10/18/2011

« Maman, je ne veux pas porter le même costume que l'an dernier! »

La fin de l'ère du recyclage.

Mon aîné est de petite taille. Très mince et un peu sous la moyenne pour ce qui est de la grandeur. 

Je suis chanceuse, car ses vêtements lui vont très longtemps, souvent deux années de suite. Ce qui est un peu grand la première année lui va à merveille l'année suivante. Et puisque j'ai des garçons, nous n'avons pas encore été frappés par le « fashion syndrome » que bien des petites filles attrapent dès l'âge de 6 mois et demi.

Ainsi, la durée de vie des costumes d'Halloween a généralement été de deux ans, sauf celui de la petite abeille qu'il a porté à 18 mois. C'était trop « bébé » pour un jeune homme de presque trois ans qui a préféré Batman les deux années suivantes.

Mais voilà qu'en deuxième année, cela ne passe plus. 

Pas plus tard qu'hier, il a affirmé ne plus vouloir porter le même costume que celui de l'an dernier : « C'est poche de porter le même costume deux années de suite, maman ! »

J'avais dans l'idée de lui tenir tête, mais papa en a décidé autrement et lui a acheté un ensemble de Transformer.

C'est vrai que c'est un peu plate de porter le même costume deux fois. Et si j'avais un certain talent de bricoleuse ou de couturière, je lui aurais peut-être fabriqué un nouveau déguisement, mais je n'ai pas été gâtée par la nature à ce sujet.

Nous avons donc cédé... Ira-t-on dans l'enfer des parents ?

10/15/2011

S'inscrire à des activités : moi aussi j'ai laissé faire...

Le luxe du calme

Bon samedi matin les filles !

Je profite de ce matin tranquille de l'automne pour vous écrire pendant le temps de pause de ma teinture (non, je ne publierai pas de photo, ce n'est pas beau à voir !). 

Le plus vieux regarde les « bonhommes » et papa est parti faire un petit jogging avec le plus jeune. Rien ne presse, les lits ne sont pas faits, je sirote mon café. Je lis le journal et mes magazines. Ça fait du bien de décompresser, d'avoir nulle part où aller. Pas de cours de natation, de gymnastique ou de hockey. Juste du calme.

C'est d'ailleurs le propos de Mélanie Thivierge dans l'éditorial du Coup de pouce de novembre. Elle s'interroge : « Pourquoi faut-il absolument inscrire nos petits à des activités de loisir, une fois l'automne venu ? Pour les faire bouger ? (...) Je veux bien, mais il y a d'autres moments pour ça que le samedi matin, à 9 h, quand tout le monde a couru toute la semaine et rêve de traîner en pyjama. »

C'est un peu sur ces réflexions que j'ai volontairement « oublié » de nous inscrire à des cours cet automne. On se reprendra peut-être en hiver pour un cours de natation pour l'aîné et de Zumba pour moi. Mais peut-être aussi choisirons-nous tout simplement d'aller glisser en « crazy carpet » les beaux matins d'hiver. Entre respirer l'air chloré de la piscine intérieure et l'air froid et pur d'un matin de février, le choix n'est pas très difficile. J'aime jouer dehors en hiver, les enfants aussi ! Et pour le tout-petit, je n'ai pas encore commencé à l'inscrire à des cours. Je vais peut-être attendre encore un peu ; pourquoi se presser ?

Pour le moment, je préfère encore aller à vélo avec les enfants le samedi ou le dimanche. On combine exercice et temps de qualité. Et tout compte fait, c'est aussi pas mal plus économique. On peut facilement dépenser plusieurs centaines de dollars par saison pour ces cours et, pendant ce temps, on n'investit pas dans le temps passé ensemble.

9/24/2011

La conciliation ou le grand fantasme ?

C'est l'heure du verre de vin... allez-vous-en chercher un, car vous en aurez besoin pour lire ce qui suit (ou un bon verre d'eau glacée si vous n'aimez pas le vin).

Mon amie Chantal m'a envoyé cet article puisé dans L'actualité (merci Chantal) : La vie est ailleurs.

Je ne connais pas l'auteur, mais sa réflexion est un peu comme un coup de taloche derrière la tête... en souhaitant qu'elle en réveille plus d'un grâce à cette prise de conscience.

Essentiellement, il nous dit que la conciliation travail-famille n'est qu'un leurre, car ce qu'il faut réellement réconcilier, ce sont la réalité et nos fantasmes : peut-on réellement tout avoir, tout faire et tout réussir ?

Doit-on renoncer à « cette vie vue à la télé » et se concentrer à revoir nos valeurs communes, s'interroge-t-il ?

« La conciliation travail-famille réclamée aux employeurs n'y changera rien, dit-il, à moins que nous ne bouleversions nos valeurs qui, pour l'instant, se résument à ressembler au voisin et à tout faire pour y parvenir. »

En général, je n'aime pas tellement me faire faire la leçon, mais il y a matière à réflexion ici. 

Quand ils sont petits, on espère que nos enfants grandissent pour trouver davantage de temps libre, mais je constate que c'est tout faux. Quand ils sont grands, il faut investir davantage, car leur vie se complexifie et leurs besoins aussi. Et puisqu'il n'y a que 24 heures dans une journée, il faut véritablement choisir où donner de son temps.

« Ce n'est donc pas le travail et la famille qu'il nous faut parvenir à concilier, mais nos fantasmes avec le réel. C'est notre conception du bonheur qu'il faut revoir. Pour l'instant, ce bonheur, c'est le mouvement perpétuel. Avancer toujours, en conformité avec ce qu'on attend de nous, sans poser de questions, et reproduire le modèle tel que vu à la télé. »

Ainsi, les valeurs en toile de fond de notre société nous pousseraient-elles à choisir l'absence auprès de nos enfants ? Car pour tout réussir (professionnellement, financièrement), il faut s'investir ailleurs que dans le nid familial. Même si l'on découpe nos journées au couteau pour maximiser notre efficacité, il n'en demeure pas moins que nos enfants sont imprévisibles (parce qu'humains...) et qu'il est impossible de mettre le temps qu'on leur consacre dans de petites cases à l'agenda.

Et puis... choisir de s'occuper de ses enfants est-il un choix ou une obligation ? Devrait-on poser la question à la DPJ ? Hum...

9/21/2011

Mamamiiia unplugged

Il y a quelques mois, j'ai déserté la vie virtuelle pour me concentrer sur le monde réel. 

J'avais une vie de mère à vivre et, pour ne pas la manquer, j'ai fait des choix, dont celui de me retirer un peu de la blogosphère. Je vous mentirais si je ne vous parlais pas de la fatigue qui a aussi pris le dessus. 

Le petit dernier de la famille n'est vraiment pas le moindre. Il a eu deux ans au cœur de l'été et il est encore rare de passer une semaine sans qu'elle ne soit entrecoupée de nuits blanches. Parfois deux, trois... quatre. C'est dur sur le corps et sur le moral aussi.

Cela dit, je dois aussi me confesser : j'ai délaissé un peu l'univers de la blogosphère maternelle parce que j'étais un peu tannée des « dix meilleurs trucs » pour réussir sa vie de « maman » et de tous les conseils, à gauche et à droite, sur l'art de la maternité. 

Il y a quelque chose de réducteur et de racoleur dans tous ces conseils de bien-pensants, quelque chose qui passe à côté de la réalité. J'en fais mon mea culpa : j'ai fait ma part dans le genre et cela ne me tente plus.

Dans la vraie vie, il n'y a aucun truc pour être une mère ou un père exemplaire. Aucun truc pour que les enfants se comportent comme des anges, aucune boîte à lunch parfaite. 

C'est le chaos, parfois agréable, parfois moins, mais le chaos permanent quand même. Même quand c'est calme, on a parfois l'impression d'être dépassé. Pour moi, c'est un état permanent ; même quand j'ai enfin repris le dessus, la queue de la tornade n'est jamais bien loin.

Je reviens donc faire mon tour ici, mais l'atmosphère va changer un peu. Ce sera du « Mamamiiia unplugged », un peu moins rose bonbon, un peu plus « café dans la cuisine ». On va se parler des vraies affaires...

À bientôt...

7/13/2011

Un tour du monde de la maternité à la radio

Je ne sais pas si comme moi vous aimez la radio, mais si c'est le cas, je vous propose de faire un tour du monde de la maternité en écoutant la série Beginnings de la radio publique américaine, NPR. 

La série explore les dimensions médicales, culturelles et économiques liées à la maternité.  Vous pouvez lire la description complète  ici.  La série est fascinante car elle nous permet de comprendre que la maternité ne se vit pas de la même manière d'un pays à l'autre et surtout, à quel point les inégalités subsistes quand il est question d'assurer la santé et le bien-être des mères et de leurs enfants.


Le blogue qui accompagne la série,  The Baby Project, est animé par neuf femmes enceintes d'horizons très différents qui racontent chacune à leur manière, leur expérience de la maternité.