, qu’il y en aura des bénévoles et des «adultes significatifs» qui prendront du temps pour coacher ton fils, l’inspirer, le divertir et lui transmettre des connaissances, il y en aura des bénévoles sur le C.É. de ton école, à qui tu iras te plaindre quand les choses ne tourneront pas à ton goût à ton école de quartier… Ça en prend du monde comme nous, pour faire tourner ta belle petite communauté, et qui n’attendent rien en retour, ni $$$, ni compte de dépenses, ni bonis, ni rien, juste une satisfaction du devoir accompli…

    Mon chum a décidé de s'inscrire au MBA de soir aux HEC... Il sait que cela n'aurait jamais été possible si je travaillais encore à la Banque... Aujourd'hui je serais probablement Vice-présidente adjointe ou quelque chose du genre... Il se sent presque mal, coupable, d'être si heureux de faire son MBA tout en travaillant, il sent qu'il m'enlève quelque chose, que c'est peut-être moi qui devrais être à sa place... Mais c'est mon choix d'être heureuse ainsi... Combien de gars lui ont dit «tu es chanceux, toi, ta femme ne travaille pas...» et ils aimeraient pouvoir en faire autant, mais pas possible... Un couple, c'est une équipe, on fait des choix ensemble, quand ça va mal on se sert les coudes, mais il faut s'aider, se respecter, aider l'autre à s'accomplir... Moi, il m'a permis de faire le choix de rester à la maison, moi, je me sentais à l'époque une moitié de tout: mère à moitié, patronne à moitié, employée à moitié, conjointe à moitié... J'ai choisi d'arrêter de tourner les coins ronds partout, faire une chose à la fois, mais la faire bien...

    Moi, je crois, que ceux nous critiquent, nous ridiculisent, ou minimisent notre contribution sociale, et nous méprisent un peu finalement, c’est qu’on les achale profondément, on les force à se questionner, à s'auto-analyser... Et bien, je m'en excuse... Moi j'ai fini de me questionner...

    Alors de grâce, la prochaine fois, que toi, Christine, ou d'autres croisez une femme (ou un homme) qui a fait un choix différent du vôtre... pouvez-vous SVP faire preuve de plus d'écoute, d'empathie ou de curiosité à comprendre son choix ou son propos? Ce n'est pas une critique de votre choix à vous, ni une secte dans laquelle nous tentons de vous enrôler... C'est simplement un choix personnel... Ce n'est pas normal, qu'une fille professionnelle, bachelière, aux capacités intellectuelles évidentes, se sente comme une moins que rien parce qu'elle a choisi de rester à la maison, s'occuper de ses enfants, ou une autre qui a choisi de moins travailler ou d'amener son enfant au bureau car elle est travailleuse autonome, sans congé parental, sans secrétaire... Pourquoi la faire sentir comme une moins que rien plutôt que de saluer son courage ou son initiative?

    Qui a dit qu'on ne pouvait pas contribuer à l'essor de la société et de notre communauté de différentes manières? Je ne sais pas si la planète va arrêter de tourner si Christine, ou Geneviève, ou Brigitte ou autre lâche son poste chez son grand employeur... Moi, la Banque n'a pas arrêté de fonctionner quand je suis partie, et on m'a remplacée, et mes employées ont eu une nouvelle patronne, et mes VP ont trouvé un autre bien-pensant sur leurs supers comités...

    Par contre, moi je sais qu'ici, chez moi, je fais tourner une petite planète et que mon rôle est primordial, et que si je n'étais pas là, ici, maintenant, oui, ça changerait la vie de quelques personnes très importantes à mes yeux...

    Sans rancune, j’espère ne pas m’être faite trop d’ennemis!

    XXX

    Chantal Z.

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