9/21/2008
La démesure des parents ambitieux
Garderie : la fabrique des surdoués
Des parents qui veulent que leurs enfants deviennent des petits monstres de la performance avant l'âge de 5 ans. C'est admirable de souhaiter la réussite sociale et professionnelle de ses enfants, mais bon dieu, certains parents dépassent les bornes.
Avant 5 ans, il me semble que les enfants devraient d'abord et avant tout apprendre à se construire intérieurement et à établir des relations saines avec leur entourage. À quoi ça sert qu'un enfant sache compter jusqu'à 100 à trois ans s'il a déjà des carences affectives qui l'empêchent d'interagir sainement avec son entourage? Ces enfants qu'on pousse à un apprentissage trop précoce deviendront peut-être des premiers de classe, mais seront-ils heureux pour autant? Auront-ils appris à se connaître? Auront-ils établi une relation de confiance avec leurs parents? Que fait-on de l'intelligence émotionnelle de ces enfants?
Pour moi, ce qui importe le plus, c'est d'apprendre à mon fils à être heureux. Bien entendu, nous lui lisons des histoires, lui apprenons des mots et mêmes des bases rudimentaires de calcul mental (si maman a deux pommes et que tu en as une, ça en fait combien?). L'approche demeure ludique et sans aucune pression pour avoir tout bon du premier coup.
Je veux que mon fils apprenne à se tromper. S'il tombe et qu'il est capable de se relever, il aura en lui tout le nécessaire pour apprendre le reste. Je veux qu'il apprenne à aimer apprendre en exerçant sa curiosité et son intérêt pour la découverte. Je veux lui donner beaucoup de temps pour jouer. S'il n'a jamais de temps pour jouer, comment fera-t-il une fois adulte, pour s'accorder du temps pour lui? Je veux aussi qu'il apprenne à être bien à la maison, chez lui. Il passe toute la semaine à la garderie et la fin de semaine venue, je veux lui donner le temps de relaxer, de s'amuser, de regarder les dessins animés à la télévision ou d'aller au parc. Je veux lui donner le temps de construire son intimité.
Si mon fils apprend à être heureux avant 5 ans, il aura tout le reste de sa vie pour apprendre le français, les mathématiques et la géographie. Et il aura du plaisir à le faire!
4/21/2008
La lecture avec papa serait bénéfique aux garçons
Histoire de garçons
(Agence Science-Presse) - S’asseoir sur les genoux de papa pour écouter une histoire donnerait aux garçons non seulement le goût de la lecture, mais aussi le goût de l’école! Une expérience québécoise de valorisation de la lecture et de l’écriture démontre que, contrairement à ce que l’on pense, les garçons ne seraient allergiques ni l’une ni à l’autre.
« Les garçons ont peu de modèles masculins de lecteurs. Plus ils se sentent compétents, plus ils vont lire », soutient Natalie Lavoie, professeure en sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Avec son collègue, Jean-Yves Lévesque, elle a mené une expérience auprès d'une trentaine de jeunes garçons de 9 à 13 ans à risque de décrochage scolaire afin de stimuler leur intérêt pour la lecture et l'écriture.
Cette recherche-action menée pendant cinq ans au sein de trois écoles du Bas-Saint-Laurent s’est avérée très positive. Et même si le nombre d’élèves reste modeste, mettre l’accent sur la lecture et l’écriture permet de freiner le redoublement (29,7 % contre 56,3 % dans le groupe témoin) et l’orientation en cheminement particulier (15 % contre 48 %).
Accroître l’intérêt des garçons pour les livres et modifier leurs habitudes de lecture augmentent leur participation aux activités et leur sentiment de compétence. « Cela exerce une influence certaine sur leur activité scolaire et leurs résultats », résume la chercheuse.
Lecture de garçons
Antoine, en sixième année de primaire, ne lisait pas et ne participait pas aux activités de lecture. Un an plus tard, il affirme lire tous les jours « pour apprendre de nouveaux mots » même s’il préfère toujours les livres d’action aux romans.
« Nous avions la préoccupation de partir de l’univers des garçons en leur offrant des livres proches de leur vécu et des modèles masculins, mais aussi, d’élargir l’univers culturel des garçons », explique Jean-Yves Lévesque. Car ceux qui démontrent le plus de difficultés proviennent souvent de milieux où l’on ne lit pas. « Certains n’avaient même jamais ouvert un journal », rapporte le chercheur.
Le spécialiste de la prévention des échecs et du décrochage scolaire à l’UQAR trouve aussi important de s’appuyer sur tous les supports possibles, de la BD jusqu’au cinéma. Les élèves se sont ainsi livrés à une analyse critique d’Astérix et Cléopâtre : « BD ou film, quelle est la meilleure version? »
Lire partout
Les chercheurs ont également mis en pratique de nombreuses recettes : aménager des coins lecture dans la classe, clubs de lecture, discussions autour de textes écrits ou lus, travaux d’écriture communs... jusqu’à la visite de personnalités locales qui venaient lire en classe. L’autre originalité de cette démarche a été de s’assurer différents soutiens – enseignants, municipalités, universitaires —, mais surtout de travailler dans tous les milieux, à l’école comme à la maison.
Le principal changement constaté est l’évolution du regard que les garçons portent sur la lecture. « Cela n’est plus seulement une activité pratiquée à l’école, mais aussi à l’extérieur de l’établissement », résume Natalie Lavoie.
Cette recherche-action de l’UQAR et de la commission scolaire des Phares visait à augmenter la réussite scolaire des garçons. Elle a aussi permis de changer la croyance que « les livres, c’est pour les filles! »
2/18/2008
Grand ménage
Ce soir, mon fiancé doit se taper la job d'aller porter toutes les boîtes de recyclage "au chemin" pendant que je supervise fiston ;-)
Bonne soirée!
2/13/2008
Mauvais parents!!!!!!
Nous sommes les parents d'un garçon de bientôt quatre ans qui est un peu turbulent. Ça vous étonne?
Cette semaine, fiston a eu des "babounes", deux jours de suite. C'est la manière dont on qualifie les comportements à la fin de la journée. Si l'enfant a un comportement irréprochable, il obtient un sourire sinon, une "baboune". Lundi et mardi, il n'a pas écouté les consignes. Pour empirer la situation, lundi, il a tirer un petit copain par les cheveux et mardi, il a tapé une petite amie. Répréhensible, nous sommes entièrement d'accord.
Hier, l'éducatrice a fait la morale à mon chum : "Vous devez prendre ces comportements au sérieux, vous savez. Il faut vous en occuper à la maison! Il faut le corriger maintenant sinon, il aura des problèmes à l'école!"
Nooooooooooooonnnnn! Ne me dites pas! De quoi j'me mêle? Nous appliquons avec rigueur toutes les punitions acceptables : le coin, la privation de dessert, la privation d'émission préférée, la privation de l'ordinateur. On ne peut quand même pas le battre!
Au-delà de notre performance réelle en tant que parents, en quoi l'éducatrice a-t-elle le droit de juger nos efforts pour en faire un citoyen acceptable? Facile de blâmer les parents, mais si au lieu d'une sieste de deux heures notre fils pratiquait une activité physique dans le gymnase de la garderie, peut-être serait-il un peu moins turbulent? La sieste, c'est parfait pour les bébés et les tout-petits, mais à quatre ans, les enfants ne dorment plus le soir! Conséquence : ils sont plus fatigués en matinée et quand ils sont fatigués, ils sont insupportables.
Cet épisode n'est pas sans me rappeler l'enseignante de maternelle qui avait prédit à ma mère que mon jeune frère deviendrait un délinquant une fois adulte! Oh boy, j'aimerais bien la rencontrer et lui présenter mon frère aujourd'hui, ce respectable père banlieusard de trois jolies fillettes. Elle ravalerait ses paroles, je vous le jure!
Les éducatrices et les enseignants ont le devoir de nous rapporter les mauvais comportements de nos enfants, soit, mais ont-elles le droit de porter un jugement sans nuancer leurs propos/jugement?
Argh...
4/14/2007
Disney : nouveau site pour les parents
Si la barrière linguistique n'est pas un problème pour vous, je vous encourage fortement à y passer quelques heures. Des conseils pour éduquer vos enfants, magasiner, cuisiner, voyager, tout y est. Le site est aussi alimenté par la participation de parents bloggeurs qui livrent leurs impressions sur la vie de famille.
Go-la-famille!