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5/28/2010

Entrevue « twiteresque » : Julie, Anik et la mère est calme en 140 caractères

Nous avons connu Julie et Anik par la publication de leur premier bouquin intitulé Imparfaites, et alors?, un petit guide pratique pour nous aider à réfléchir sur notre emploi du temps et nos aspirations en tant que femmes et mères.

Cette fois, elles sont de retour avec Le ciel est bleu, la mère est calme, un nouveau blogue pour nous aider à surmonter le « mal de mère » et éviter de « se noyer dans un verre d'eau ». Puisqu'elles sont deux, j'ai fait un « gros spécial » : elles ont droit à 140 caractères chacune (donc 280).  Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter.

1. Qui êtes-vous? D'où venez-vous? Que faites-vous dans la vie? Combien d'enfants avez-vous?
Julie Beaupré, originaire de Rimouski, coordonnatrice de www.carrefour-education.qc.ca, heureuse et occupée. Maman de 3 enfants de 1 à 6 ans. (140)

Anik Routhier, ex-Thetfordoise devenue lavalloise. Je fais ce qui me plaît :  enseigner (maternelle et collégial), écrire. 3 enfants. (132)

2. Pourquoi ce livre, Imparfaite, et alors? Quel était votre but/mission?
Julie : Aligner ma vie avec ce que je désire vraiment. Trouver mon équilibre entre mes différents rôles. En faire moins et en être satisfaite!(134)

Anik : Avoir un projet motivant, ajouter une corde à mon arc professionnel, avoir une vie encore plus remplie, cheminer vers la femme que j’aspire être. Être riche et célèbre ! (oups! 163)

3. Qui a été votre source d'inspiration pour ce livre?
Julie : Moi, ma «petite» famille, mes amies, des dizaines d’auteures abordant les petites angoisses qui font culpabiliser les mamans d’aujourd’hui. (139)

Anik : Ma vie de maman, mais surtout ce petit quelque chose en moi qui me criait que ma vie pouvait être à l’image de ce que je souhaite vraiment.(139)

4. Votre livre est parsemé de citations toutes plus inspirantes les unes que les autres. Quelle est votre préférée?
Julie : J’hésite.« Les enfants peuvent nous apprendre à profiter du temps qui passe plutôt qu’à regretter le temps qu’il fait» Christiane Collange.(140)

Anik : « Nettoyer une maison pleine d’enfants est aussi efficace que de dégager une allée à la pelle pendant une tempête de neige. Phyllis Diller. » (140)

5. Les pères sont-ils plus imparfaits que les mères?

Julie : La plupart des papas que je connais appliquent une inspirante philosophie : « Pourquoi faire compliqué, quand on peut faire simple?» (132)

Anik : Évidemment, ça leur vient naturellement. Mais ce sont de parfaits modèles à suivre pour prendre la vie du bon côté sans s’en faire.(131)

6. Vous avez démarré un nouveau blogue Le ciel est bleu, la mère est calme… pendant vos temps libres (!), pourquoi? Quel sujet aborderez-vous cette fois?


Julie : C’est un laboratoire pour notre prochain livre! Un changement de cap, une expédition en mère, une escale ensoleillée et une île déserte.(136)

Anik : Changer d’identité me tentait. Ce blogue arrive à une nouvelle étape de ma vie : monoparentalité, calme et aptitude au bonheur. (127)

***
Le mot de la fin (aucune limite de caractères!) :

Julie :  Le livre « Imparfaite, et alors?» et le blogue www.la.mere-est-calme sont pour moi deux projets créatifs et enrichissants. En courant à droite et à gauche, en répondant aux urgences quotidiennes, il est facile pour une maman de s’oublier. Le livre est une occasion de prendre rendez-vous avec soi-même pour réfléchir à ce qui est vraiment important (et même de griffonner!). Le blogue permet de compléter cette quête de l’imMÈREfection en échangeant avec d’autres mamans.

Anik : J’adore les entrevues en 140 caractères ! Quelle belle façon de ne pas se perdre dans les détails ! Et évidemment, notre livre amène justement les mamans à éviter de se perdre dans ces fameux détails qui font de la vie un enfer plutôt qu’un voyage d’agrément… Prête pour une aventure plus palpitante ? Suivez-nous !

10/18/2009

Ma belle-mère est une imparfaite!


C'est à regret que je n'ai pu me rendre au lancement du Guide de survie des (Z)Imparfaites la semaine passée (j'aurais bien aimé vous revoir les filles, mais j'ai pas trouvé de gardienne) mais depuis, j'ai suivi avec grand intérêt la plupart des entrevues (ici, ici, ici et ici) qu'ont données Nadine Descheneaux et Nancy Coulombe, les auteures du guide et de leur désormais célèbre blogue.  Toute la semaine, elles ont expliqué ce qu'était selon elles, une mère « imparfaite ».  En gros, c'est une mère qui tente d'échapper à la pression qu'exerce sur elle la société pour qu'elle excelle en tout, en tout temps, tout en s'oubliant.  C'est une mère qui exerce son esprit critique et qui refuse de succomber au mythe de la « supermaman ».

J'ai profité d'une réunion de famille pour demander à ma belle-mère de 76 ans ce qu'elle pensait de la pression que nous ressentons de devoir exceller tout le temps.

Ma belle-mère a élevé presque seule 6 garçons et une fille dans les années 50 et 60.  Son mari n'était pas très présent de son vivant et il est décédé quand son plus jeune avait neuf ans.  Elle a tiré le « yâble par la queue » par bout, c'était pas facile.   A-t-elle ressenti la pression de devoir être parfaite, de devoir se surpasser en tant que mère?  Sa réponse : «Non, on faisait on faisait notre possible, c'est tout. ».

C'était avant la bible du célèbre Dr Spock (elle ne l'a jamais lu), bien avant Parents efficaces et tous les autres guides sur l'art d'être parent.  C'était à une époque où les mères se fiaient à leur instinct.  Et faire « son possible » n'était pas toujours parfait, mais à cette époque c'était le mieux qu'on pouvait s'offrir.  Et les résultats n'étaient pas toujours mauvais, au contraire...

À l'heure du « parenting » extrême, des « Super Nanny » et de la multiplication des études sur les bienfaits de l'allaitement et des couches lavables, avons-nous encore le droit de faire « notre possible »?  

Aimer ses enfants, en prendre soin, les nourrir, les protéger, les éduquer correctement.  Arriver à en faire des êtres qui seront un jour des adultes capables de se débrouiller.  C'est la base, l'essentiel, non?  Est-ce possible d'élever ses enfants sans toujours avoir le sentiment d'être en compétition avec la soeur, la cousine, l'amie, la belle-soeur, la voisine ou la mère des autres petits « zamis » de la garderie?  Avons-nous le droit de faire nos propres choix sans constamment être jugées dans le regard des autres (et notre propre regard)? Devons-nous être mises au pilori si nos enfants ne sont pas tous des petits Einstein en puissance?

Ne faut-il pas aussi faire notre possible pour sauver notre santé mentale? Une mère dépassée, névrosée, archi-stressée, culpabilisée, toujours en train de se comparer, n'aide pas tellement à l'évolution de ses enfants...

Ma belle-mère pense qu'on se met beaucoup trop de pression sur les épaules.  « Vous avez déjà assez de pression d'même, ajoutez-en pas plus!  C'est  pas mauvais de vouloir se renseigner, de s'éduquer et de faire les bons choix pour nos enfants, mais de grâce, rappelez-vous que le "mieux" est parfois l'ennemi du "bien"».

Ainsi, on manquera peut-être une partie de soccer à cause d'un meeting, le petit dernier ne saura pas lire à 2 mois, on ne verra peut-être pas nos enfants 24/7, il y aura peut-être un peu de poussière dans la bibliothèque, on mangera du McDo plus souvent, on achètera peut-être la paix avec un popsicle, on ne fera pas de championnat de scrapbooking ou des concours de galettes aux raisins et nos enfants ne se qualifieront pas tous pour le collège privé le plus huppé en ville.

Mais ils sauront qu'on les aime parce qu'on aura fait notre possible, même si c'est pas parfait.

Merci belle-maman!

5/28/2009

Mères blogueuses britanniques dans la mire des entreprises

Je n'ai que deux petites minutes ce matin, mais je ne pouvais me retenir de vous refiler cet excellent article de Jennifer Howe publié dans Alpha Mummy ce matin.

À lire :
Mummy bloggers know best
Companies are rushing to sponsor the increasingly popular blogs that offer tips on parenting.


Si, en tant que mères blogueuses (plusieurs d'entre vous le sont), vous recevez souvent des offres d'entreprises qui souhaitent que vous parliez de leurs produits ou services, vous n'êtes pas les seules. Le phénomène existe depuis longtemps aux États-Unis, au Canada anglais et est en plein essor en Grande-Bretagne.

Dans l'immédiat, je n'ai pas de chiffres sur le phénomène au Québec et en France, mais mon petit doigt me dit que la tendance se développe aussi.

5/21/2009

Mom TV : d'autres mères font de la web télé

Les mères américaines semblent friandes de web télé. J'en ai déjà donné quelques exemples par le passé.

Le 7 mai dernier, un nouveau service a été lancé : Mom.TV

En gros, c'est une sorte de YouTube destiné exclusivement aux mères. Une vingtaine de chaînes se spécialisent sur des sujets tels que l'allaitement, l'adoption, l'autisme, les voyages, la carrière, les mères à la maison, etc. On peut y regarder un grand nombre de vidéos et interagir avec la communauté ou encore y téléverser ses propres productions. La semaine dernière, Mom TV lançait son premier show "live" et invite les mères à proposer leur projet de web télé en direct et d'en devenir les animatrices (si le vedettariat aux "states" vous intéresse, voici votre chance!).

5/20/2009

"Power moms"

La firme d'enquête sur les médias Nielsen vient de publier les résultats d'une étude sur celles qu'on désigne comme étant les "power moms" sur Internet.

Généralement âgées de 25 à 54 ans et mères d'au moins un enfant, les "power moms" forment 20% de la population internaute aux États-Unis. Et qu'y font-elles? Elles socialisent et magasinent en ligne.

Ce sont les plus âgées du groupe, les 40-50 qui passent le plus de temps à magasiner en ligne. Les plus jeunes - en particulier les nouvelles mamans - passent beaucoup plus de temps à socialiser par l'intermédiaire des blogues, notamment.

L'enquête révèle aussi la liste des 50 "power moms" américaines les plus influentes sur Internet ainsi qu'un petit groupe sélect défini de la manière suivante :

“…Momfluentials that pack too much of a punch to be categorized. These women create powerful mom networks; speak around the world on the dynamic digital world of mom; and have legions hanging on their every word -via TV, magazines, podcast, blog or tweet.”

Les voici :

4/19/2009

Alpha Mummy: la mère blogue aussi dans le Times

Depuis quelques mois, je suis devenue une régulière de ce blogue du Times Online : Alpha Mummy. Alimenté par quatre journalistes et mères de famille (Jennifer Howze, Eleanor Mills, Caitlin Moran et Sarah Vine), ce blogue britannique - qui a vu le jour en 2007 - s'adresse aux mères qui travaillent ainsi qu'à celles qui ont travaillé et qui souhaitent un jour y retourner. Et si vous voulez mon avis, il convient parfaitement à tous les parents, pères ou mères, qui ont envie de se documenter sur la parentalité. Ce que j'aime de ce blogue : la variété des sujets abordés, la rigueur journalistique, la qualité de l'analyse et l'humour de ces dames.

Jennifer Howze, la blogueuse-en-chef, a eu la gentillesse de répondre à quelques questions pour Mamamiiia. J'avais envie d'en savoir un peu plus long sur ce blogue, mais aussi sur la réalité des mères britanniques.

J'ai laissé les réponses de l'entrevue en anglais, mais les questions ont été traduites :


1.What is the story behind your blog? How did you come up with this idea? (Quelle est l'histoire derrière votre blogue? Comment en êtes-vous venue à développer cette idée?)

The blog was originally conceived by several editors who were standing around in the kitchen one day, talking about coping with working parenthood. The idea was to create a blog that addressed the realities of being a working mother (or father) with intelligence and wit. When the Times relaunched its website at the beginning of 2007, we launched the blog as well. There are four of us who contribute to it: I'm the online lifestyle editor, Caitlin Moran and Sarah Vine are columnists for the paper, and Eleanor Mills is the editor of the Times Weekend section.


2. What is your central topic of interest with this blog? (Quel est le principal sujet de votre blogue?)

We've been lucky enough to get a great group of regulars coming to blog and discussing everything from maternity leave to TV characters we fancy. What's nice is that we can talk about the personal aspect of motherhood as well as the bigger issues such as government initiatives, research and pop culture.

3. Why do you feel you have to speak up as mothers?
(Pourquoi croyez-vous important de vous exprimer en tant que mère?)
There are a lot of great blogs out there revealing the personal side of motherhood. What Alpha Mummy aims to do is to create a wider conversation that also takes in the theories, trends, and politics of motherhood.
4. How would you qualify the situation of mothers in the UK? Do you have access to a maternity/parental leave? Is it easy/difficult to have access to quality daycare centre? Are they affordable?
(Comment décrireriez-vous la situation des mères en Grande-Bretagne? Avez-vous accès à un congé de maternité/parental? Est-ce facile /difficile d'avoir accès à des services de garde de qualité? Ces services sont-ils abordables?)

I'm lead blogger on Alpha Mummy and American, so the maternity leave here is much more generous than what I'd heard about in the States (most friends with babies have taken lots of holiday after the birth to give themselves more time at home). New laws have extended maternity leave to a year but it's a hot topic of discussion in politics. There is debate about whether maternity leave ought to be changed to parental leave, with either parent able to take it.

There is more of a culture here of mothers working part-time - it seems to me as an American there is more tolerance for alternatives to working full-time and still being taken seriously.

As for quality childcare, that's an issue no matter where you live, isn't it? Here in the UK people generally use nannies in their own home, childminders who keep several children in the childminder's home, nurseries or some other kind of carer like a grandparent or an au pair. And it's expensive. The UK has some tax benefits for certain types of childcare but if you pay full taxes on all-day childcare, providing a good wage for the person looking after your child, you can pay thousands in taxes every quarter.
5. What would improve the life of mothers in the UK?
(Qu'est-ce qui permettrait d'améliorer la qualité de vie des mères en Grande-Bretagne?)

Affordable childcare, for one. Also, UK businesses don't have a tradition of providing in situ childcare as much as American ones do (although it's hardly ubiquitous there). Would be great if more big companies provided nurseries on site. Additionally, the long British holidays are a hardship for working parents - for example, my daughter's school Easter break was 3 weeks.

Finally, all women much less working mothers would benefit from equal pay.

6. Are dads very much involved ? (Les pères sont-ils impliqués?)

Dads are definitely involved in the blog. While we focus on the experience of mothers (being mums ourselves), we like to include dads and their specific view of parenting, whether as a full-time working dad, part-time worker or stay-at-home dad.


7. Anything else you would like to add? (Qu'aimeriez-vous ajouter?)

Great idea to do email interviews. Thanks for including us!


******

On peut aussi suivre les Alpha Mummy sur Twitter.

Thank you very much to the Alpha Mummies :-)

2/25/2009

Invitation aux mères blogueuses : lancement des web émissions de Mère indigne

Le genre d'événement qui arrive rarement! Si vous êtes une mère blogueuse québécoise et que vous n'avez pas encore reçu l'invitation, la voici :

Rassemblement de mères blogueuses à Radio-Canada

Voyez en primeur les premiers webisodes des Chroniques d’une mère indigne
et échangez avec d’autres blogueuses !


Quand ?
le lundi 9 mars 2009, de 18 h à 20 h
(cocktail et bouchées)

Où ?
Radio-Canada, 1400, boul. René-Lévesque Est
(stationnement gratuit, entrée rue Papineau)

Avec ?
L’animatrice France Beaudoin, l'auteure Caroline Allard, les comédiens de la websérie, Christine Simard de Mamamiiia! (eh oui, moi-même, imaginez!), Martine Gingras des Banlieusardises ainsi que Nancy Coulombe et Nadine Descheneaux des (Z)imparfaites.

Confirmez votre présence : vvezina@casacom.ca

PS : Il faut absolument confirmer votre présence, car il n'y a que 100 places!! Allez hop!


2/16/2009

Mamamiiia interviewée par E-zabel

Les voyages forment la jeunesse, dit-on...Ils permettent aussi de créer des liens...

Lors de mon petit voyage à Paris en novembre dernier, j'ai fait la connaissance d'une maman blogueuse parisienne, E-Zabel. Elle était d'ailleurs classée parmi les plus populaires dans le palmarès Elle.fr/Wikio. E-Zabel est une "working-maman parisiennne" qui nous raconte sa petite vie de famille qui inclut une Choupinette de 4 ans, un Choupinou de 17 mois, un "Zhom", qui est à la fois le 3e enfant, le papa chéri ou l'ours des caverne et la Super nounou la plus parfaite en ville (désolée, c'est elle qui a la nounou de rêve à Paris!!!).

Depuis quelques temps, E-zabel fait connaître les autres mamans blogueuses en réalisant de petites entrevues virtuelles bien sympathiques. Si vous mourrez d'envie de découvrir mes secrets les plus inavouables (ben non, c'est juste du marketing!), je vous invite à me lire sur son blogue.

D'ailleurs, je trouve que ce concept d'entrevues est tellement intéressant que je vais peut-être exporter le concept (avec d'autres questions, bien entendu!!!!).

12/26/2008

Moments de maman

Les mères américaines n'ont plus le monopole du vidéoblogue : Anne-Marie Dupras, comédienne québécoise et mère monoparentale de deux enfants nous fait découvrir les hauts et les bas de sa vie à partir de courtes capsules vidéo.

Son blogue intitulé "Moments de maman" est actif depuis octobre et nouvellement inscrit sur TLMEB.

En voici un exemple :



Et mon préféré est celui-ci.

12/06/2008

Mamamiiia sur Paris


Alors, j'y suis. Sept heures d'avion plus tard, coincée comme une sardine sur un vol économique de Air Transat, je suis finalement arrivée à Paris. À l'heure où il est maintenant à Paris, il est environ 4 heures du matin pour moi. J'ai réussi à somnoler un peu, mais j'étais si inconfortable dans mon siège que j'étais régulièrement réveillée. Autrement, j'ai fait la connaissance d'une jeune femme fort sympathique qui venait rencontrer son amoureux français. Maman monoparentale de deux adolescentes et d'une petite fille de 4 ans, nous avons trouvé de nombreux sujets de conversation. Jusqu'à ce que ma voix s'éteigne complètement : extinction totale de la voix. Je suppose que ça reviendra quand j'aurai dormi quelques heures.

Croyez-vous que je ne vous entends pas? Je vous entends d'ici murmurer «Mais qu'est-ce qu'elle fait à Paris pour l'amour... ». Je pourrais vous dire que c'est entièrement la faute de mon chum, mais je vous mentirais un peu. Toute l'histoire a commencé il y a trois semaines quand j'ai reçu un courriel de la journaliste Catherine Nivez du magazine Elle.fr pour m'informer que mon blogue avait été choisi pour figurer dans le premier palmarès de blogues fémins réalisé en partenariat avec Elle.fr et Wikio.fr. (voir ici aussi )Il occuperait le 7e rang dans la catégorie Mamans. Ce palmarès sera mis en ligne le 8 décembre. Essentiellement, les blogues retenus sont évalués en fonction des liens qui pointent vers le blogue et non en fonction de l'achalandage uniquement. Bref, vous allez en savoir davantage en lisant l'article à ce sujet ici.


Le 8 décembre, je suis invitée à la soirée de lancement. Oui, oui, je crois que ce sera un peu jet-set et tout et tout. Si cela n'avait été que de moi, je ne serais sans doute pas allée, mais mon chum a insisté. C'était aussi une belle occasion de revoir une copine de longue date établie à Paris depuis quelques années. Qui plus est, j'ai décidé de saisir toutes les occasions de rencontrer quelques blogueuses françaises dont j'ai virtuellement fait la connaissance depuis quelques semaines. Je vais aussi regarder Paris sous l'angle de la famille...

J'ai très hâte de vous raconter tout ça. Évidemment, je meure d'envie de brancher ma webcam pour converser avec mes hommes qui sont demeurés à la maison. Quand je pars, je m'ennuie toujours de mes deux hommes, du grand et du petit. Je les aime tellement!


Voici une carte qui indique là où je loge :


Agrandir le plan

11/27/2008

Maman travaille aussi en France

La vie est incroyable!

Hier soir, je me baladais dans la blogosphère française et tout à fait par hasard, j'ai trouvé un blogue très similaire à Mamamiiia. Il s'agit de Maman travaille.

Tout comme moi, son auteure s'intéresse à la réalité des mères et aux difficultés de concilier le travail et la famille. Elle présente régulièrement des portraits de mères et de futures mamans et de mères entrepreneures françaises (mompreneurs). Maman travaille veut créer le premier réseau de mères actives, c'est-à-dire, des salariées, des mompreneurs, des pigistes, etc.

Maman travaille propose plusieurs idées pour améliorer la conciliation travail-famille en France et certaines pourraient nous inspirer au Québec et ailleurs au Canada. En voici quelques-unes :

- L'obligation pour toutes les entreprises de plus de 500 salariés de se munir d'une crèche (garderie) d'entreprise.

- L'obligation pour toutes les entreprises de plus de 100 salariés de participer à une crèche inter-entreprises.

- L'exonération de charges sociales pour les mères qui entreprennent, la première année de leur entreprise

- La possibilité de prolonger son congé maternité par un congé création d'entreprise, de 6 mois, rémunéré comme le congé parental.

- La généralisation du télétravail. Il permettrait aux mères de travailler de chez elles après 16h30 (...) - L'allongement du congé maternité de 20 jours supplémentaires pour les métiers difficiles physiquement (métiers manuels, physiques etc).

Je n'ai pu m'empêcher d'écrire à son auteure, Marlène Schiappa, une jeune maman très engagée dans les nouveaux médias : en plus de publier son blogue, elle est aussi rédactrice dans plusieurs autres webzines dont Ecotidien, la rubrique "pouvoir d'achat" dans Yahoo.fr et rédactrice en chef du webzine Les Pasionarias (et consultez la section à son sujet pour connaître tous les détails!). Elle est aussi maman d'une petite fille d'un an et demi.

Aussitôt le lien établi, elle a eu l'extrême gentillesse d'écrire un post sur Mamamiiia. Je te renvoie donc la pareille, ma chère!

ps : j'aimerais aussi remercier Olympe de m'avoir taggé dans son blogue, Plafond de verre. Alors voilà, je viens de te tagger à mon tour je crois. C'est bien ainsi qu'il faut faire?

9/25/2008

Podcast, Vcast : les mères américaines se branchent!

Dans un billet publié l'an dernier, je parlais des mères américaines et canadiennes qui avaient prises d'assaut la blogosphère. Depuis ce temps, les Québécoises ont emboîté le pas et sont désormais nombreuses à rédiger leurs aventures et réflexions dans un blogue quelques fois par semaine.

Mais voilà, on n'arrête pas le progrès! La tendance de l'heure : le podcast ou le videocast (vlog ou Vcast pour les intimes). Un podcast ou un videocast est une capsule audio ou video réalisée à la manière d'une émission de radio ou de télévision que l'on peut télécharger sur son lecteur de Mp3 (de type Ipod, par exemple) à partir de ITunes ou d'un site spécialisé comme Podango. Dans la plupart des cas, les podcasts et les Vcast peuvent aussi être écoutés et regardés directement sur Internet.

Ces émissions ou capsules, qui sont de durées variables, sont des productions maison, souvent réalisées à partir des moyens du bord. Certaines les enregistrent dans leur salon ou leur cuisine tandis que d'autres ont accès à des studios. D'autres, qui bénéficient de revenus publicitaires plus élevés, réalisent des émissions plus sophistiquées. Elles abordent tous les sujets classiques qui intéressent les mères : comment tenir les enfants occupés par journée de pluie, comment évaluer les jouets et autres produits pour enfants ou comment éduquer nos petits monstres . Certaines reçoivent même des spécialistes de l'enfance ou se déplacent en reportage.

Gretchen et Paige, deux mères à la maison, animent un podcast depuis mars 2005. En 2008, elles ont décidé de prendre de l'expansion en réalisant des Vcast. Paige a cinq enfants et Gretchen en a deux. Leur videocast hebdomadaire, MommyCast est hébergé par Podango Network qui regroupe dans son réseau près de 1 000 auteurs de podcasts. MommyCast regroupe sous sa bannière MommyCast and friends une dizaine d'autres mères auteures de podcasts.



Quelques suggestions :

Mommy of Many (podcast)
Une mère de neuf enfants et épouse d'un militaire raconte ses tranches de vie.

Cool mom (videocast)
Une mère, qui est également humoriste et animatrice à la télé, donne son point de vue sur divers sujets.

Babies and moms radio (podcast)
Quatre mères discutent de leur expérience avec leurs propres enfants. L'une d'elle a neuf enfants et une autre en a six. Deux d'entre elles ont une emploi rémunéré et les deux autres restent à la maison avec les enfants.

The Creative Mom Podcast
Une mère propose des activités pour stimuler la créativité des enfants

Je n'ai rien trouvé en français et je n'ai rien cherché du côté du Canada anglais. Si jamais vous voyez un vlog ou un podcast de mère au Canada, dites-le moi!

5/29/2008

La mère blogue sur Cyberpresse

Depuis environ une semaine, les journalistes Sylvia Galipeau et Isabelle Audet animent le blogue "La mère blogue" sur Cyberpresse.

Pas d'états d'âmes de "mamans", mais plutôt des suggestions de sorties, de recettes, de livres, etc. Avant d'être mères, elles sont journalistes...

À surveiller....

5/18/2008

Maman dans You Tube

Samantha est une jeune mère de Toronto qui, depuis novembre 2006, publie régulièrement dans You Tube des vidéos de Sophia et d'Isabella, ses adorables petites filles âgées respectivement de cinq et de trois ans. Il y a environ une semaine, Samantha diffusait un petit clip à l'intention de sa propre mère qui n'a encore jamais rencontré ses petites-filles. Samantha n'explique pas tous les détails, mais semble-t-il que sa mère aurait décidé de ne plus lui parler. Dommage et triste...

Je vous laisse regarder :

4/02/2007

Mère indigne nous dit au revoir

Pendant que nous discutons allègrement de politique, des drames innommables se produisent. Le premier en liste : Mère indigne tire sa révérence. La cause : sa thèse de doctorat. Mince consolation : son livre. Je dis « mince » non pas parce que le livre est moins bon que le blogue (bien au contraire!), mais bien parce qu’il n’y en aura plus après.

Es-tu bien certaine, chère mère indigne? On pourrait pas en avoir encore un ti-peu? « Mère indigne » de fin de semaine ou « Mère indigne » en congé pédagogique? Non? Bref, je m’incline et surtout je comprends et te félicite d’avoir pris le contrôle de ta cigale intérieure. Bonne thèse, bon courage et merci pour ces innombrables soirées de fous rires!

Mais snif quand même...

3/10/2007

Manic Mommies

Quelle semaine! Après avoir mis en ligne la nouvelle version de Mamamiiia, j'ai été rattrapée par le boulot, les tâches quotidiennes et tout le reste. Pas une minute pour célébrer la Journée internationale des femmes.

Pendant une pause-café, j'ai quand même fait une autre découverte inspirante du côté de la blogosphère américaine : les Manic Mommies.

Erin et Kristin sont à la fois mères de familles et professionnelles des communications de la région de Boston. Dans leurs "temps libres", elles produisent des podcasts depuis leur salon à l'aide de leur Power Book. Elles s'adressent à d'autres mères qui, comme elles, tentent de tout faire...et de le faire convenablement (Moms trying to do it all and do it well, pour reprendre leur slogan).

Si vous ne les connaissez pas, et que vous comprenez bien l'anglais, '>écoutez leur podcast hebdomadaire directement sur leur site (j'ai retiré le "player" parce qu'il fait planter mon navigateur, donc peut-être le vôtre aussi).

À plus tard, fiston m'appelle.

3/03/2007

La mère blogueuse

NDLR : Cet article a été mis à jour à la fin du mois de mars et publié sous le même titre dans Cent Papiers.

MAJ : 29-01-2010

Pendant que fiston et papa font un petit dodo d’après-midi et que la laveuse s’occupe du lavage (tautologique, je sais), j’en ai profité pour me payer une petite escapade dans l’univers de la mère blogueuse, une espèce dont la multiplication est exponentielle chez nos voisins du sud. Pour certaines d’entre elles, l’expérience est même payante…

Je vous ai déjà parlé des DotMoms, mais je pourrais passer la journée à vous parler des savoureuses histoires du quotidien que raconte cette mère de sept enfants dans Notes from the Trenches – where the insurgent wear diapers. Cette autre mère, BusyMom- Better Parenting Through Coffee, est trop occupée, mais trouve quand même quelques minutes par jour pour nous raconter les hauts et les bas de sa vie avec son époux et ses trois enfants. Dans The Cutting Edge of Mediocrity (Dooce), Heather B. Armstrong, qui se définit comme une « Stay At Home Mom (SAHM) ou Shit Ass Ho Motherfucker » (ses mots, pas les miens) est plutôt du genre assez directe merci. Dans Technorati, son blogue occupe le 19e rang de popularité dans le top 100 (au moment de publier ce texte). Plus de 5 000 blogues pointent vers le sien. Ainsi, celle qui a été congédiée en 2002 parce qu’elle publiait ce blogue, est maintenant si prospère que son mari a aussi lâché sa job! Les revenus publicitaires, c’est payant aux zétats….

Selon Advertising Age, BlogHer, un répertoire de blogues féminins, recense 1662 carnets de mères . Dans Technorati, il y a au delà de 1000 entrées sous le libellé « parenting » et tout autant sous « family » et « motherhood ».

On ne connaît pas le nombre exact de mères blogueuses, mais elles suscitent un vif intérêt de la part des publicitaires américains. Les fières carnetières parlent de leur quotidien et et échangent des trucs pratiques, mais elles évaluent aussi des produits. En moins de deux, elles peuvent mousser la vente d’un produit ou au contraire, en provoquer la déconfiture. Le « word of mouth » est une arme puissante dans le monde des communautés d’intérêt. Certains blogues reçoivent de 1000 à 2000 lectrices par jour. Pas surprenant, car les plus populaires sont remarquablement bien écrits et leur présentation, soignée. Certaines de ces mères blogueuses étaient déjà des professionnelles des communications avant de se lancer dans cette aventure, et elles savent tirer les ficelles pour se hisser au sommet du palmarès.

En juin 2006, une étude de marché intitulée, Moms online : Parenting with Web 2.0, révélait qu’Internet était fréquenté par 32,2 millions de mères dont les enfants sont âgés de moins de dix-huit ans, ce qui représente 18,4% des internautes étatsuniens. On prédit que ces mères seront 36,6 millions en 2010. En janvier 2007,quelque 210 millions d’internautes étaient recensés aux États-Unis.

Une autre étude menée pour le compte de Johnson et Johnson révèle que celles qui sont devenues mères au cours des quatre dernières années passent le plus clair de leur temps à surfer pendant que bébé digère son lait. Ces données ont donné l’idée à l’entreprise de créer un répertoire de mères blogueuses qui devait être mis en ligne à l’automne 2006 (le projet est retardé ou n'a jamais vu le jour, il me semble maj 29-01-2010).

Le profil des mamans de la blogosphère est plutôt attrayant pour l’industrie de la publicité. La lectrice typique a 29 ans, un revenu annuel d’environ 70 000$ et passe en moyenne 4 heures par semaine à éplucher des blogues. Elle peut en consulter jusqu’à cinq par jour. Pas étonnant que les mères blogueuses et leurs lectrices forment un groupe prisé dans le milieu de la pub.

Et ici? Des quelque 32 millions d’habitants canadiens, près de 22 millions fréquentent Internet. Selon Environics, le tiers des Canadiens en ligne sont actifs dans la blogosphère (32%). Les plus actifs sont les habitants de la Colombie-Britannique (42%) et ceux qui le sont moins sont les Québécois (28%). Parmi les personnes interrogées, environ 12% publient leur propre billet ou participent aux blogues des autres. Au Canada, un groupe de mères blogueuses se réunit sur la plateforme de Urban Moms – The Voice of Canadian Moms, mais plusieurs autres publient leurs aventures familiales : Canadian Mom Writer, Lemons and Lollipops, etc.

N’empêche, les mères blogueuses québécoises commencent à faire parler d’elles. Premier exemple en liste au Québec, Mère Indigne, qui publiera un recueil de ses chroniques hilarantes où elle raconte les déboires de la Famille Indigne. Avec ses Banlieusardises, Martine Gingras – devenue maman au fil des ans – a un fidèle lectorat qu’elle renseigne sur ses trouvailles gastronomiques et autres trucs domestiques et rénovations. Plusieurs autres mères ont embarqué dans le blogue-récit de la vie quotidienne : Chroniques du patio, Madame Unetelle, Profession maman. Avec le temps, peut-être qu'on finira par représenter une niche d'intérêt dans le marché québécois, qui sait?

[N’allez pas croire que j’ai écrit tout ça d’un coup. Entre temps, papa et fiston se sont réveillés, nous avons commandé du St-Hubert (les frites étaient molles et froides – ça m’apprendra à « bloguer » au lieu de préparer le souper) et puis nous avons regardé Les bagnoles pour la 872e fois cette année avant que fiston ne retourne se coucher. Heureusement que nous avons joué dehors ce matin, sinon je ne serais pas bien fière de ma journée. À part une brassée de lavage, j’ai pas fait grand chose….]

2/25/2007

Vidéoblogue d'une nouvelle maman

Oui, c'est super tendance!

Maman depuis peu, Katie, une jeune femme américaine, vous invite à regarder ses chroniques vidéo qui retraçent sa grossesse et sa nouvelle vie avec sa petite Sophia Maye née en octobre dernier. Voici la vidéo promotionnelle.



Pour voir la suite : Chicblvd.com

La nouvelle maman rédige aussi un blogue : Diary of a New Mom

1/11/2007

Dot-Moms, mères américaines

J'adore lire les mères américaines de la blogosphère.

Mes préférées, les Dots-Moms, racontent leurs petites misères et leurs grandes joies, de la grossesse à l'allaitement, en passant par les petits cacas, les nuits blanches, la frustration ou la satisfaction de rester à la maison, la solitude, le mariage, le divorce, les problèmes scolaires des plus vieux ou la difficulté de partager les tâches ménagères. Elles sont plus de quarante mères d'horizons différents, américaines pour la plupart, à collaborer à un même blogue.

La plupart d'entre elles sont écrivaines de profession ou par passion, ont leur propre blogue et toutes sont très scolarisées. Pourtant, plusieurs d'entre elles sont mères au foyer ou travaillent à temps partiel. C'est présentement le sujet de l'heure dans les officines de la maternité (terme piqué à la charmante Mère indigne): un nombre de plus en plus important de jeunes américaines scolarisées abandonnent leur vie professionnelle pour devenir mères au foyer, pour le meilleur et pour le pire.

Dans le Elle Québec de février, un article est consacré à l'ouvrage intitulé Mères au bord de la crise de nerf de Judith Warner (Perfect Madness. Motherhood in the Age of Anxiety ).

La journaliste et mère de famille américaine se penche spécifiquement sur la situation des mères américaines. Les Américaines ne se déguisent pas en Betty HomeMaker par pur plaisir, mais plutôt parce que les services pour concilier travail et famille sont rares et très chers, mais aussi parce que la pression sociale les y oblige. Même si la majorité des mères américaines travaillent (81% en 1999) , la "Mère américaine", avec un grand M, est encore, pour nos voisins du sud, la grande responsable du bien-être de la famille et par extension, de la société toute entière, d'où cette obsession maladive pour la recherche de la perfection dans tout. Pression, vous avez-dit?

L'histoire ne s'arrête pas ici. Cette pression imposée aux mères s'accompagne aussi de discrimination. Cooper, l'une des collaboratrices de Dot-Moms, rapporte qu'il est tout à fait légal pour un employeur de la Pennsylvanie (et de 28 autres États) de demander à une candidate si elle est mariée et a des enfants. Si ce même employeur est peu disposé à embaucher une mère (qui de toute évidence sera bien moins performante au travail!), il peut le faire sans l'ombre d'un souci. Autrement dit, la mère doit préférablement rester à la maison pour élever sa famille dans l'harmonie et l'allégresse, car de toute évidence, elle ne fera rien de bon au travail étant trop absorbée par ses rendez-vous manqués avec la marmaille.

Un organisme de défense des droits des mères a ainsi vu le jour en Pennsylvanie. Moms Rising fait la promotion des droits des mères et revendique une société plus "family-friendly". Le MotherHood Manifesto reprend les grandes orientations de leurs revendications : des congés de maternité payés, des horaires de travail flexibles, des émissions éducatives choisies par les parents, assurance-maladie pour tous les enfants, législation pour assurer la qualité de services de garde abordables et le droit des femmes de bénéficier de conditions salariales égales à celles des hommes.

Y parviendront-elles?