5/15/2010
Maman entrepreneure, bébé potiche?
La semaine dernière, The Gazette a publié un article sur le nombre croissant de mères entrepreneures au Canada. Je vous suggère d'ailleurs de lire cet article si le sujet vous intéresse.
Or, je veux attirer votre attention sur la photo qui a été utilisée pour illustrer l'article.
On y voit un bébé fille d'environ 8, 9 ou 10 mois assise bien sagement sur un divan pendant que maman, toute souriante, fait probablement fortune (mon interprétation tordue de la photo) par Internet.
Non, mais...
Avez-vous déjà vu un bébé de cet âge tenir plus de deux secondes et quart sur un divan?
Si j'arrive à me consacrer plus de 10 minutes à mon activité virtuelle pendant que bébé de 9 mois détruit mon salon, c'est un miracle. Je dois attendre la sieste pour faire en rafale tout ce que j'ai envie de faire pour mon blogue et autres activités mondaines. D'ailleurs, à compter de la semaine prochaine, il se fera garder une journée par semaine pour me permettre de mieux m'organiser.
Et vous, les mamentrepreneures, est-ce que cette photo reflète votre réalité? Est-ce que bébé fait la potiche pendant que vous brassez vos millions?
5/07/2010
Entrevue «twiteresque» : Josée St-Amand de Lily Écolo en 140 caractères (ou presque)
Pour inaugurer ce nouveau concept, je vous présente Josée St-Amand, la fondatrice de l'entreprise Lily Écolo. Josée a démarré son entreprise dans le but de mieux concilier travail et famille. Elle conçoit et vend de très jolis sacs écologiques pour faire nos emplettes. Josée a aussi un blogue et bien sûr, vous pouvez la suivre sur Twitter!
1. Qui es-tu? D'où viens-tu? Combien d'enfants as-tu?
Beauceronne d’origine, montréalaise d’adoption depuis 25 ans. Mariée, 2 garçons: 7 et 9 ans. À la maison depuis 2000, en affaires depuis 2006. (141)
2. Que faisais-tu avant de démarrer ton entreprise?
Beaucoup de choses! J'étais la reine des projets pilotes. S’il y avait quelque chose à créer et développer, j’arrivais dans le décor. (134)
3. Dans quels secteurs d'activité œuvrais-tu?
Maladie mentale, télécommunications, municipal, industrie du film, marketing de mode, cyclotourisme, ski alpin, «name it». (122)
4. Pourquoi démarrer une entreprise? C'est beaucoup de travail, non?
C’est dans mon code génétique! J'en avais envie depuis longtemps! J’ai beaucoup cherché pour trouver la bonne idée et attendu pour le bon moment.(145)
5. Quelle est la philosophie de ton entreprise?
Créer dans un esprit d’innovation. Allier environnement, vision d’affaires et équilibre de vie. (96)
6. Quels sont tes objectifs?
Je m'engage à motiver les gens à prendre le virage vert, promouvoir l’économie locale et faire équipe avec d’autres mamans entrepreneures. (139)
7. Quels sont tes projets d'avenir?
Développer des produits et partenariats pour LilyÉcolo. Sensibiliser les gens à la protection de l’environnement et au développement durable. (141)
3/10/2010
SOSgarde et la mission de Paulina : donner du répit aux parents
Il y a moins d'un an, Paulina Podgorska, mère monoparentale d'un petit garçon de 4 ans, a eu une idée pour se lancer en affaires. Du coup, elle quitta son emploi et se mit à l'ouvrage : six mois plus tard, en octobre 2009, elle accouchait de SOS garde, un service en ligne qui permet de trouver une gardienne d'enfant, d'animaux ou une aide à domicile pour aînés.D'origine polonaise, Paulina a immigré au Canada avec ses parents en 1987 et a fait ses études collégiales et universitaires ici. Elle a accepté de raconter son aventure à Mamamiiia!
Que faisais-tu avant de démarrer SOS garde? Comment as-tu fait le saut?
J'étais en marketing et en publicité et j'en avais marre. Une idée me trottait dans la tête et j'avais des sous de côté. Quand je travaillais dans la publicité, j'avais des horaires pas possibles et c'était difficile de trouver une gardienne. C'est ainsi que j'ai développé SOS garde.
Combien temps s'est-il écoulé entre le moment où tu as eu l'idée et son exécution?
J'ai immédiatement mis l'idée à exécution, mais ça m'a pris un bon six mois de préparation.
Tout ça en six mois?
Oui, au début, je voulais le faire en 3 mois! J'ai été chanceuse, j'avais de bons partenaires.
Crois-tu que ce sera long pour rentabiliser ton entreprise?
Il y a déjà une très forte demande. Les gens sont très intéressés et en deux mois et demi (NDLR: c'était en janvier) une centaine de familles sont déjà enregistrées et plus de 600 gardiennes.
L'idée de base de ce service, est de donner du répit aux parents : trouver une gardienne rapidement et éliminer le plus de stress possible dans le processus. SOSgarde n'est pas une agence de placement ou de référencement. C'est un point de rencontre avec des candidates en recherche active d'emploi. Ce que j'offre aux parents, c'est un moyen facile d'effectuer la sélection de leur gardienne, car ils ont accès à un profil très détaillé des candidates qui peuvent même préciser si elles détiennent un certificat d'antécédents criminels. Quand on cherche une gardienne, on veut avoir le choix parmi plusieurs. Je propose aussi aux parents un canevas d'entrevue pour faciliter le processus de sélection.
Quand tu as démarré ton entreprise, as-tu d'abord quitté ton emploi ou as-tu fait les deux en même temps?
Non, je n'avais plus d'emploi. J'ai vraiment coupé les ponts et je me suis lancée dans l'entreprise. Faire les deux et être mère monoparentale, c'est impossible. De ma propre expérience, si tu veux que ça fonctionne, tu dois faire les choses comme il faut. Par exemple, il faut faire une étude de marché. Pendant qu'on travaille, on peut faire une étude de marché et un plan d'affaires, mais à partir du moment où on commence à parler avec des clients potentiels, il faut s'y consacrer totalement. D'abord par manque de temps et deuxièmement, parce que tu n'as plus le coeur à ton emploi.
Avais-tu déjà de l'expérience en tant qu'entrepreneure? Y avait-il des entrepreneurs dans ta famille?
Je n'ai jamais démarré d'entreprise, mais j'ai travaillé dans une agence de pub et le processus d'acquisition de nouveaux clients m'a donné une solide expérience pour le démarrage de mon entreprise. C'est là aussi que j'ai développé mon esprit d'entrepreneurship, mon autonomie, ma créativité, ma débrouillardise. J'étais directrice des comptes dans une agence de publicité.
Au Canada et au Québec, on trouve un superbe appui et réseau pour les entrepreneurs. Je fais présentement le programme SAJE pour les travailleurs autonomes et je le recommande fortement. C'est 40 heures de formation avec des experts. Cette formation m'a permis de cristalliser mes idées.
Quelles sont les réalités spécifiques d'une mère et entrepreneure? Élever seule son enfant, c'est tout un défi, non?
Tu es toujours mère, même si tu deviens entrepreneure. La pression est toujours la même entre le travail et la maison. Oui, je suis mère monoparentale. Mais avec ma propre entreprise à domicile, je n'ai plus besoin de demander à personne pour aller chez le médecin avec lui.
Qu'est-ce qu'un réseau peut t'apporter? Par exemple, les Mamentrepreneures?
Ce qui m'attire par ce réseau, c'est de briser isolement de l'entrepreneure. De rencontrer des gens qui ont un esprit, une réalité et des problèmes communs. Sortir de la maison, voir d'autres femmes. C'est difficile d'être seule tout le temps.
Est-ce que tu gères ton entreprise uniquement de la maison?
Je sors de temps en temps, mais je gère mon entreprise principalement de la maison. Mon entreprise se passe principalement sur Internet.
Est-ce la job de rêve?
Ben...je commence à avoir mal aux yeux **rire**!
À quoi ressemble ton travail au quotidien?
Moi, je suis en marketing, et l'essentiel de mon travail est de faire du marketing. Je vois à l'optimisation continuelle de mon site, aux relations avec les usagers, aux stratégies publicitaires. J'ai construit une machine et maintenant je m'occupe de la faire rouler.
En étant entrepreneure, est-ce que ça génère plus ou moins de stress?
C'est beaucoup de stress, mais c'est un stress beaucoup plus productif. Dans mon ancien milieu de travail, la sécurité d'emploi n'existait pas et ça me générait beaucoup de stress négatif, de l'angoisse. Maintenant, avec mon entreprise, le stress me met en action. Avant de se lancer en affaires, pour mettre toutes les chances de son côté, il faut un réseau qui te supporte financièrement et qui peut t'accorder du temps. Si tu as ça, tu peux mieux gérer ton stress. Bien sûr, si je fais une erreur, c'est moi-même qui paie pour, mais si j'ai un succès, c'est moi qui en bénéficie.
Crois-tu continuer de gérer ton entreprise toute seule à long terme?
Ça va me prendre des employés si ça continue à croître comme ça. J'aimerais aussi que mon entreprise privilégie la conciliation travail-famille. Permettre le télétravail, les horaires flexibles. Ce que moi je voulais, je veux l'offrir à mes employés.
Où te vois-tu dans 5 ans?
Plus grand, plus d'offres !!!! . J'aime beaucoup la nature de cette entreprise. La plus grande satisfaction c'est le feedback des parents. Je veux continuer de faciliter la vie aux parents.
C'est donc
possible d'assouplir les règles en milieu de travail et d'obtenir des résultats?Oui, car si tu offres la souplesse aux employés, ils seront plus productifs et à long terme, ils seront plus fidèles à l'entreprise.
Dans ton ancien milieu de travail (agence de publicité), qu'est-ce qui nuisait à la conciliation travail-famille?
D'après moi, c'est la compétition. C'est un milieu très très compétitif. Il y a beaucoup de petites agences. Plus il y a de compétition, plus tu dois être performant et il y a une culture [de compétition] qui se développe. J'ai travaillé en publicité en Angleterre et en Australie et c'est ici, au Québec que j'ai trouvé ça le plus le plus difficile. La culture nord-américaine, c'est très «rought». Dans la plupart des agences, les dirigeants sont des hommes et quand tu es une femme avec des enfants...c'est pas très bien vu.
Quand on est jeune, on se donne beaucoup à l'entreprise, mais ce n'est pas forcément reconnu. Quand on vieillit, on a moins envie de tout donner. On devient moins naïf. Et quand les enfants arrivent, les priorités changent drastiquement. Je veux voir mon enfant grandir, être là pour le coucher le soir. Je ne veux pas être crevée et incapable d'apprécier mon fils.
As-tu l'impression que ce discours-là s'implante de plus en plus dans notre société?
Pour ceux qui ont le courage de changer les choses, oui. Des amies mon dit qu'elles recherchaient une entreprise qui pouvait les accommoder comme mères, même si elles sont moins payées. Mais ce n'est pas encore très répandu.
Crois-tu que ça peut changer plus rapidement si les hommes s'en mêlent?
Oui, mais ils ne vont pas s'en mêler! Il y en a certains qui vont le faire, mais la majorité est trop confortable là où elle est. Ce sont nos filles qui vont changer les choses.
Et maintenant que tu as ton entreprise, as-tu plus de temps pour toi?
Ahhhhhhhh, ça je ne sais pas....! C'est surtout la liberté qui me rend beaucoup plus heureuse qu'avant. Ça comporte des risques que d'avoir une entreprise, mais je suis tellement plus heureuse d'avoir cette liberté, de décider pour moi-même de ma destinée.
12/15/2009
Maman Autrement a le vent dans les voiles
C'est en 2007 que Fabienne Camilleri-Deghetto a fondé Maman Autrement, une boutique virtuelle, spécialisée dans les produits et soins de maternité alternatifs, dont les couches lavables et le portage. Forte de son succès, elle ouvrait son premier magasin à St-Bruno-de-Montarville en juillet 2009. En plus d'y trouver une vaste gamme de produits, on y offre notamment des ateliers de massage bébé, de portage, de langage des signes, de naturopathie, d'acupuncture et d'éducation des enfants. Maman Autrement participe aussi au projet de recyclage des couches lavables via l'organisme CASIRA.La semaine dernière elle mettait en ligne un tout nouveau site transactionnel où l'on peut se procurer tous les produits qu'elle propose dans son magasin. Récemment, son entreprise était lauréate du Gala Éco-responsable 2009 de la Chambre de commerce de St-Bruno-de-Montarville.
Maman de deux garçons, l'un de trois ans et demi et le petit dernier de 10 mois, son choix de devenir entrepreneure lui permet de concilier travail et famille avec beaucoup souplesse et ce, même si l'entrepreneuriat requiert beaucoup de travail. Elle a accepté de répondre aux questions de Mamamiiia! :
1. Comment t'est venue l'idée de créer Maman Autrement?
La boutique virtuelle a été créée en 2007, après ma première grossesse. L'idée de partir cette entreprise est venue de mon désir de trouver des alternatives naturelles à la grossesse et à la maternité. Je ne voulais pas opter pour des solutions conventionnelles. Je cherchais des ressources et je n'en trouvais pas . Même chose concernant le portage et les couches lavables. J'ai trouvé plusieurs ressources en Europe et je me suis dit que je devais partager ces connaissances ici.
2. Étais-tu entrepreneure avant de démarrer Maman Autrement?
Non. En France, j'ai travaillé 10 ans dans le commerce international, c'est-à-dire, le transport maritime, aérien et routier. Nous sommes arrivés au Québec en 2002 et j'ai encore travaillé dans ce domaine pendant trois ans, puis je me suis mise à fabriquer des bijoux. Je le faisais par plaisir, mais quand la production est devenue plus importante, j'ai laissé tomber.
C'est après que j'ai démarré Maman Autrement, qui était alors une boutique en ligne, car je voulais mieux concilier travail et famille. Je bénéficiais d'horaires flexibles dans le confort de mon foyer.
3. Est-ce que c'est facile de démarrer une boutique en ligne?
Oh non, on a travaillé très fort! Or, quand on quand on a commencé, même si c'était seulement il y a trois ans, il y avait peu de produits et de boutiques en ligne dans mon domaine et j'ai immédiatement eu le privilège de me démarquer par les produits que j'offrais. Encore maintenant, il y a beaucoup de produits qu'on ne trouve pas ailleurs et que j'ai à ma boutique.
4. As-tu réussi à rentabiliser rapidement ton entreprise?
Oui, très rapidement, car quand j'ai démarré mon entreprise, c'était vraiment une entreprise. Je ne faisais pas ça à temps perdu, ici et là, pour gagner un peu d'argent. J'ai vraiment pris ça au sérieux.
5. Est-ce que tu crois qu'on peut survivre en ne vendant que des couches lavables ou doit-on diversifier son offre?
Il y a quelques entreprises [de couches lavables] qui tiennent le coup, car elles ont beaucoup misé sur le marketing et ont fait les choses en grand. Il faut être capable de produire et de répondre à la demande. On ne peut pas dire au client qu'il y a deux mois d'attente pour avoir des couches. Souvent, les mamans qui font ça à la maison n'arrivent pas à fournir. Il y a en apparence beaucoup de compétition, mais plusieurs affichent une boutique en ligne, mais n'ont pas de stock. Moi, quand j'ai ouvert ma boutique, j'avais tous les produits et je pouvais les expédier en 24-48 heures. C'est ça, je crois qui a fait le sérieux de l'entreprise.
6. En démarrant ton entreprise, as-tu réellement réussi à mieux concilier ton travail et les besoins de ta famille?
Au début, j'ai beaucoup travaillé les soirs et parfois les fins de semaine. Je me mettais des limites, mais je travaillais souvent jusqu'à 1 heure du matin. Mon premier garçon a commencé officiellement la garderie à temps partiel à treize mois puis à plein temps à 18 mois. À cet âge, je me sentais moins bonne mère car je n'arrivais plus à m'occuper de lui à temps plein et moins bonne entrepreneure car je n'arrivais pas à faire mes choses à temps.
7. Donc, on ne part pas son entreprise pour garder ses enfants avec soi?
Non. Je n'aurais pas été capable de faire les deux à temps plein. Être maman est un boulot à part entière et il y a des limites à être polyvalente. Démarrer son entreprise est aussi quelque chose de sérieux et de demandant. Moi ce que je voulais, c'était de ne pas avoir de contrainte d'horaire.
Encore aujourd'hui, ma boutique a des horaires de « maman ». Elle est ouverte de 10h à 16h30. Je ne voulais pas avoir à lever mes enfants à 6:00 du matin pour les amener ensuite à la garderie à 7:00 parce que je travaille à Montréal à 8:00.
Lucas, mon premier garçon, est le dernier arrivé et le premier parti à la garderie, même si ça dérange parfois les éducatrices, car il arrive ou part en plein milieu d'une activité de bricolage. Je voulais que mon fils soit le plus souvent possible avec moi. Ce sont des horaires facilement adaptables. Je peux facilement annuler ma journée de travail pour faire une activité avec mes enfants.
8.Le fait d'ouvrir une boutique de plein pied, est-ce que ça change ta réalité de conciliation travail-famille?
Je crois que c'est même mieux qu'avant, car maintenant mes horaires sont structurés et je ne travaille presque plus le soir et les fins de semaine. Quand je travaillais de la maison, c'était facile d'aller passer une heure ou deux dans le bureau et de continuer à travailler sur l'ordinateur.
9. Crois-tu que c'est accessible de démarrer une entreprise? Est-ce plus demandant que de travailler comme salariée?
Oui c'est accessible, mais il y a beaucoup d'entreprises qui ne durent pas. Moi, j'ai aussi une casquette de distributeur pour certains produits. C'est fou le nombre de courriels que je reçois pour de nouvelles entreprises qui ouvrent ici et là, mais qui disparaissent très rapidement. Avant d'avoir mon entreprise, ça me paraissait tellement facile de démarrer une boutique. Or, à un certain point, beaucoup se rendent compte que c'est aussi beaucoup de travail, beaucoup d'investissement : des frais fixes, etc. Il faut vraiment être passionné par ça. C'est plus demandant que d'être salariée car tu es dedans en tout temps. La nuit, ta tête continue de travailler. Quand tu es salariée, tu fais ton 9 à 5 et c'est fini, en principe. T'as moins de responsabilités sur les épaules. Je me sentais plus libre comme salariée.
10. Que conseillerais-tu à une future mère entrepreneure?
Ça dépend de ce qu'on veut : si on veut une entreprise un peu comme un passe-temps ou si on veut vraiment se partir en affaires. Pour se partir en affaires, il faut un plan d'affaires, des objectifs. Ce n'est pas du loisir.
11/22/2009
Mamentrepreneure et millionaire

Parmi les mères qui décident de se lancer en affaires pour mieux gérer famille et travail, certaines s'en tirent mieux que d'autres. C'est le cas de Anne-Laure Costanza, présidente de Envie de fraises.fr, une boutique virtuelle de vêtements de maternité. J'ai d'ailleurs eu le bonheur de la rencontrer l'an dernier à Paris. Sa boutique fait un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros par année. C'est pas rien!
Une entrevue avec celle qui est également présidente de l'association des Mompreneurs France a été publiée hier dans le Rue 89. Son histoire saura certainement inspirer celles qui, parmi vous, ont envie de se lancer.
11/16/2009
Valérie Hains, une « mamentrepreneure » déterminée
Valérie Hains, une enseignante de formation de St-Charles-de-Bellechasse, est l'une de ces mères québécoises qui, après avoir eu quatre enfants, a décidé de fonder sa maison d'édition. En cours de route, elle s'est rendue compte qu'il n'existait pas de ressources spécifiques pour aider les mères entrepreneures dans leur projet. C'est ainsi qu'elle a fondé une association pour elles, les Mamantrepreneures Inc. On a récemment parlé d'elle dans Le Soleil (ici et ici ).Elle a eu la gentillesse de répondre à mes questions :
Les Mamantrepreneurs ont été fondées en mai 2009. Comment as-tu eu cette idée?
En faisant mes démarches pour fonder mon entreprise d'édition, je me rendue compte que les personnes qui me donnaient du coaching en entrepreneuriat étaient très sympathiques et compétentes, mais qu'elles n'avaient pas le même vécu de moi qui a quatre enfants à la maison. Je me suis allée voir sur Internet s'il y avait des associations de mères entrepreneures au Québec. J'en ai trouvé aux États-Unis et au Canada anglais, mais rien ici.
En mai, l'idée a germé. J'ai ensuite testé le marché pour voir quels étaient les besoins des mères d'ici. J'ai contacté des regroupements en France (Céline Fenié, notamment). Je me suis associée avec deux autres mères. On a fait les démarches pour officialiser le groupe des Mamentrepreneurs. Nous en avons fait une entreprise dont 10% des profits vont à une cause pour aider les mères ou les enfants. Notre portail web sera en ligne au début de décembre. Aussi, nous donnons toujours nos contrats à des mères qui ont des entreprises. Donc, notre site sera réalisé par une mère entrepreneure.
Quelle est votre mission?
La mission des Mamentrepreneurs Inc. est de rassembler toutes les mères entrepreneures au niveau provincial ainsi que celles qui aimeraient démarrer une entreprise. Il y a la « curieuse » : elle en congé de maternité ou mère à la maison et a le goût de s'accomplir autrement qu'en allant travailler, mais ne sait pas encore comment s'organiser. Il y a ensuite la « fonceuse » : celle qui dit « oui, je sais où je m'en vais et je veux créer mon entreprise ». Enfin, « l'accomplie » a déjà son entreprise et veut faire bénéficier les autres de son expérience.
Quelles sont les activités des Mamentrepreneures?
À compter de janvier, par exemple, en partenariat avec le Ministère de l'éducation, nous donnerons le cours « Comment démarrer une entreprise » via une salle de cours virtuelle. Les participantes pourront le suivre de la maison. C'est aussi un réseau d'échange via les « Mamcafés » qu'on organise mensuellement. On a commencé à Québec nous en avons déjà fait sept à ce jour. Le 16 novembre nous serons à Brossard et le 17 à Laval. Nous avons déjà une dizaine d'inscriptions pour chaque événement. Ensuite, nous irons à Sherbrooke le 23 novembre. Nous avons aussi des demandes pour Gatineau et Ottawa.
Que faites-vous lors des « mamcafés »?
Dans la première heure, les mères sont invitées à se présenter. Nous avons organisé des mamdating par exemple, où au début de la rencontre, chaque mère doit rencontrer le maximum de participantes, le plus rapidement possible (activité inspirée du speedating). Lors de la deuxième heure, nous abordons un sujet de discussion qui a été envoyé à l'avance. Par exemple, « Pourquoi devenir Mamentrepreneur? » Durant la troisième heure, les participantes sont invitées à présenter leur entreprise, partager nos idées ou même à faire tester leurs produits. Des partenariats « naturels » se créer entre elles.
Le mamentreprenariat est-il accessible à toutes les mères?
Oui, c'est accessible, mais ce n'est pas tout le monde qui va être bien avec ça. Il faut vraiment avoir une façon de penser où la famille passe en premier. L'entreprise doit passer en deuxième.
Il faut avoir des valeurs familiales assez fortes pour survivre au mamentreprenariat. On est souvent isolée, dépassée par les événements. Nous, (les Mamentrepreneures) nous sommes là pour leur donner des ressources pour mieux s'organiser. Nous voulons instaurer du mantorat avec des mères déjà en affaires. N'importe quelle passion peut devenir une idée d'entreprise.
Financièrement, comment fait-on pour démarrer une entreprise à domicile?
On peut se tourner vers le programme de Soutien au travailleurs autonomes (STA) si on est déjà salariée, au chômage ou en congé parental. Or, les mères à la maison n'y ont pas droit et je me bats un peu là-dessus. Je veux que les mamentrepreneurs aient un pouvoir économique et social. En m'associant avec des partenaires, je veux faire un gala annuel, créer des bourses pour aider les mères à démarrer leur entreprise.
Comment une salariée pourrait-elle faire le saut?
On ne fait pas le saut du jour au lendemain. On doit mijoter son idée et certaines mères ont mis un an ou plus pour mettre leur projet sur pied. Certaines ont conservé leur emploi et ont créé une boutique en ligne qu'elles gèrent le soir et les fins de semaine. Ca arrive souvent quand on est en congé de maternité parce qu'on dispose d'un peu plus de temps pour mûrir et mettre en place son projet.
Qu'est-ce qui distingue une mère entrepreneure d'un autre entrepreneur?
Elle ne veut pas nécessairement faire trois millions par année et faire des affaires à l'international.
La compétition est plus seine. Les mères sont plus sensibles entre elles. Leurs objectifs sont moins élevés, des objectifs plus adaptés à leur réalité. Quand mes enfants seront tous les quatre à l'école, je pourrai me fixer d'autres objectifs en fonction de cette nouvelle réalité. Nous sommes capables de vivre avec un succès qui ne sera pas immédiat.
Peut-on vraiment mieux concilier travail et famille en étant son propre patron?
Je pense que ça se joue au niveau des valeurs familiales. Si pour toi, c'est plus important d'être le plus possible avec tes enfants, c'est ce qui va passer en premier. Pour moi, je me sens très mal d'envoyer mes enfants à la garderie avant 3 ans. Je voulais être là quand mes filles reviennent de l'école. C'était important pour moi d'être toujours disponible. Je peux jongler avec mon horaire. Je peux me fixer mes propres objectifs.
Est-ce difficile de travailler avec les enfants à la maison?
Certaines mères vont faire garder leurs enfants à temps partiel. Moi, mes deux plus jeunes dorment 2-3 heures durant la journée. Le jour, je travaille sur mon projet d'édition et le soir, je réponds à mes courriels pour les Mamentrepreneures. Il faut adapter nos horaires selon nos réalités familiales.
Viens-tu d'une famille d'entrepreneurs? D'où vient ton goût pour l'entrepreneuriat?
C'est drôle que tu me poses la question, car je me l'ai justement posée récemment. Mes parents ne sont pas du tout entrepreneurs. Je me suis rendue compte que ça vient de ma grand-mère maternelle. Ma mère était fonctionnaire et je me faisais toujours garder chez mes grands-parents. Ma grand-mère était très entreprenante pour son époque. Elle a eu un restaurant à domicile et elle faisait des lavages. Mon grand-père avait son camion et il était propriétaire d'immeubles à logements.
As-tu un conseil à donner à des mères qui veulent démarrer leur entreprise?
Aller voir les ressources qui existent. Plusieurs ont de bonnes idées, mais elles ne vont pas voir les ressources qui existent pour structurer leur projet. On a pas toutes les compétences et il faut aller les chercher. Il faut suivre une formation en démarrage d'entreprise. Ça prend aussi de la créativité, de la persévérance et du soutien. Nous ne sommes pas des superwomans. Il faut bien s'entourer tant que sur le plan de l'entreprise que sur le plan familial.
10/15/2009
Un concours sur Maman Shopping (et oui, les Québécoises peuvent aussi participer!)
Pour participer au concours, il suffit de vous rendre sur cette page et d'y inscrire un commentaire incluant le numéro de l'objet que vous trouvez le plus utile et dire pourquoi. Un tirage au sort sera effectué parmi les commentaires. De nombreux prix à gagner :
1er prix : Une machine à café Senseo
2e et 3e prix : un bon d’achat de 50 € chez Maman Shopping
4e et 5e prix : un bon d'achat de 20 € chez Maman Shopping
Vous pouvez voter du 5 octobre au 5 novembre. Le tirage au sort des gagnants aura lieu le 6 novembre 2009.
Je vais enregistrer mon vote de ce pas (moi, c'est le parapluie pour poussette que j'aime!), bonne chance!
ps : Maman Shopping accepte les commandes du Canada.
3/15/2009
Une vitrine pour les mères entrepreneures françaises
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les mères entrepreneures françaises ont été très actives pendant l'hiver. Depuis quelques semaines, un site-vitrine a été lancé afin de donner un maximum de visibilité aux "mompreneures" de l'Hexagone. Le projet a été mené par Céline Fenié, fondatrice de Maman Shopping, ainsi que du regroupement des Mompreneurs qu'on retrouve aussi sur Facebook.Le répertoire compte 200 mères entrepreneures qui oeuvrent dans de nombreux domaines : Soins & beauté, mode enfant, mode maman, gastronomie, organisation d'événement, décoration, etc.
Celles qu'on désigne en tant que "mompreneures" sont des mères qui ont choisi de fonder une entreprise à domicile pour faciliter la gestion travail-famille. Le phénomène est déjà fort bien établi aux États-Unis et au Canada anglais. Il est désormais en pleine croissance en France.
Pour le Québec, il y a bel et bien plusieurs mères entrepreneures, mais je n'ai pas encore trouvé de données pour mesurer l'ampleur du phénomène.
1/08/2009
Les mamans françaises sont déchaînées!
Elles se déchaînent, multiplient les occasions de réseautage et les médias s'intéressent au phénomène :
Le 16 janvier prochain une soirée de réseautage intitulée "Les mamans se déchaînent" est organisée par Céline Fénié, la fondatrice du groupe Mam'preneurs (et ici sur Facebook) et Marlène Shiapa, auteure du blogue Maman travaille). La soirée aura lieu au sympathique Poussette café à Paris (voir mon billet sur ma visite au café ici).
Céline Fénié a d'ailleurs pris l'initiative de créer un recensement des mères entrepreneuses françaises et son projet semble avoir du succès à voir le nombre de messages reçus sur Facebook.

L'intérêt pour les mères entrepreneures et les mères tout court croit en France. Pour sa part, la fondatrice du réseau Mompreneurs France (et ici sur Facebook) Anne-Laure Costanza (Enviedefraises.fr) nous apprend que certains médias français sont à la recherche de "cas". Voici son message (je me suis permise de faire un copié-collé) :
1) Le magazine PARENTS cherche 3 témoignages pour son prochain numéro :
-Une mompreneur qui a lancé son activité mais PAS sur Internet
-Une femme qui se sentirait mieux dans son corps depuis qu’elle est maman : plus jolie, plus sexy...
-Une femme qui se sentirait mieux dans sa tête depuis qu’elle est maman : plus affirmée, plus épanouie…
2) FRANCE 3 cherche 2 mompreneurs habitant la région parisienne pour un reportage :
-Une future mompreneur qui hésite à lancer son activité
-Une mompreneur qui démarre juste
3) Le FIGARO Madame :
-Une mompreneur qui a lancé son activité avec son mari
-Une mompreneur qui a revendu son activité et qui… est au foyer !
Si vous correspondez à ce profil, communiquez directement avec Anne-Laure : anne-laure@enviedefraises.fr
Bonne nuit!
12/11/2008
Maman + bébé + poussette = café
Pendant mon séjour, j'ai profité de l'occasion pour visiter le Poussette Café, vous connaissez?
Tous ceux et celles qui ont eu ou qui ont présentement des enfants en bas âge savent à quel point il est difficile de s'installer confortablement dans un café avec des enfants. La poussette devient vite un objet indésirable, les toilettes ne sont pas toujours équipées d'un table à langer (quoique c'est de plus en plus fréquent au Québec) et surtout, nos enfants ne peuvent supporter l'inertie plus de dix minutes. Après, ça chiâle, ça braille et bref, tous les clients nous regardent de travers et il ne reste plus qu'à partir. Règle générale, l'activité qui consiste à "aller dans un café pour relaxer" est rapidement abandonnée dès que nos bébés sont capables de se tenir sur leurs pattes, et même avant!
C'est ainsi que Laurence Constant – qui a eu la gentillesse de me recevoir mardi - a eu l'idée de créer, il y a 18 mois, le Poussette-café, un lieu destiné aux futures mamans ainsi qu'aux parents de jeunes enfants. Situé au 6 rue Pierre Semard à Paris– juste en face du petit parc du Square Montholon, le café – qui fait 80m carrés - a entièrement été aménagé pour recevoir les enfants avec leurs parents : "garage" à poussette, espace de jeux, chaises-hautes et toilettes équipées d'une table à langer. Les parents peuvent partager un repas avec leurs enfants puisque le menu a même été adapté pour les petits et les bébés.
En plus d'offrir un espace convivial pour les petits et leurs parents (mais ce sont surtout des mamans), le Poussette café propose aussi des ateliers mère-enfants : ateliers de chant prénatal, ateliers de chant avec bébé, ateliers de massage pour bébé, ateliers de portage ainsi que des déjeuners-rencontres avec une psychologue qui anime des séances sur le thème de notre nouvelle vie de maman.
Le café abrite aussi une petite boutique dont la version virtuelle devrait être en ligne ces jours-ci. Sa collection propose de nombreux produits écologiques ainsi que des vêtements et des jouets artisanaux. La salle est aussi louée pour des événements spéciaux ou encore pour des fêtes d'enfants.
Voici deux reportages diffusés en 2008 :
Un concept qui existe aussi à Montréal et dans les environs
Des cafés semblables, on en trouve quelques uns à Montréal. Le plus connu est le Maman, bébé, café situé à Notre-Dame-de-Grâce où les mères peuvent notamment suivre des cours de Salsa avec bébé, mais il y a aussi Kavaloo, un restaurant familial situé à Outremont, Enfants & compagnie à Montréal-Nord, ainsi que la boutique Pousse-Pousse située dans le Vieux-Longueuil et qui vient d'inaugurer un espace café-causerie et une aire de jeux.
Le Kazoom Café à Dollard-des-Ormeaux et le Funtopia à Brossard ont des airs de famille avec le concept, mais sont conçus pour des enfants plus vieux et offrent des installations de jeux plus élaborées.
En connaissez-vous d'autres?
PS : Lire aussi l'appréciation du Poussette café par Innamorata, les Boutchous et Initiales bébé .
[Billet édité le 12 décembre 2008]
Autres adresses suggérées par les fidèles de Mamamiiia :
Corinne a dit : Aux Libellules à Rennes. C'est un café intergénérationnel "bucolique et ludique." Je mets le lien vers le blog tenu par Karine sa fondatrice,http://auxlibellules.over-blog.com/ et vers le site : http://www.auxlibellules.fr/
Mawie a dit : Un autre ouvert récemment à Montréal (Ahunstic): Lili Café
http://www.lilicafe.ca/
Merci les filles!
12/08/2008
Les "Mompreneurs" en France : ça explose!
Ces mères qui décident de fonder une entreprise pour mieux concilier leurs désirs de réalisation professionnel et la vie de famille sont déjà nombreuses aux États-Unis et dans les provinces anglophones du Canada. Au Québec, le phénomène est plus limité, mais semble se développer : j'ai déjà cité plusieurs exemples dont Lily Écolo et Delegatus pour ne nommer que ceux-là. Or ici en France, le phénomène des mères entrepreneures est en pleine expansion : la difficulté de trouver un service de garde, la rigidité des horaires de travail, combinés à un sentiment de stagnation professionnelle une fois devenue maman sont des facteurs qui motivent la création d'entreprise, souvent à domicile. En créant leur propre entreprise, ces mères aspirent à une plus grande flexibilité pour gérer leur horaire tout en se réalisant pleinement sur le plan professionnel. Certes, les risques financiers de démarrage d'entreprise sont importants comme dans n'importe quel cas de démarrage, mais il existe - chez nous comme ailleurs - de nombreux success story : au Canada, Robeez est sans doute l'emblème par excellence de ce nouvel entrepreneurship.Les mompreneurs françaises s'organisent
Hier, lors d'une sympathique rencontre avec Anne-Laure Costanza, la fondatrice de Envie de fraises.fr, une boutique de vêtements de maternité en ligne, elle me disait que la tendance des mères entrepreneures en France explose littéralement et elle s'attend à ce que la tendance soit encore plus marquée à compter de 2009 grâce à l'entrée en vigueur du nouveau statut d'autoentrepreneur, une mesure visant à faciliter la création de petites entreprises en France. Cette mesure a été mise de l'avant afin de stimuler la création d'entreprises.
Signe des temps, les mompreneurs françaises s'organisent et se regroupent au sein d'organisations : pour sa part, Anne-Laure Costanza a récemment fondé Mompreneurs France, une association qui vise à donner de la visibilité aux entreprises fondées par des mères, mais aussi à offrir du soutien auprès de celles qui désirent fonder leur entreprise sans savoir par où commencer. Les Mompreneurs France sont également sur Facebook et comptent déjà 49 sympathisantes. Son groupe organisera notamment un concours pour désigner la Mompreneur de l'année, des rencontres aux deux mois (Mompreneurs Friday) et fera également du lobbying auprès du gouvernement pour promouvoir l'existence des mères entrepreneures.
Mais elle n'est pas la seule à vouloir rassembler les mompreneurs françaises : Céline Fenié, la fondatrice de MamanShopping.com, qui animait déjà un blogue appelé Maman et Entrepreneuse
a créé une organisation appelée Mom'preneurs. En plus d'animer un blogue qui se veut le rassemblement des mompreneurs françaises, son groupe organise mensuellement des petits groupes de discussion dans les cafés (MamCaf) et a récemment mis sur pied une première initiative commune, le marché de Noël des Mompreneurs. (Corinne Dillenseger qui anime le blogue Tout pour elle a d'ailleurs écrit un billet qui explique plus en détail la démarche de Céline Fenié).
Combien y a-t-il de mompreneurs?
Cela dit, les mères entrepreneures ne sont pas encore recensées en France et il est difficile de chiffrer le phénomène. Par ailleurs, selon un article de la journaliste Lisa Wright publié dans le Toronto Star au printemps dernier, il y aurait 821 000 mères entrepreneures au Canada générant des revenus de 18 milliards de dollars. Le nombre d'entreprises créées par des femmes au Canada aurait plus que doublé depuis dix ans. Selon le magazine Entrepreneur.com, il y aurait 10.6 millions de mères entrepreneurs aux États-Unis, générant pas moins de 2.5 billions (ou 2.5 trillion en anglais) de dollars de revenu annuel (Août 208). Enfin, selon le Center for Women's Business Research on estime que 20% des entreprises qui génèrent plus de 1 million de dollars de revenu appartiennent à des femmes.
Ps : À Montréal au Québec, il existe un groupe appelé The Montreal Mom's Town Mompreneurs Group, qui a été fondé par Mary Seferian, une mère de deux enfants qui a fondé trois entreprises. Néanmoins, le réseautage des mompreneurs francophones est encore embryonaire.
11/26/2008
Mère, avocate et entrepreneure
Alors qu'elle avait presque atteint son objectif, elle fut confrontée à la dure réalité : le cabinet n'était pas adapté à sa nouvelle vie. Trop difficile de concilier travail et famille.
Elle démissionna et décida, en 2005, de fonder son propre cabinet, Delegatus, même s'il s'agissait d'une démarche très risquée. Son cabinet est en grande partie virtuel : ses associées travaillent aussi de leur domicile. Sa spécialité : offrir des services juridiques abordables à des entreprises en démarrage.
Elle était parmi les lauréats du concours Arista en 2006 qui vise à reconnaître le talent des jeunes entrepreneurs. En octobre 2008, elle était lauréate du prix des femmes d'affaires du Québec. Bravo!
11/23/2008
Des cadeaux à acheter?
Il n'est pas encore trop tard pour faire votre magasinage de Noël en ligne.Si vous détestez les soirées de magasinage de dernière minute dans des centres commerciaux surchauffés et plein de madames-qui-sentent-le-parfum-trop-fort, prenez-vous d'avance et commandez en ligne!
Une bonne suggestion bien de chez nous: Cadosphère . Cette boutique virtuelle a été fondée il y a deux ans par Anouk Hébert dont l'entreprise est située (virtuellement) à Longueuil.
Bref, la beauté de Cadosphère, c'est d'être entièrement de chez nous, de proposer de nombreux produits d'entreprises québécoises et canadiennes dont plusieurs ont été fabriqués ici. Anouk Hébert favorise les produits écologiquement et économiquement responsables (même les emballages). Et puis, j'ai fait le tour de son catalogue et elle a de très jolies choses dont ceci et cela...
Je vous recommande aussi de lire son blogue où elle parle de son entreprise et notamment de ses péripéties récentes avec Desjardins (ici et ici)...Certaines entreprises québécoises ne sont malheureusement pas encore très développées sur le plan du commerce en ligne.
Autres bonnes adresses
Bien entendu, vous aurez sans doute besoin de fouiner ailleurs et, que ce soit pour dénicher de bonnes idées ou pour acheter, MSN/Sympatico propose 69 adresses pour faire votre shopping de Noël en ligne.Parmi les idées suggérées par MSN/Sympatico, l'une d'elle a retenu mon attention : Alphakid propose de créer une histoire personnalisée pour votre enfant. Ainsi, le héros ou l'héroïne de l'histoire prend les caractéristiques de votre fils ou
de votre fille : cheveux, yeux, couleur de la peau, etc. L'histoire met aussi en scène les amis et les membres de la famille. Un livre personnalisé standard coûte une trentaine de dollars (c'est un peu cher, mais quand on veut impressionner la galerie, je suppose que ça vaut le coup (et le coût!)!Si vous avez d'autres idées pour le magasinage en ligne, envoyez-les moi ou ajoutez-les via les commentaires!
11/18/2008
Savvy Mom de Toronto

En ce début de semaine, j'étais à Toronto pour le travail et au hasard d'une conversation, une collègue me vantait l'excellent boulot de Minnow Hamilton et de Sarah Morgenstern, les deux mères torontoises qui ont fondé Savvy Moms (traduction libre : mères débrouillardes).
L'idée de leur webzine a germé en 2004 lors d'une pause-café dans un Starbucks. Elles rêvaient de créer une publication qui aiderait les mères à relever les multiples défis de la vie quotidienne. Neuf mois plus tard les deux mères de famille accouchaient de leur entreprise. Et elles semblent réussir avec brio! Depuis, elles ne cessent d'accumuler les succès et elles remportaient en 2007 le I-Parenting Award. Leur site comporte désormais plusieurs éditions adaptées aux marchés de Vancouver, de Calgary et de Ottawa et récemment un forum pour les mères de plusieurs autres villes canadiennes dont Montréal. Elles proposent d'excellents produits pour les mères et leurs enfants et recommandent aussi des idées pour le bien-être des mamans, des suggestions de restaurants pour la famille et autres sorties à faire avec les enfants. Petit détail intéressant : elles ne sont pas rémunérées pour les produits dont elles font la promotion.
Évidemment, elles ne sont pas seules dans cette aventure : quatre autres mères de Calgary, Ottawa et de Vancouver alimentent les rubriques de ce webzine et un peu moins d'une dizaine de correspondantes internationales sont à l'affût de trouvailles originales pour révolutionner la vie des mamans. Leur section Shop Savvy est remplie de très belles idées-cadeaux provenant de fournisseurs canadiens très agréables à découvrir dont Honey Bunch, Applause Toy Store (Muskuka, Ontario), Lavish and Lime (Vancouver), GingerBreadMonkeys (deux mompreneurs canadiennes) et MomenTotes, qui propose de jolis sacs confectionnés à partir de vos photos préférées.
Et pour finir...les Savvy Moms nous propose le Smilebox : cette petite application que vous installez sur votre ordinateur vous permet d'envoyer de jolis mini-albums personnalisés à votre famille et à vos amis. En fait, il s'agit d'un logiciel de scrapbooking. Je l'ai essayé et j'en suis ravie! La version gratuite vous permet de faire de jolies créations. Voyez le résultat par vous-mêmes :
![]() |
| Make a Smilebox scrapbook |
[23 novembre 2008]
Je viens de recevoir la Newsletter des Savvy Mom et wow, j'ai vraiment envie de courir à l'épicerie pour faire cette petite recette si simple....miam!
10/26/2008
"Executive job"? Des mères britanniques disent "Non merci!"
En septembre dernier, la Equality and Human Rights Commission, l'observatoire de l'évolution des droits de la personne en Grande-Bretagne a relevé, pour la première fois en cinq ans, une diminution de la présence des femmes dans les postes d'autorité et d'influence en Grande-Bretagne. Selon Sex and Power 2008 (disponible en pdf ou Word), il y a moins de femmes parmi les ministres, les juges, les dirigeants de journaux nationaux ou à la tête des services de police, de santé, d'associations syndicales ou professionnelles. La même tendance est observée pour les postes au sein des conseils d'administration et postes de dirigeants des grandes entreprises.Les résultats de ce rapport ont été rapportés dans le Times de Londres. L'influent quotidien constate une tendance déjà observée depuis quelques années aux États-Unis : des femmes instruites et destinées à une carrière prometteuse au sein de grandes entreprises ou dans la fonction publique refusent de poursuivre leurs ambitions initiales et choisissent plutôt de se réaliser en créant leur propre entreprise à domicile. Ce choix leur permet de gérer plus facilement la vie de famille et tout en comblant leur besoin de réalisation professionnelle.
Les femmes sont-elles pour autant victimes de discrimination dans les hautes sphères? Pas forcément, avance Margarette Driscoll, l'auteure de l'article. Pour se hisser au sommet, il faut être prêt à faire de nombreux sacrifices. Compromettre la vie de famille ne cadre plus parmi les valeurs d'un nombre croissant de femmes. Les emplois traditionnellement reconnus dans la sphère du pouvoir ne sont peut-être plus aussi attrayants qu'ils ne l'étaient autrefois pour les femmes. L'inflexibilité et les exigences de ces emplois sont telles que bien des femmes refusent carrément de gravir les échelons et préfèrent trouver un autre moyen de se réaliser. Selon le Times, plus d'un millions d'entreprises auraient été fondées par des mères britanniques depuis quelques années.
Toujours en Grande-Bretagne , les enjeux auxquels doivent faire face les parents ressemblent beaucoup aux nôtres : dans Parents with Attitude, Jennie Bristow, une journaliste britannique et mère de deux jeunes enfants, fait une revue de l'actualité sur tout ce qui touche la conciliation travail-famille (ou l'inverse!). Elle informait récemment ses lecteurs de la tenu d'un débat public (auquel elle participera) qui aura lieu le 1er novembre prochain intitulé "Battle for the Family". Trois thèmes seront initiés lors de ce débat initié par l' Institute of Ideas : 1) la professionnalisation du rôle des parents 2) les familles sont-elles au coeur des problèmes sociaux? 3) les mauvais parents : est-ce uniquement une question de classe sociale? (traduction très libre!) Si vous êtes à Londres le weekend prochain, la conférence a lieu au Royal College of Art...vous pouvez toujours passer par là!Jennie Bristow tient également une chronique décapante dans Sp!ked intitulée Guide to Subversive Parenting. Des heures de plaisir à lire!
9/25/2008
Podcast, Vcast : les mères américaines se branchent!
Mais voilà, on n'arrête pas le progrès! La tendance de l'heure : le podcast ou le videocast (vlog ou Vcast pour les intimes). Un podcast ou un videocast est une capsule audio ou video réalisée à la manière d'une émission de radio ou de télévision que l'on peut télécharger sur son lecteur de Mp3 (de type Ipod, par exemple) à partir de ITunes ou d'un site spécialisé comme Podango. Dans la plupart des cas, les podcasts et les Vcast peuvent aussi être écoutés et regardés directement sur Internet.
Ces émissions ou capsules, qui sont de durées variables, sont des productions maison, souvent réalisées à partir des moyens du bord. Certaines les enregistrent dans leur salon ou leur cuisine tandis que d'autres ont accès à des studios. D'autres, qui bénéficient de revenus publicitaires plus élevés, réalisent des émissions plus sophistiquées. Elles abordent tous les sujets classiques qui intéressent les mères : comment tenir les enfants occupés par journée de pluie, comment évaluer les jouets et autres produits pour enfants ou comment éduquer nos petits monstres . Certaines reçoivent même des spécialistes de l'enfance ou se déplacent en reportage.
Gretchen et Paige, deux mères à la maison, animent un podcast depuis mars 2005. En 2008, elles ont décidé de prendre de l'expansion en réalisant des Vcast. Paige a cinq enfants et Gretchen en a deux. Leur videocast hebdomadaire, MommyCast est hébergé par Podango Network qui regroupe dans son réseau près de 1 000 auteurs de podcasts. MommyCast regroupe sous sa bannière MommyCast and friends une dizaine d'autres mères auteures de podcasts.
Quelques suggestions :
Mommy of Many (podcast)
Une mère de neuf enfants et épouse d'un militaire raconte ses tranches de vie.
Cool mom (videocast)
Une mère, qui est également humoriste et animatrice à la télé, donne son point de vue sur divers sujets.
Babies and moms radio (podcast)
Quatre mères discutent de leur expérience avec leurs propres enfants. L'une d'elle a neuf enfants et une autre en a six. Deux d'entre elles ont une emploi rémunéré et les deux autres restent à la maison avec les enfants.
The Creative Mom Podcast
Une mère propose des activités pour stimuler la créativité des enfants
Je n'ai rien trouvé en français et je n'ai rien cherché du côté du Canada anglais. Si jamais vous voyez un vlog ou un podcast de mère au Canada, dites-le moi!
6/27/2008
La Coopérative du Cercle des Supermamans

En 2007, Claudie Arsenault fondait le Cercle des Supermamans, une plateforme vouée à promouvoir les services destinés aux familles québécoises. En août 2007, son entreprise individuelle devenait une coopérative et Claudie Arsenault s'adjoignait deux autres mères, Émilie Robitaille et Julie Audet, qui elles aussi avaient envie de partager cette aventure.
Toutes trois originaires de la région de Québec, ces jeunes mères très dynamiques ont fait le pari de démarrer cette entreprise afin de trouver un meilleur équilibre entre leur désir de réalisation personnelle et leur progéniture (elles ont chacune trois marmots!), mais également pour offrir un service qui permettrait de renseigner les familles sur les ressources québécoises destinées aux familles et pour organiser des activités familiales. La Coopérative du Cercle des Supermamans compte plus d'une douzaine de collaboratrices à travers la province.
Selon l'information trouvée sur leur site, dès septembre 2007, le site de la Coopérative comptait 200 membres (607 usagés en juin 2008), la lettre d'information comportait 800 inscrits (plus de 2000 en juin 2008) et 125 partenaires y mettent en valeurs leurs ressources. Au cours de l'été 2007, les treize activités organisées par la Coopérative ont attiré 70 mamans. À la fin de l'été, elles organisaient une grande fête familiale qui a attiré 350 personnes.
Pour l'été 2008, plusieurs activités sont déjà au programme, en particulier dans la région de Québec.
Julie Audet anime aussi un blogue, Le blog de Julie, dans lequel est raconte ses expériences et prodigue des conseils fort utiles.
4/20/2008
Mères et cie
Mères et cie est une entreprise québécoise fort dynamique qui s'est donnée pour mission de promouvoir et de célébrer la maternité. Fondée par Caroline Casabon, Mères et cie regroupe huit mères qui sont aussi femmes d'affaires et qui évoluent dans le domaine de la maternité. Mères et cie compte aussi sur un grand nombre de mères collaboratrices. L'objectif : profiter pleinement de la vie de famille tout en se réalisant professionnellement.
Le site de Mères et cie est riche en contenu : de nombreuses chroniques traitent de la maternité, de l'adoption, des enfants et de tous les sujets qui intéressent généralement les Mères parfaites que nous sommes. Mes coups de coeur : le Guide de survie et la chronique Mères et cie a rencontré qui regroupe quelques entrevues avec des personnalités, notamment sur le sujet de la conciliation entre la vie de famille et la carrière. La section est encore jeune, mais le sujet est prometteur. Une lettre d'information, Des nouvelles de la cigogne, vous permet de rester au courant de leurs activités.
Récemment, Mères et cie lançait des Webisodes. De courtes capsules humoristiques sur la maternité. Amusant ! Constatez-le par vous-même!
2/10/2008
Mamaluv, une idée géniale
Le prix des ensembles-cadeaux m'apparaît également raisonnable : le plus dispendieux (325$) comprend 14 repas (2 repas par jour pour 2 personnes) pour sept jours ainsi que 14 desserts. Les repas peuvent être congelés. Si vos parents, vos beau-frères et belles-soeurs cotisent à ce cadeau, c'est très raisonnable. Évidemment, il existe plusieurs autres forfaits moins dispendieux.
L'entreprise semble livrer à plusieurs endroits au Canada. Au Québec, j'ai cru comprendre que la livraison était concentrée dans la grande région de Montréal.
Au fond, on pourrait aussi offrir ces repas à une personne malade, par exemple.
Une bonne idée qu'il ne faut pas laisser passer....






