5/31/2009

À mon tour de visiter la maternelle!

La semaine dernière, Anne-Marie Dupras nous racontait son interminable visite d'accueil de l'école de sa fille. Cette semaine, c'était à mon tour.

Depuis quelques semaines, fiston savait au sujet de cette rencontre et il avait hâte, très hâte. Et moi, j'avais encore plus hâte que lui. Non seulement cette visite est symbolique - n'annonce-t-elle pas la fin de la petite-enfance? - elle l'était d'autant plus que mon fils fréquentera la même école que j'ai moi-même fréquentée à son âge. Eh oui...

Nous sommes entrés et avons rejoint le groupe dans l'ère centrale qui fait face au gymnase. Fiston et moi avons regardé les enfants qui y jouaient au frisbee et c'est là que j'ai aperçu mon ancien prof d'édu, Michel. À l'époque, en 1979, alors que j'étais en 4e année, c'était l'un des plus jeunes enseignants à se joindre à l'école. Aujourd'hui, il a la jeune cinquantaine et il semble en pleine forme.

Je m'étais toujours dis que je ne pleurerais pas quand mon fils entrerait à l'école. Après tout, quand nos enfants ont fréquenté la garderie depuis presque toujours, pourquoi aurait-on envie de pleurer? Eh ben, j'avais le gros moton pris dans la gorge quand même. Pendant un gros dix minutes, je ne cessais de me répéter que mon bébé allait, dès l'automne, fréquenter mon ancienne école et si quelqu'un m'avait abordé, j'aurais fondu en larmes comme une Madeleine. Trop d'émotions! Et en plus, mon ancien prof lui enseignerait...

Quand la présentation a commencé, j'avais encore la gorge serrée et ce sentiment s'est accentué quand fiston est parti avec le groupe des "bleus" sans même me dire aurevoir. Il avait tellement hâte! Heureusement, la directrice de l'école a dirigé les parents vers une petite salle plus intime pour nous parler du fonctionnement de l'école.

Après avoir lu le témoignage d'Anne-Marie, j'avais vraiment peur qu'on nous propose une activité cul-cul pour parler de nos émotions face à nos enfants qui rentrent à l'école. Surtout là, avec mon moton dans la gorge, j'aurais certainement fondu en larmes et tout le monde m'aurait trouvé hystérique ou débile. Non, heureusement, la rencontre était informative, menée avec beaucoup d'humour et de bonne humeur et surtout, aucun des membres du personnel qui était présent ne nous a abordé avec l'habituel ton semi-mielleux, semi-condescendant auquel nous sommes parfois habitués dans les services de garde. Vous savez, ce petit ton qui nous donne l'impression d'avoir 5 ans d'âge mental?

Eh bien, pas à notre école! On nous a parlé comme des adultes! On nous a présenté la pyschologue, la psycho-éducatrice, l'orthophoniste et la responsable des services de garde. J'ai d'ailleurs été ravie d'apprendre que le service accueille les enfants les jours pédagogiques. Génial! J'ai été rassurée aussi d'apprendre que l'école surveillait de très près les allées et venues des enfants matin et soir. Et en classe, vous auriez dû voir les projets sur lesquels les enfants travaillent en fin d'année! Wow! : recherche sur les planètes, sur les dinosaures, sur les insectes! Je ne savais pas qu'on faisait ça en maternelle! Cette école m'apparaît aussi dynamique qu'elle l'était il y a 35 ans. J'aurais envie d'y retourner!

Bref, après cinq ans de tourments avec les histoires de services de garde, ça fait du bien de changer de régime, de me faire parler en adulte, de me sentir bien accueillie comme parent. Enfin!

Et si la tendance se maintient, je pense qu'il aimera l'école...il m'a fallu un gros 45 minutes pour le convaincre d'en repartir...

5/28/2009

Mères blogueuses britanniques dans la mire des entreprises

Je n'ai que deux petites minutes ce matin, mais je ne pouvais me retenir de vous refiler cet excellent article de Jennifer Howe publié dans Alpha Mummy ce matin.

À lire :
Mummy bloggers know best
Companies are rushing to sponsor the increasingly popular blogs that offer tips on parenting.


Si, en tant que mères blogueuses (plusieurs d'entre vous le sont), vous recevez souvent des offres d'entreprises qui souhaitent que vous parliez de leurs produits ou services, vous n'êtes pas les seules. Le phénomène existe depuis longtemps aux États-Unis, au Canada anglais et est en plein essor en Grande-Bretagne.

Dans l'immédiat, je n'ai pas de chiffres sur le phénomène au Québec et en France, mais mon petit doigt me dit que la tendance se développe aussi.

5/27/2009

5/24/2009

Sept mois, pas assez stressée!

Sept mois, c'est long et c'est court à la fois.

Je me regarde la bedaine et je me dis que c'est bien peu de temps pour "fabriquer" un nouvel être humain tout neuf. Et quand il s'énerve et me flanque de gros coups de pieds ou de mains dans l'abdomen, je ne peux m'empêcher d'avoir très hâte de faire enfin connaissance avec lui.

Il me reste environ 2 mois et demi (et des poussières) avant de lui voir sa petite face et je n'arrive pas encore à réaliser pleinement qu'il y aura un nouvel être humain en cette demeure d'ici quelques semaines. J'ai été enceinte tout l'hiver, je suis maintenant grosse comme un béluga et j'ai mal partout, mais - tout comme à mon premier - je n'ai pas encore pleinement conscience que j'aurai un bébé dans les bras d'ici peu.

La preuve, c'est que je n'ai pas encore acheté la poussette et le système de transport. On se prépare plutôt à faire des rénovations dans la salle de bain en juin (non, je ne toucherai à rien, mais c'est quand même beaucoup de préparation). Et puis, on termine aussi notre demande de subvention pour financer les travaux de pyrite au sous-sol. Sa chambre est loin d'être prête et d'ailleurs, j'ai décidé qu'il coucherait dans celle du grand pour les premiers mois...c'est plus près de la nôtre. On peut donc repousser la préparation de sa chambre! Yé!

Ce sont peut-être les hormones de grossesse qui me font ça, mais je me sens étrangement "zen" par rapport à tout ça. Intuitivement, je me dis que tout va bien aller et qu'en temps et lieu, nous aurons tout ce qu'il faut, peut-être même un petit kit de couches lavables! Habituellement, j'angoisse à rien, mais là, pas trop. Bizarre, hein? Faut dire qu'on a pas tant de choses que ça à se procurer - j'ai presque tout conservé - mais dans ma petite tête, je me dis que je peux régler tous mes achats en une journée si je veux. Suis-je normale?

5/21/2009

Mom TV : d'autres mères font de la web télé

Les mères américaines semblent friandes de web télé. J'en ai déjà donné quelques exemples par le passé.

Le 7 mai dernier, un nouveau service a été lancé : Mom.TV

En gros, c'est une sorte de YouTube destiné exclusivement aux mères. Une vingtaine de chaînes se spécialisent sur des sujets tels que l'allaitement, l'adoption, l'autisme, les voyages, la carrière, les mères à la maison, etc. On peut y regarder un grand nombre de vidéos et interagir avec la communauté ou encore y téléverser ses propres productions. La semaine dernière, Mom TV lançait son premier show "live" et invite les mères à proposer leur projet de web télé en direct et d'en devenir les animatrices (si le vedettariat aux "states" vous intéresse, voici votre chance!).

5/20/2009

"Power moms"

La firme d'enquête sur les médias Nielsen vient de publier les résultats d'une étude sur celles qu'on désigne comme étant les "power moms" sur Internet.

Généralement âgées de 25 à 54 ans et mères d'au moins un enfant, les "power moms" forment 20% de la population internaute aux États-Unis. Et qu'y font-elles? Elles socialisent et magasinent en ligne.

Ce sont les plus âgées du groupe, les 40-50 qui passent le plus de temps à magasiner en ligne. Les plus jeunes - en particulier les nouvelles mamans - passent beaucoup plus de temps à socialiser par l'intermédiaire des blogues, notamment.

L'enquête révèle aussi la liste des 50 "power moms" américaines les plus influentes sur Internet ainsi qu'un petit groupe sélect défini de la manière suivante :

“…Momfluentials that pack too much of a punch to be categorized. These women create powerful mom networks; speak around the world on the dynamic digital world of mom; and have legions hanging on their every word -via TV, magazines, podcast, blog or tweet.”

Les voici :

5/18/2009

Gérer son temps sans y laisser sa santé mentale

Je travaille 40 heures par semaine et je me dois d'être un monstre d'organisation, car ce n'est pas le propre de ma tendre moitié masculine (ça arrive, quoi!). Il me faut des outils sinon, c'est la folie.

Pour ma part, j'ai d'abord besoin de mon ordinateur pour m'organiser. Je ne suis pas très bonne pour accrocher des calendriers sur les mûrs ou pour laisser des agendas traîner sur les tables. En général, j'oublie de les regarder.

Il me faut des outils intégrés et capables de m'envoyer des alertes. Pour commencer, j'utilise la messagerie Gmail qui me permet de centraliser à un seul endroit toutes mes adresses de courriel (je suis un cas spécial), mais aussi d'accéder à un agenda en ligne que je peux partager avec ma tendre moitié masculine. L'agenda de Gmail est fort pratique puisqu'on peut y créer divers "calendriers" : un pour soi, un autre pour les vacances et journées pédagogiques, un autre pour les activités familiales, et j'en passe. Depuis peu, il est aussi possible d'ajouter des tâches à l'agenda (dans Paramètres > Labs). Tout est accessible en ligne, donc de partout.

Si Gmail n'est pas votre tasse de thé, d'autres outils en ligne sauront vous faciliter la vie. En voici deux que j'aime bien :

Remember the milk (disponible en français) : Liste de tâches toute simple et gratuite. On peut l'intégrer à Gmail et assigner des tâches à son amoureux. Si on s'abonne à la version payante, on peut synchroniser toutes nos données sur un Blackberry ou Windows mobile (un jour, peut-être sur le Iphone Merci à Mélanie, paraît-il que qu'il est maintenant dispo sur Iphone...).

HiTask
: Outil plus élaboré que le précédent. Permet de gérer sa vie comme dans une PME. Offre une version gratuite de base et une autre plus élaborée avec abonnement.

Et puis, pour ne pas y laisser ma santé mentale, j'ai aussi décidé de me donner le droit de déléguer et surtout, de me soustraire à certaines tâches quand elles ne sont pas primordiales pour le bien-être de la famille (genre, faire mon lit tous les matins!). J'ai aussi une liste d'épicerie standard que je peux sortir les jours où je manque d'inspiration. Au pire, je la refile à ma tendre moitié masculine et il se charge de tout. Bref, d'année en année, je m'organise de mieux en mieux, mais je constate que c'est aussi parce que je suis moins exigente envers moi-même que ça va mieux. Évidemment, avec la routine scolaire qui commencera en septembre prochain, je devrai sans doute en faire davantage, surtout avec un petit deuxième. Je devrai suivre ces dix trucs pour me faciliter la vie....

5/10/2009

Qui sera nommée "Mère de l'année 2009"?

Moi!

Et probablement plus de 3 millions d'autres mamans, grâce à une brillante campagne virale organisée pour la fête des mères par l'organisme Moms Rising . Cet organisme américain milite notamment pour la conciliation travail-famille (dont la mise en place de services de garde, des horaires de travail flexibles, des congés de maladie payés pour les parents, etc.), l'instauration d'un régime d'assurance-maladie national et, plus globalement, la fin de la discrimination à l'égard des mères américaines en milieu de travail. Selon l'organisme, le quart des familles américaines qui ont des enfants de moins de 6 ans vivent dans la pauvreté et 9 millions d'enfants sont issus de familles qui ne bénéficient d'aucune assurance pour des soins de santé.

Pour la fête des mères, l'organisme a créé une vidéo qui ressemble à un bulletin de nouvelles de CNN au cours duquel la présentatrice annonce la "mère de l'année 2009". Dans cette vidéo, que vous pouvez personnaliser avec votre propre nom ou celui de votre "mère préférée", vous verrez nul autre que le président américain Barak Obama féliciter la lauréate, et une Angelina Jolie verte de jalousie parce qu'elle n'a pas remporté le prix. Le clip est vraiment mignon et bien réalisé. Le but de la campagne est de sensibiliser les gens au rôle vital que jouent les mamans dans la société.

Selon un courriel reçu par MomsRising, cette campagne a eu tant de succès qu'elle a déjà été envoyée à plus de 3 millions de mamans américaines (et probablement davantage maintenant!).

Bien que en anglais, vous pouvez vous amuser à l'envoyer à votre maman ou à vos amies! Il fera certainement de l'effet.

Malheureusement, on ne peut pas incruster le clip dans la page , mais vous pouvez voir le résultat de mon clip ici.

Sur ce, je vous souhaite de passer une très agréable fête des mères. Pour une fois, faites-vous plaisir et gâtez-vous! C'est permis!

ps : et cette nuit, je mérite amplement le titre de mère de l'année puisque c'est moi qui veille sur fiston qui a attrapé une très vilaine grippe (et on espère que ce n'est pas la grippe porcine!).

5/09/2009

La conciliation travail-famille et politique familiale québécoise


J'étais peut-être trop absorbée par ma grossesse, mais je n'ai pas vu passé cette nouvelle annoncée dans Cyberpresse à la fin du mois de mars.

Il s'agit donc d'un programme de 2,3 millions qui vise principalement les petites et moyennes entreprises, ainsi que les associations patronales ou syndicales, qui souhaitent mettre en place des mesures pour faciliter la conciliation travail-famille. On parle ici d'aménager le temps de travail, avoir des horaires plus souples, des modifications aux congés accordés ainsi que la possibilité d'accumuler du temps de travail.

Cette mesure fait partie de celles prévues au budget de 2009-2010 pour la politique familiale: au total, le gouvernement prévoit investir 10 milliards de dollars pour continuer à développer la politique familiale, dont 3,6 milliards proviennent du gouvernement fédéral. Ces investissements place le Québec parmi les pays de l'OCDE qui injectent le plus d'argent en soutien aux familles. On considère aussi que le Québec est le paradis des familles au Canada.

La politique familiale du Québec a des effets positifs et bien tangibles : de 1990 à 2000, le nombre annuel de naissances était passé de 98 000 à 72 000 et on s'inquiétait pour l'avenir démographique du Québec. Or, à partir de 2000, les naissances remontent : en 2008, l'Institut de la statistique du Québec a dénombré 87 600 naissances, le nombre le plus élevé depuis treize ans. Le tableau de l'Institut permet aussi de voir très clairement que le nombre de naissances actuel est à peu près le même qu'en 1925 (87 527) et bien supérieur à celui de 1900, alors qu'on dénombrait que 61 834 naissances. Ce n'est que dans les années d'après-guerre (le fameux babyboom) que le nombre de naissances a connu un bond aussi marqué, atteignant 144 432 naissances en 1957.

5/08/2009

Concilier travail et famille en entreprise

Certaines entreprises commencent à se préoccuper de la conciliation travail-famille.

C'est notamment le cas du studio Frima, une entreprise de jeux vidéo située à Québec - et comptant 230 employés, qui a décidé de mettre en place un système qui permet à son personnel de se procurer une gamme de services pratiques (gardiennage d'enfants ou d'animaux, soins à domicile, réparation de la voiture, peintre pour le domicile, etc) à moindre coût.

Le concept : les employés peuvent obtenir des "points" pour 'acquérir ces services selon leur évaluation de rendement ou à l'occasion de tirage. Ces points sont échangeables contre divers services qui peuvent être réservés en ligne.

Pour offrir ces services, le studio Frima s'est associé à Commodus, une entreprise dont la mission "consiste à mettre à la disposition des employeurs une gamme de services destinés aux salariés pour les aider à concilier travail-vie-famille"

Merci à mon amie Isabel pour cette information diffusée dans le Lien multimédia!

5/07/2009

Pourquoi ça existe une maman?

Voici un petit bijou repêché des archives de Radio-Canada.

"En 1986, à l'émission Au jour le jour, des enfants répondent avec spontanéité à la question suivante : Pourquoi ça existe, une maman? Puis, à la fin de l'extrait, quelques petits disent à quel point ils aiment leur mère. Leur attachement est plutôt considérable."



Et ne manquez pas de jeter un coup d'oeil à tout ce dossier d'archives réalisé pour la fête des mères. C'est du bonbon!

5/03/2009

Accoucher plus naturellement?

Je l'ai déjà dit, je suis une véritable poule mouillée devant la douleur et acccoucher est pour moi une occasion où j'ai un besoin incommensurable d'être entourée, surveillée, encadrée, rassurée, dorlotée aux cinq minutes. Je me doute bien que je ne suis pas la seule... Mon premier accouchement a été provoqué à la 36e semaine, car bébé avait un gros retard de croissance. Ma pression artérielle l'empêchait de croître. Malgré son faible poids, la médecin a insisté pour qu'on le laisse arriver dans ce monde de la manière la plus naturelle possible. Le facteur décisif était le rythme cardiaque du bébé. S'il était assez fort pour sortir tout seul, on allait le laisser faire. Par contre, j'ai réclamé la péridurale et on me l'a accordée à mi-chemin du "travail". On a trouvé un anesthésiste quelque part et il m'a soulagée. J'ai beaucoup apprécié ce "mélange" entre le naturel et le médicalisé.

Bref, pour d'autres femmes, l'accouchement à l'hôpital est trop médicalisé, trop contrôlé. Après tout, c'est un acte naturel. Cette discussion a eu lieu jeudi derneir à l'émission de Christiane Charette à Radio-Canada. Les invitées : Marie-Claude Lortie, journaliste et mère de trois enfants, France Paradis, auteure et conférencière et le Dre Johanne Lalande du Centre hospitalier Lasalle qui fait la promotion de pratiques moins médicalisées de l'accouchement. Une discussion très animée!

Puisque je suis vieille (!!!) et que ma dernière fin de grossesse était à risque et vue ma peur maladive d'avoir mal, je vais de nouveau accoucher à l'hôpital. Tout ce que je souhaite, c'est qu'on m'accorde encore une fois ce merveilleux équilibre entre l'accouchement naturel et le médicalisé. Je n'ai rien contre l'accouchement naturel, mais moi j'ai besoin de savoir que la péridurale est disponible.

PS : je suis vraiment impressionnée par le nombre de commentaires reçus au sujet des couches lavables. Wow! J'ai relu vos commentaires et je me sens beaucoup mieux "équipée" pour commencer mon magasinage. Et comme plusieurs l'ont souligné, je vais sans doute attendre de voir bébé en personne avant de faires mes achats! Un gros merci tous et toutes pour vos commentaires!