7/07/2011

Voyager avec les enfants : un super billet de Marie-Julie Gagnon

C'est le temps des vacances qui commence et je viens de lire un super billet qu'a publié Marie-Julie Gagnon sur l'art de voyager avec les enfants.  Des conseils et des réflexions très utiles ainsi qu'une liste bien fournie de références pour les parents voyageurs. 

À lire absolument!

6/29/2011

Y a-t-il une science pour développer son savoir-faire parental?

Alison Gopnik est professeure de psychologie et de philosophie à l'Université de Berkeley en Californie et auteure de l'ouvrage The Philosophical Baby. Dans ce court extrait vidéo, elle admet que ses connaissances en psychologie ne l'ont pas aidée dans l'éducation de ses trois enfants.

D'ailleurs, elle remet en question toute la notion de « parenting » (parentage, en français ?) ou cette espèce de savoir-faire expert qui consiste à s'occuper des enfants. « Vous êtes d'abord dans une relation avec votre enfant », dit-elle. Hum... Voilà de quoi nous faire réfléchir. Elle est très rafraîchissante et déculpabilisante (en anglais) :




6/10/2011

Sports et études : faut-il choisir?

Soccer vs école : le dilemme de fin d'année

Je passe mon temps à déserter mon blogue, mais que voulez-vous... ainsi va la vie d'une mère de deux enfants qui travaille à plein temps à l'extérieur de la maison. Puisque c'est le cas d'environ 75 % des mères, j'imagine que vous comprenez.

Enfin, l'été semble avoir pris le dessus sur un printemps froid, pluvieux et interminable. Les pratiques et les matchs de soccer ont commencé, amenant avec eux un horaire un peu fou...


Qui dit début de la saison de soccer dit aussi fin de l'année scolaire : les tests et les examens se succèdent et les enfants sont plus fatigués. J'ignore si les enfants plus vieux gèrent mieux leurs horaires chargés d'études et d'activités sportives parascolaires, mais mon fils, qui est en première année, semble épuisé. 

Et l'arrivée du printemps suscite une résistance accrue à s'abandonner aux bras de Morphée quand il fait encore clair : « Maman, pourquoi me coucher quand c'est encore le jour ? ». N'éprouvez-vous pas de difficultés à coucher vos enfants quand le printemps s'amène ? Si mon fils se couche plus tard, il est impossible de le sortir du lit le matin venu ! Et nous sommes tous en retard !

Cette semaine, nous avons fait des choix : nous avons décidé de ne pas envoyer notre fils à la pratique de soccer du jeudi, car il avait une dictée de fin d'année le lendemain. On l'a fait « foxer » le soccer pour donner la priorité à l'école.

Je me demande d'ailleurs pourquoi notre association de soccer commence ainsi l'été en lion. Est-ce vraiment nécessaire de jouer deux fois par semaine alors que nos enfants peinent à faire leurs devoirs et sont plus fatigués ? De toute manière, ils joueront jusqu'à la fin août...

Je m'interroge : quelle place doivent occuper les activités sportives parascolaires dans l'horaire des enfants ? Avec les devoirs et les leçons qui s'accumulent, à quel moment est-ce trop pour nos enfants ? Doit-on absolument les pousser à dépasser leurs limites dans tout ce qu'ils entreprennent ou doit-on les amener à prioriser et ainsi à faire des choix équilibrés en lien avec leurs capacités ?



5/23/2011

Les cubes d'énergie vs la réalité

Au début de mai, l'aîné est arrivé avec le défi « Lève-toi et bouge » de Pierre Lavoie dans son sac à dos. 


L'intention est très noble : pendant le mois de mai, les enfants sont encouragés à faire des activités sportives et, pour chaque 15 minutes d'activité, ils obtiennent un « cube d'énergie ». S'ils pratiquent un sport avec un ou plusieurs membres de la famille, les cubes se multiplient.

Malheureusement, nous n'avons pas été très performants (sommes-nous les seuls ?). Nous avons essayé de participer la première semaine et, ensuite, nous avons perdu notre motivation. 

Si la météo est la principale responsable de notre contre-performance, un autre facteur s'est ajouté : la fatigue. Après une journée de boulot, une heure de transport en commun, la préparation du souper et les devoirs, pffft, je ne rêvais qu'à faire la morte dans mon salon. 

Même chose pour mon fils : zéro énergie après ses devoirs. Aussitôt les leçons terminées, direction douche, lecture et dodo. De manière générale, presque tous les soirs, la famille roupillait dès 21 h. En plus, nous, les parents, faisons encore du service de nuit auprès du petit dernier. C'est sans doute un autre facteur pour expliquer notre manque d'énergie.

Est-ce que la météo affecte à ce point notre métabolisme que nous ne sommes pas capables d'en prendre plus en soirée, ou bien en avons-nous tout simplement trop à faire ?

Au moins, cette semaine, la saison de soccer commence...on va pouvoir se rattraper....

5/13/2011

L'insaisissable détresse humaine

Personne ne peut demeurer indifférent à cela. Comme tout le monde, j’ai lu et entendu le récit innommable du cardiologue qui a tué ses enfants. Quand j’ai vu les photos et, pire encore, la vidéo des enfants vivants au club vidéo, j’ai physiquement ressenti de la douleur. Douleur pour les enfants qui ont probablement souffert le martyre, douleur pour la maman qui souffrira toute sa vie, douleur pour les grands-parents paternels qui ont perdu leurs petits-enfants et leur fils qui s’est transformé en meurtrier. Douleur pour la famille de la maman. J’ai même senti de la douleur pour cet homme qui n’échappera jamais à l’odieux crime qu’il a commis.

En regardant les photos, je voyais en même temps toutes nos photos de famille, à nous. Qui ne peut s’identifier à cette famille, du moins en apparence ? Nous avons tous les mêmes clichés de famille : de beaux enfants, des anniversaires, des vacances, des sourires et l’impression que c’est pour la vie. En tuant ses enfants, cet homme a aussi un peu assassiné tous les enfants et toutes les familles. Il a assombri nos souvenirs de vacances et nos anniversaires. Il a aussi créé un doute dans l’esprit de bien des hommes et des femmes : si lui, un homme jadis respecté de sa communauté, instruit et considéré comme un bon papa, a pu commettre un tel crime, personne n’est véritablement à l’abri.

Cette histoire me renverse totalement. Toutes les fois que je regarde mes enfants, j’ai seulement envie de les prendre et de les serrer fort. Je regarde leurs petits ventres et je ne peux pas comprendre comment quelqu’un a pu commettre un geste si violent envers ses propres petits. Je n’y comprends rien. Même dans la folie, n’a-t-on pas un éclair de bon sens pour nous empêcher d’agir ainsi ? La mère en moi ne peut simplement pas supporter ce crime. Toutes les fois que je vois les photos, une partie de moi souhaite que ces deux petits anges reviennent parmi nous. Oui, je pense que j’attends un miracle...

Le plus triste, c’est qu’il y a eu d’autres drames familiaux de la sorte après celui-là. Et, plus malheureux encore, il y en aura d'autres. Fera-t-on un jour la lumière sur cette détresse insaisissable qui pousse un parent à tuer ses enfants ? En tant que collectivité, pouvons-nous espérer trouver des moyens pour empêcher l’infanticide ? Quels sont les signes précurseurs qui nous permettraient d’éviter de tels drames ? Et même si on créait une sorte de refuge temporaire où déposer les enfants en cas de détresse, est-ce que cela aiderait vraiment à sauver quelques vies ? Quand on vit ce type de dérangement de l’esprit, la raison peut-elle reprendre le dessus le temps de mettre ses enfants à l’abri ?

À la maman, je ne peux que souhaiter d’avoir de l’aide, de ne pas traverser cet horrible désert toute seule. Je ne sais pas comment elle fait pour tenir le coup.

La résilience est-elle vraiment possible dans un cas comme celui-là ?