12/23/2007
La linea : toujours drôle!
Quel plaisir de se retrouver en famille, même si nous avons été terrassés par une vilaine grippe ces derniers jours. J'ai été la plus touchée, mais fiston et papa n'étaient pas en très grande forme non plus.
Ce soir, première vraie soirée de Noël! On va essayer d'être prêts!
12/16/2007
Jouets à offrir pour Noël
Ahhh...il ne reste qu'une semaine avant Noël. Je peux enfin commencer à planifier les cadeaux à offrir. Oui, je sais, je suis en retard, mais que voulez-vous, je ne suis pas du genre à faire des provisions de cadeaux dès le mois de juillet. Et je ne suis pas la seule...Depuis une semaine, tous les membres de la famille m'appellent pour me demander quoi offrir à fiston. Forcément, j'ai été obligée de réfléchir à quelques options pour ne pas donner la même idée à tous les membres de ma famille...question d'éviter de recevoir le même cadeau en vingt-deux exemplaires!
Je voulais miser sur des idées de cadeaux qui durent plus longtemps qu'une bébelle à une piasse et surtout, éviter les cadeaux indésirables tels que décrits par Martine des Banlieusardises.
Sans plus tarder, voici quelques idées indémodables et durables pour des enfants de 2 à 5 ans et peut-être même des enfants un peu plus âgés :
Et si vous avez d'autres idées, ne vous gênez pas pour les proposer! Le lien "Commentez!" sert à ça!
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12/09/2007
Noël le 25 janvier?
Entre rapports d'activités et rêves de biscuits
Depuis deux semaines, je me demande sur quel sujet écrire sans même avoir le temps d'y penser réellement. Le boulot prend toute la place en cette fin de saison. L'hiver est arrivé du jour au lendemain, sans préveni
En fait, pour dire vrai, pendant que je consacre des heures précieuses de mes soirées et de mon week-end à ce rapport destiné à des fonctionnaires qui ne le liront probablement pas, j'ai une envie folle de cuisiner des petits biscuits de Noël ou de penser aux cadeaux que j'offrirai. Ces frustrations me propulsent dans une humeur massacrante.
Pour la première fois de ma vie, je rêve de posséder une fortune qui me perm
Et mon pau
D'ailleurs, j’ose espérer que ce moment de répit nous aidera à procréer, car jusqu'ici, aucun résulta
En attendant, mon amie Martine L., qui démarre son blogue, me demande de décrire ce qu'est Noël pour moi. Hummm... Chère amie, pour le moment, je pourrais te dire que Noël arriv
Un peu de sérieux... je vais y penser Martine et je te reviens dès que possible.
10/31/2007
10/25/2007
Santé Canada se penche sur la conciliation travail-famille
Faire rimer boulot avec marmot
Courir. Toujours courir. Au travail, à la garderie. Courir pour pouvoir donner le bain aux petits et aider les plus grands à faire leurs devoirs. Le problème est connu. Les solutions aussi. Comme des horaires flexibles, la conciliation travail-famille, le partage d'emplois.
Et j'aimerais attirer votre attention vers ce paragraphe en particulier :
"Puisqu'une forte pénurie de main-d'oeuvre se profile au pays, les compagnies devront retenir leurs travailleurs le plus longtemps possible, estime Mme Saba. Selon elle, faciliter la conciliation travail-famille est une excellente solution. «C'est une bonne façon d'attirer des travailleurs et de conserver ceux qu'on a plus longtemps. Les entreprises n'auront pas le choix», dit-elle."
Et ne l'oubliez pas...
10/22/2007
Dépression prénatale
Pour bien des femmes, dont j'en suis, admettre que la dépression nous gagne pendant la grossesse est difficile. Comment peut-on s'avouer dépressive alors qu'on porte en soi le plus beau poupon au monde? Dans certains milieux, c'est mal vu.
Et pourtant, c'est plus courant qu'on le pense et des spécialistes croient maintenant qu'il y aurait un lien étroit entre la dépression prénatale et la dépression post-partum. Rarement diagnostiquée et soignée pendant la grossesse, la dépression se manifesterait plus fortement après l'accouchement. Aujourd'hui encore, au Canada notamment, nombreuses sont les futures mères qui ne sont pas soignées et ce, même si la dépression prénatale est bien documentée.
Si ce sujet vous préoccupe, vous pourrez poser vos questions à deux spécialistes dans une tribune Internet organisée par le Globe and Mail (Experts take questions on pre and post-partum depression ). Les chercheures invitées sont Andrea O'Reilly, une professeure-invitée de l'université de York spécalisée sur l'étude des femmes, en particulier sur les questions touchant la maternité, et Gina Wong-Wylie, une psychologue qui s'intéresse particulièrement à la maternité, à la famille et au couple. Les deux spécialistes seront en ligne à compter de 13h ce mercredi 24 octobre.
Vous pouvez soumettre vos questions à l'avance. Pour ma part, je n'aurai pas le temps d'y être, mais si vous le pouvez, communiquez-moi vos impressions!
PS : la tribune est en anglais seulement.
10/21/2007
Nouvelles mamans : solitude
Les résultats de ce sondage commandé par Tesco, une compagnie d'alimentation (un peu comme Loblaws ici), et le magazine Mother & Baby, sont dévoilés à l'occasion du lancement d'une campagne visant à encourager les nouvelles mères à sociabiliser davantage et ainsi sortir de leur isolement.
Voici les faits saillants :
* 2 répondantes sur 3 habitent loin de la famille immédiate. Dans 53% des cas, les nouvelles mamans se sentent "seules et isolées". Seules 29% des femmes interrogées habitent dans le même village que leurs parents et seulement 7% habitent dans la même ville.
* 9 répondantes sur 10 s'ennuient de la vie sociale dont elles profitaient avant la naissance de leur enfant. Les deux tiers des femmes interrogées se sentent "coupées de la vie normale".
* 10% des femmes interrogées fréquentent leurs voisins. Près de la moitié des 2000 répondantes ont avoué n'avoir jamais vraiment parlé à leurs voisins.
*Le tiers d'entre elles se sentent au bord des larmes et 20% ont l'impression de ne pouvoir parler à personne.
*Dans l'ensemble, la moyenne des nouvelles mères interrogées passent seulement 90 minutes par jours en compagnie d'autres personnes, en excluant leur conjoint. Dans 34% des cas, elles passent la journée seule avec leur bébé.
*Le quart des mères estime que la relation avec leur conjoint bat de l'aile depuis la naissance de bébé. Seules 19% d'entre elles croient que leur couple est plus fort.
Moi aussi je me sentais seule à la naissance de fiston, mais...j'aimais ça...et j'avais le sentiment que c'était un besoin primaire d'être seule avec mon bébé. Il faut dire que je passais pas mal de temps à explorer Internet quand bébé dormait. Je n'avais pas envie de socialiser. Même les rencontres de coaching hebdomadaire sur l'allaitement me tapaient sur les nerfs. Je suis peut-être plus solitaire que la moyenne ou alors c'était peut-être un signe que la dépression post-partum me guettait et que je me plaisais à ignorer...
10/19/2007
La conciliation travail-famille : tout un défi pour les mères
MONTREAL, le 10 mai /CNW/ - La participation accrue des femmes sur le
marché du travail est l'une des tendances sociales les plus marquantes au
Canada dans le dernier quart de siècle. Toutefois, selon un récent sondage de
Workopolis, principal fournisseur de solutions de recrutement et de recherche
d'emploi par Internet au Canada, les mères qui travaillent ont de la
difficulté à concilier le travail et la famille.
Selon le sondage publié aujourd'hui, un quart (25 %) des mères au travail
affirment que leurs employeurs n'offrent aucun programme pour faciliter le
retour au travail. Ce qui faciliterait la vie de ces mamans serait d'offrir
des heures de travail flexibles, une garderie sur place ainsi que la
possibilité de faire du travail à la maison à l'occasion.
"Pour les supers mamans qui travaillent à l'extérieur de la maison,
essayer de trouver un équilibre entre leur carrière et leur famille peut les
amener à relever de sérieux défis, affirme Bruno Gendron, vice-président,
région de l'Est du Canada, pour Workopolis. En raison du marché de l'emploi
actuel et de la pénurie de main d'oeuvre, les employeurs avisés savent qu'il
est plus important que jamais de reconnaître les besoins des mères au travail
et de mettre en oeuvre des programmes pour continuellement attirer et garder
les employées talentueuses."
Ce que font les employeurs pour faciliter le retour au travail des mères
Près de la moitié des mères au travail (48 %) ont révélé que leurs
employeurs leur donnent des heures de travail flexibles, afin d'aider leur
retour au travail, ce qui signifie pour plusieurs mères qu'elles réussissent à
la fois de faire les boîtes à lunch des enfants et d'arrivent à l'heure au
bureau. La possibilité de prolonger le congé de maternité est également en
tête de liste des avantages que les employeurs offrent aux mères - une mère au
travail sur cinq (20 %) est restée un peu plus longtemps à la maison avant de
retourner au travail.
<<>>
Les employeurs du Québec semblent toutefois préconiser la possibilité
d'un congé de maternité prolongé, encore plus que les employeurs du reste du
Canada. Un tiers des mères au travail du Québec rapportent que leurs
employeurs offrent des congés de maternité prolongés.
Ce que veulent les mères
Évidemment, les heures de travail flexibles sont au premier rang pour ce
que désire les mères au travail avec un tiers (32 %) des mères indiquant cette
option comme étant la meilleure pour les aider à équilibrer leurs horaires
chargés. L'option de la garderie au lieu de travail est également très
populaire, se retrouvant en deuxième position, avec 13 % des mères qui
indiquent que c'est ce qu'elles préféreraient pour faciliter la conciliation.
Il existe plus d'employeurs qui offrent actuellement des possibilités de
congé de maternité prolongé qu'il y a de mères au travail qui y sont
intéressées, avec seulement 10 % des mères qui préconisent cette option.
La salle de conférence contre la salle de lavage
Trop souvent, les mères doivent choisir entre travailler de longues
heures pour rencontrer des échéances au travail et assister à la pièce de
théâtre de l'école de leur enfant. Plus d'un quart (27 %) des mères au travail
qui ont répondu au sondage affirment que la plus grande difficulté rencontrée
est le temps qu'elles passent loin de leur famille. Une mère sur dix (9 %)
affirme que son plus grand défi est de se faire prendre au sérieux en tant que
mère au travail. Mais, par-dessus tout, les mères ont répondu qu'elles ne
parviennent pas à trouver le temps dans la journée pour faire les tâches
ménagères Près de 40 % des répondantes ont indiqué que cela était leur plus
grand défi.
"La diversité sur le marché du travail apporte de la diversité d'idées,
ce qui ajoute à l'avantage concurrentiel sur le plan des affaires, indique
M. Gendron. Si un grand nombre de mères au travail décidaient que : 'Les défis
de la conciliation travail-famille sont trop importants, la vie sera beaucoup
plus facile en restant à la maison', l'économie de ce pays s'écroulerait
brutalement."
Des récompenses bien méritées
Plus de la moitié (52 %) des mères qui travaillent sont d'avis que la
contribution financière qu'elles apportent au foyer familial est la plus
grande récompense de la conciliation travail-famille. Trois mères sur dix
(29 %) ont indiqué que la satisfaction provenant de leur travail était la plus
grande récompense, et un autre 10 % des répondantes ont affirmé que leur plus
grande motivation était que le fait de travailler à l'extérieur de la maison
leur permet d'être de meilleures mères pour leurs enfants.
[...]
À propos du sondage : Le sondage, réalisée par la firme de recherche
Decima entre le 19 avril et le 30 avril 2007 a été mené par téléphone à
travers le Canada auprès d'un échantillon représentatif de 219 mères
canadiennes au travail. La marge d'erreur est +/-6,6 %.
10/15/2007
Train -garderie - boulot - dodo et notre merveilleux CPE
Nouveau CPE, nouvelle vie
Train, garderie, boulot, souper, ménage, télé, reboulot, comité, dodo.
Je viens de vous résumer mon quotidien. En fait, il y a des jours où c'est plus relax : train, garderie, boulot, souper, télé, dodo.
Nos fins de semaine ressemblent à ceci : dodo, déjeuner, Internet, journal, redodo, douche, jouer avec fiston, lavage, épicerie, cuisine, souper, film, dodo sur le divan, transfert du divan au lit. Cela ne fera pas des enfants forts, tout cela !
Ceci dit, depuis que fiston est dans un CPE situé à proximité du boulot, notre vie a changé, malgré les apparences ! Tous les matins, c'est le bonheur ! Fiston se fait un devoir de saluer le conducteur du train et de lui faire la jasette une fois le train arrivé à destination.
Fiston adore sa nouvelle garderie et a désormais une « amoureuse », m'a-t-il confié un soir après le bain (elle s'appelle Axel, mais chut !). En moins de deux semaines, il était parfaitement intégré à son nouveau milieu et pouvait déjà nommer tous ses petits amis. Cinq semaines plus tard, il connaît plusieurs phrases en anglais et son vocabulaire dans cette langue a certainement triplé.
Parmi les nombreux attraits de ce CPE, il y a l'atmosphère. Les éducatrices sont gentilles et professionnelles. Les valeurs dont nous a parlé la directrice au moment de l'inscription — ouverture, inclusion des parents, respect — sont bien réelles. Le matin, personne ne nous presse pour que l'on parte. Le soir, personne ne nous regarde de travers pour insinuer que nous arrivons trop tard. Les éducatrices éduquent vraiment les enfants. Le pouls de leur comportement est pris quotidiennement et, tous les vendredis, les enfants apprennent à auto-évaluer leur comportement.
À la maison, fiston se transforme en citoyen exemplaire. Notre petit homme se charge désormais de servir au chat son bol de céréales. Il nous fait la morale si l'on gaspille l'eau, tient à participer à la préparation du souper avec maman et insiste pour préparer le recyclage avec papa. C'est pas beau, cela ?
Maintenant, il faut cesser de s'endormir sur le divan, sinon on va l'attendre longtemps, le petit frère ou la petite sœur !!!!
Bonne semaine !
9/27/2007
Sac à couches pour fashionistas!
Le sac à couches de vos rêves ?
Vous rêvez d'un sac à couches vraiment pratique ?
Vous vous réveillez la nuit en pensant à votre futur sac à couches qui fera de vous l'attraction principale lors de vos promenades avec bébé ?
Ah... regardez ce que j'ai trouvé...
Il y a plusieurs autres modèles, tous aussi mignons,
Et si vous aimez leurs sacs à couches, vous apprécierez aussi les sacs à dos pour enfants (Munchkin Bags) ainsi que les vêtements pour vos petits Munchkins...
Pour un cadeau original, il faut voir leurs « diaper cakes »... Oui, oui, des « gâteaux » de couches. Je vous jure que vous ferez sensation au prochain shower de bébé !
Évidemment, tous les articles proposés sont un peu chers, sans compter les frais de livraison de 15,00 $. L'entreprise
Mais bon, si vous voulez un sac à couches durable pour vos dix prochaines grossesses, cela vaut l'investissement !!!!
9/22/2007
La guerre des mères
Le sujet n'est pas nouveau et je l'ai souvent abordé dans ce blogue. Je crois toutefois qu'il n'est pas futile d’en parler à nouveau, surtout depuis que j'ai lu cette lettre ouverte d'une mère au foyer dans le journal local. Selon cette dame, notre société est bien malade si nous nous préoccupons tant d'obtenir un service de garde dès les débuts de la grossesse. À quoi bon faire des enfants si c'est pour les confier ensuite à une gardienne? À son avis, il serait de la responsabilité de chacun de prévoir ses finances de manière à pouvoir se passer d'un salaire une fois que les petits sont nés. À ses yeux, tous les parents dont le père et la mère travaillent, sont des super consommateurs, habitent tous des châteaux et collectionnent les voitures neuves et les téléviseurs.
Tout le monde a le droit à son opinion, mais ce qui m'inquiète dans ce discours, c'est l’idée à peine voilée que les services de garde ne devraient pas être financés par la collectivité. Le raisonnement de cette dame s'appuie sur l'idée qu'il est possible de rester à la maison si on accepte de sacrifier un peu son confort. Par conséquent, si vous continuez de travailler, c'est que vous avez les moyens de vous payer un service de garde au plein prix. Toujours selon ce raisonnement, pourquoi la collectivité contribuerait-elle avec ses impôts à un réseau de services de garde si on peut démontrer qu'un deuxième salaire n'est qu'accessoire? Et si vous poursuivez votre carrière pour répondre à des aspirations personnelles, cette dame vous répondra probablement qu'elle n'a pas à financer votre vil besoin de vous réaliser, que c'est votre "choix" personnel. Voyez-vous la "twist" dans ce raisonnement?
Si cette lettre ouverte dans un journal local peut sembler inoffensive, elle reflète néanmoins l'un des axes de la "Mommy Wars" chez nos voisines du sud. Parmi les représentantes du courant ultra-conservateur se trouve Phyllis Schlafly, une militante, vertement opposée à l’émancipation des femmes dans les années 1960 et 1970. Fondatrice du Eagle Forum, un mouvement dédié aux politiques pro-familiales, Mme Schlafly prétend défendre les véritables droits des femmes, notamment de rester à la maison en tant qu’épouse et mère.
Derrière ce raisonnement incarné par la droite américaine se trouve l’idée
La rhétorique de l’auteure de la lettre ouverte ressemble en plusieurs points aux aux idées avancées par Probe Ministries, une église évangélique américaine ultra-conservatrice, un " christian think-tank " de Dallas au Texas et reconnue pour dénoncer publiquement le mouvement féministe.
Sur son site Internet, dans une foire aux questions destinée aux fidèles de cette église, les grands manitous répondent aux questions de pseudo-fidèles. À la question " Should a woman work or stay at home with the children? ", Sue Bohlin, l’épouse du président actuel de Probe Ministries, Raymond G. Bohlin , répond. Voici un extrait de sa réponse :
God's plan is that we all work. It's a sin to be a lazy do-nothing. The question isn't about working or not working, it's WHERE you work and how you get paid. The other question is, will your children suffer because you work? Or does the fact that you work mean your children will have food to eat and clothes to wear? It's not a cut-and-dried answer. What you need to do is what God leads YOU to do after praying and seeking His face.
I heard a pastor say on the radio recently that a young mother came to him and said, "I would love to stay home and care for my toddler, but I have to work. We don't have enough money for me to stay home." He had occasion to visit her and was stunned; they lived in a large, new home, with two late-model luxury vehicles in the driveway. Their problem wasn't that they didn't have enough money for her to be her child's caretaker; their problem was that they had chosen a standard of living that put things above people. If they moved to a smaller house and older, less expensive cars, they could have done it.
Ce qui m’inquiète dans les propos de l’auteure de la lettre ouverte, c’est l’effort qu’elle met pour démontrer qu’il est possible de vivre avec un seul salaire et que les parents responsables feront des choix conséquents pour s’assurer que la mère (plus souvent que le père) restera à la maison. Or, si l’un des deux salaires est superflu, à partir de quel moment l’est-il? Et au delà des simples considérations économiques, qu’en est-il du simple désir de travailler pour se réaliser professionnellement?Qui va décider que mon salaire est accessoire?
Plus près de nous, en Alberta, le courant néo-conservateur (pdf) soutient qu’en développant des services de garde publics pour favoriser l’émancipation des femmes, on déresponsabilise les mères face à leurs enfants. Ainsi, le développement de services de garde est perçu essentiellement comme un soutien aux familles défavorisées et non comme un moyen d’aider les mère à conserver leur emploi ou à poursuivre leur carrière.
Et c'est précisément le message que tente de passer l'auteure de la lettre du journal local, tout comme l'ont fait avant elle les apôtres de Phyllis Schlafly et toutes celles qui continuent d'appuyer cette vision ultra-conservatrice.
PS : Si vous croyez que les mères qui restent à la maison et qui défendent avec conviction leur choix n'existent pas au Québec, parcourrez la blogosphère et vous trouverez de nombreux témoignages de la sorte. En voici un exemple.
9/20/2007
Que faites-vous en arrivant du travail?
Ah, je sens déjà votre impatience de connaître les résultats de mon savant sondage sur vos habitudes au retour à la maison! Vous avez été si nombreux (25 répondants) que je ne sais plus où donner de la tête!
Voici les résultats :
| Que faites-vous en arrivant du travail? |
| Maman fait le souper pendant que papa donne un bain à la marmaille 29% (8 votes) |
| Papa fait le souper pendant que maman donne le bain à la marmaille 18% (5 votes) |
| Papa ou maman s'occupe des devoirs pendant que l'autre fait le souper 11% (3 votes) |
| On prend l'apéro pendant que les petits regardent la télé 7% (2 votes) |
| On mange le repas que la nounou a préparé 4% (1 votes) |
| Papa lis le journal, Maman prépare le souper, les enfants font leurs devoirs tout seuls 4% (1 votes) |
| Other 29% (8 votes) |
Les "autres" ont répondu ceci : |
- maman fait le souper...papa fait la vaisselle pendant que maman donne le bain
- maman fait a manger et les enfants crient (de faim) papa arrive plus tard....
- Maman fait le souper, supervise les devoirs, donne le bain et se passe d'apéro
- Maman prépare le souper pendant que papa va chercher les filles à la garderie
- Quand papa entre du travail, maman vient tout juste de quitter pour le travail.
- l'un ou l'autre souper ou devoirs (pas de bains à cette heure)
- On fait le souper ensemble et on discute
- maman fait le souper, maman fait les devoirs, maman lave les enfants et papa joue.
8/20/2007
Oups, ne partons pas de rumeurs....
Quand j'ai écrit mon court billet hier en fin de soirée, j'étais loin de me douter qu'il susciterait autant d'enthousiasme. Tout a commencé par un message de ma belle-soeur dans Facebook ce matin, suivi d'un message vocal de ma tante (je t'appelle ce soir!!!!), puis d'un appel téléphonique de mon frère puis d'un autre de mon père. Et je n'avais pas encore lu vos commentaires, Isabel et Martine!
La grande nouvelle que je voulais vous annoncer cette semaine n'était malheureusement pas celle à laquelle vous avez pensé! J'aurais bien aimé vous apprendre que je suis enceinte, mais ce n'est pas encore le cas. Le laboratoire est ouvert, l'équipement est prêt et tout à fait fonctionnel, mais nous n'avons pas encore obtenus de résultats...Et selon mes calculs, ce ne sera pas avant le mois prochain ou peut-être le suivant.
Je vous remercie encore pour vos encouragements et vos bons mots! (et pour ce qui est de ma grande nouvelle, je vais attendre encore quelques jours avant de vous l'annoncer, car elle vous paraîtra désormais bien fade!)
8/19/2007
Je reviendrai cette semaine...
Bref, je reprendrai le clavier cette semaine et j'en profiterai pour vous annoncer une grande nouvelle...;-)
7/11/2007
Au sujet des places à temps partiel dans les CPE
C'est une excellente idée en soi et elle saura certainement répondre aux besoins de nombreux parents. Or, j'ai quelques questions qui me trottent dans la tête depuis cette annonce :
-Les places à temps partiel s'ajouteront-elles aux 20 000 nouvelles places prévues par le réseau ou remplaceront-elles des places à temps plein?
-Quelle est la définition du "temps partiel" et des horaires atypiques selon le Ministère?
-Comment se répartieront les places à temps partiel au Québec? Comment le besoin est-il déterminé? Par quelle région va-t-on commencer à implanter cette mesure?
7/02/2007
Le bonheur, c'est les vacances!
Le bonheur en été, c'est de passer plus de temps en famille grâce aux vacances.Au Canada, ce sont les Québécois qui prennent le plus grand nombre de jours de vacances avec 16,2 jours par année tandis que les autres Canadiens prennent en moyenne 14 jours de vacances. Les Québécois sont aussi ceux qui passent le moins de temps au travail au cours d'une année par rapport aux autres Canadiens. Les Américains, eux, sont nombreux à ne pas prendre de vacances et s'ils en prennent, ils transportent leur cellulaire avec eux sur la route des vacances.
Dans No-Vacation Nation, une étude réalisée par le Center for Economic and Policy Research, on apprend que seuls les États-Unis ne garantissent pas un nombre minimum de jours de vacances payés aux travailleurs américains. C'est en Finlande que les travailleurs profitent du plus grand nombre de jours chômés dans une année, incluant les congés annuels (30) et les congés fériés (9). Les Français eux disposent de 30 jours de congés annuels et d'un seul congé férié. En outre, l'Australie, la Suède et la Nouvelle-Zélande exigent des employeurs qu'ils octroient une rémunération supplémentaire à leurs employés pendant qu'ils sont en vacances annuelles! Au Canada, la loi nous garantit dix jours de congés annuels payés et huit congés fériés.
Je rêve de la Finlande....(et de l'Australie, de la Suède et de la Nouvelle-Zélande!)
6/20/2007
J'ai oublié la fête des Pères...
Dans les faits, notre fête des pères à "nous" est remise au 24 juin. Avec toutes nos occupations des dernières semaines, on combine les fêtes de famille.
Prochain billet : j'espère vous parler de tout plein de trucs : places à temps partiel à venir dans les CPE, politiques familiales municipales et quelques nouveaux blogues...c'est à suivre.
6/06/2007
Les transports font partie de la solution
Notre mésaventure de la semaine dernière m'a fait réfléchir sur le rôle que peuvent jouer les transports dans la routine métro-boulot-garderie-dodo (ou auto-autobus-métro-boulot-garderie-dodo). Qu'on le veuille ou non, le vol de notre voiture nous a poussé à réévaluer notre utilisation de l'auto et des transports en commun.
Quand j'habitais en ville, mon appartement était situé tout près du métro Jarry. Règle générale, il me fallait 40 minutes pour me rendre au bureau. Quand bébé est arrivé et qu'il a commencé la garderie, celle-ci était située à un bon 10-12 minutes à l'ouest de mon domicile en voiture. Si je n'avais pas eu d'automobile, il m'aurait fallu prévoir un bon 25-30 minutes de marche rapide pour m'y rendre et un autre 20 minutes pour aller prendre le métro le plus proche de la garderie. J'aurais facilement passé 50 minutes en déplacement uniquement pour reconduire bébé à la garderie, car il n'y avait pas d'autobus pour faire l'aller-retour dans ce coin. Bref, cette solution n'aurait pas été valable. Même si j'habitais la ville, l'automobile était d'une grande utilité. Idéalement, j'aurais aimé trouver un service de garde sur mon chemin, mais il n'aurait certainement pas été situé dans une station de métro! Avec la poussette et tout le
Au fait, la poussette dans le métro, en avez-vous fait l'expérience? Ayoye... Dans le métro de Vienne, chaque station est équipée d'un ascenceur (je peux en témoigner, j'y suis allée). Au lieu de construire un tramways entre l'île-des-Soeurs et le centre-ville, le maire Tremblay devrait-il songer à cette idée? Ca aiderait beaucoup de parents, y compris toutes les personnes en fauteuil roulant!
Quand nous avons pris la décision de déménager en banlieue, nous étions ravis à l'idée de devenir de fiers utilisateurs du train et de l'autobus, mais nous savions que notre voiture allait demeurer indispensable. Évidemment, la garderie n'est pas située à proximité de la gare de train ou d'un arrêt d'autobus.
La réflexion sur la conciliation travail-famille nous mène souvent à faire reposer tout le poids de la solution sur l'employeur, sur les services de garde et l'ajout de congés parentaux, mais la mobilité des individus ne devrait-elle pas aussi faire partie de l'équation? Quand on a des enfants, l'automobile est plus souvent indispensable. On vous appelle au bureau parce que votre enfant est malade à l'école ou s'est blessé, vous devez être en mesure de retourner rapidement à la maison, oui, non? Honnêtement, je suis très favorable au transport en commun de manière générale, mais la vie avec des enfants implique des imprévus et des détours que nous ne ferions pas autrement. Les stationnements incitatifs font partie de la solution, mais comme j'ai pu le constater, ils deviennent un peu moins attrayants si on s'y fait voler sa voiture.
NDLR (10 juin ) : Il se trouve que l'un des deux stationnements de mon patelin, celui qui est adjacent à la gare de train, est équipé de carméras de surveillance. L'autre, celui où ma voiture a été volée, ne l'est pas.
NDLR2 (même date) : on est dans le jus! Merci pour tes commentaires Martine! Je reviens bientôt!
6/04/2007
Chérie, où est la voiture?

Dans la vie d'une petite famille banlieusarde, il y a des événements marquants, qui sans être totalement dramatiques, dérangent pourtant notre routine bien établie. Mercredi passé, au retour du travail, mon fiancé m'appelle alors que je suis dans l'autobus :
-Chérie, où as-tu laissé la voiture ce matin?
Le film du début de la journée défile à pleins gaz dans ma petite tête : je me suis levée à l'heure habituelle, j'ai pris ma douche, je me suis habillée, ai réveillé fiston, ai démarré la cafetière, ai séché mes cheveux, me suis maquillée, ai préparé le gruau de fiston, nous avons déjeuné ensemble, je l'ai habillé, ai préparé son sac à dos, j'ai barré la porte de la maison. Ok, jusque là, tout va bien. Ca y est, on s'installe dans la voiture, dépose mon café à l'avant, nos sacs à dos, sacoche et tout le tra-la-la. Je démarre, je recule dans la rue, je fais marche avant. Suis-je partie par la gauche ou par la droite?
Habituellement, je fait un virage à droite, mais il m'arrive de prendre la gauche simplement pour déjouer la monotonie. Or, ce matin, j'ai tourné à droite, je m'en souviens maintenant. Mais oui, on a croisé l'autobus scolaire! Ok, ok...on fast-forward la séquence. Je me revoie à la garderie, je stationne la voiture, ouvre la portière derrière le siège du conducteur, ramasse les sacs à dos (mon fils trimballe avec lui son sac de Flash McQueen en plus du sac à dos réglementaire pour la garderie). Je referme la porte, traverse de l'autre côté de la voiture, ouvre l'autre portière et fiston est là, impatient de sortir de son siège. Clip, clip, je détache la ceinture. Comme tous les matins, il ne faut surtout pas que je l'aide à descendre : "Je suis capable, maman". Je lui passe son sac à dos qu'il doit lui-même enfiler sous peine d'une sévère réprimande de sa part si j'ose l'aider. "Dépêche-toi un petit peu, il pleut", lui dis-je sur un ton ferme et maternel (ou l'inverse!). On rentre dans la garderie, lui enlève son manteau, l'accroche. On fait le câlin, le bisou, je repars. Jusque là, rien d'anormal.
Je me revoie reprendre le volant de mon bolide (je teinte la réalité d'un peu d'imagination ici...). Il est 7h45. L'autobus se pointera dans dix minutes. Je me dépêche sans pour autant dépasser la limite de vitesse (maman prudente et consciencieuse) et me dirige vers...où c'était déjà? C'était bien au stationnement incitatif, non? Mais oui, c'était bien ça. Oui, je me revois qui gare la voiture, je prends ma tasse de café, ramasse mes sacs derrière le siège du conducteur. Je referme les portières. Les ai-je verrouillées? Mon cerveau n'a pas emmagasiné ce détail, car il s'agit d'un automatisme. Si l'automatisme est "automatique", je les ai donc verrouillées.
-Chérie? Es-tu là? Je t'ai posé une question, où as-tu laissé la voiture ce matin?
Je reprends contact avec la réalité...
-Au même endroit qu'à l'habitude...je crois...
-Tu crois ou tu en es certaine? Elle n'est pas dans le stationnement.
-Oh non!
-Mais si.
-Bon dieu, dépêche-toi d'appeler mon père pour aller chercher fiston à la garderie. Tu risques d'avoir une contravention si tu arrives en retard (j'ouvre une parenthèse ici : je suis sur le point de me rendre à l'évidence que notre voiture a été volée, mais ce qui me préoccupe, c'est de me faire coller une contravention si on va chercher notre fils en retard. Je mettrais ma main au feu que notre situation exceptionnelle n'aurait su émouvoir qui que ce soit. Je persiste à croire que je suis traumatisée par le système de contravention des garderies pour les parents qui arrivent en retard).
-Oui, oui, c'est fait, affirme-t-il (j'ouvre une deuxième parenthèse : mon chum est au beau milieu du stationnement incitatif de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), sous la pluie, cellulaire à la main, encore sous le choc). Donc, si je comprends bien, tu es en train de me dire que la voiture a été volée.
-Ben, j'imagine. Es-tu certain que tu n'es pas dans la lune? Elle est peut-être là et tu ne la vois pas? (je suis en phase de dénégation).
-Non, elle n'y est pas, je te dis.
Il faut bien que je me rende à l'évidence. Notre voiture a bel et bien été volée dans le stationnement de l'AMT. Stationnement dont le but est de nous inciter à prendre les transports en commun. Je l'ai encore de travers dans la gorge. Pourquoi ces stationnements ne sont-ils pas surveillés? Croyez-vous que le maire Tremblay a pensé à ce petit détail quand il a dévoilé son sublissime plan de transport en commun il y a deux semaines? Je ne suis pas la première à se faire dérober sa voiture dans l'un de ces stationnements et certainement pas la dernière si rien n'est fait pour améliorer la sécurité de ces lieux. Dommage, car j'aime bien le concept du stationnement incitatif. Or demain, je prendrai ma voiture de location pour me rendre au boulot et je contribuerai au réchauffement de la planète.
Bref, nous en sommes à remplir les mille et uns formulaires d'assurances et à racheter le kit nécessaire pour l'auto dont le siège d'enfant. Nous aurons une voiture neuve, mais le stationnement lui, sera-t-il toujours sans surveillance? J'ai déposé une plainte à l'AMT. Reste à voir si elle sera prise au sérieux. C'est à suivre...
5/30/2007
Une bière pour enfants...
Finalement, c'est peut-être une bonne idée si on veut que le party d'anniversaire se termine de bonne heure ;-)
Bon, c'est moi qui doit aller me coucher. Depuis que j'ai un blogue et que je fréquente la blogosphère, je me couche trop tard!
5/17/2007
Shrek the pig
Mon fils choisit invariablement un Joyeux festin avec des McCroquettes et une bébelle. Cette semaine, la bébelle, c'est Shrek, le sympatique monstre vert. Oui, je sais, il est drôle dans le film, d'accord. Le film est pissant. Mais la figurine McDo, elle, je la trouve dégeulasse. En fait, ce n'est pas tant son apparence physique qui me décourage, mais les sons qu'elle émet. L'avez-vous entendu?Quand on lui tord le bras, Shrek fait un gros "rotte" cochon et s'exclame "je suis un ogre!!". Pas besoin de l'entendre 25 fois de suite pour s'écoeurer. Une fois suffit! Mais dans l'auto, au retour, je l'ai entendu au moins 25 fois, minimum!
Je ne suis peut-être pas de la bonne génération, je suis peut-être vieux-jeu, je suis peut-être "coincée" sur le plan des manifestations sonores du corps humain, mais JE-NE-SUIS-PAS-CAPABLE! Si la figurine était pour adulte, passe encore. Mais là, je vais être obligée de corriger mon fils qui va essayer d'imiter les bruits immondes de la figurine. Moi qui venais tout juste de l'éduquer sur ce plan (son petit copain de garderie lui a montré à "roter"cet hiver!).
Savez-vous quoi? Je peux vous prédire que notre figurine Shrek va se perdre dans le sous-sol. Oui, oui, d'ici lundi, elle sera introuvable. Hé,hé,hé....
PS : 22 mai : Shrek a mystérieusement disparu! Hon...
5/16/2007
Chute pour bébés non-désirés
Or, deux jours après l'inauguration de la chute à bébé, un homme y aurait abandonné son petit garçon d'âge préscolaire. Si le père est retrouvé, il pourrait être accusé d'abandon illégal.
Je suis tellement attristée quand j'apprends que des enfants sont mal traités ou abandonnés. Une chance qu'il y a des gens comme Naomi Bronstein pour compenser.
5/14/2007
L'heure du sondage
5/13/2007
Le grand changement
J'ai pourtant réféchi tout le weekend à ce que la maternité avait changé en moi. Il y a quatre ans, je célébrais mon nouveau rôle pour la première fois, sans pourtant être bien certaine de ce qui m'arrivait. Un jour vous formez un couple et quelques mois plus tard, voilà que bébé se pointe et vous devenez, pour le meilleur et pour le pire, un père ou une mère.
Pendant les premiers mois de ma maternité, je rencontrais souvent d'autres nouvelles mères qui se disaient transfigurées par leur nouveau rôle. Je sentais bien que quelque chose était différent (et ce petit quelque chose avait toujours faim!), mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui avait vraiment changé. Il y avait bien des nuits blanches, des couches bien remplies, des horaires en dents de scie, mais je ne pouvais nommer ce qui avait vraiment changé ni saisir l'ampleur de ce changement.
D'année en année, j'ai pris conscience que j'étais toujours la même femme, mais que la venue de mon fils m'avait donné ce petit "je-ne-sais-quoi" qui me permettait désormais de me fixer au plancher des vaches et d'apprécier le moment présent comme jamais je ne l'ai fait auparavant. Les jeunes enfants n'ont aucunement conscience de l'avenir et leur grande force est de nous clouer dans l'instant et de nous obliger à observer les fourmis qui traversent le pavé uni ou à regarder les mouches voler comme si c'était la septième merveille du monde. Chaque bestiole devient un objet de fascination. Puis, à chaque pas, à chaque sourire, à chaque bisou, à chaque câlin, à chaque regard coquin, on a soudainement envie de sabrer le champagne. Les premiers mots, les premiers pas, le premier caca dans la toilette, la dernière couche (ouiii!), tout est matière à célébrer. Et tous les jours, quand je vais à sa rencontre après une longue journée de travail, le temps s'arrête quelques secondes et c'est ma fête.
Quatre ans plus tard, je réalise que c'est précisément ça le grand changement qui vient avec la maternité (et la paternité aussi) : du dimanche au samedi, beau temps, mauvais temps, nos enfants nous donnent envie de célébrer la vie.
C'est probablement pour cette raison que pour moi, la fête des Mères, c'est tous les jours.
5/04/2007
Quel salaire méritez-vous?

Mesdames (Messieurs, pas que je ne vous aime pas, mais ce billet est pour nous, les "meudames"!)
Mesdames, dis-je, qu'avez-vous fait de votre journée aujourd'hui? Vous avez réveillé les petits, les avez habillés, vous avez écouté les confidence de votre aînée, vous avez préparé les lunchs de toute la maisonnée tout en planifiant le souper. Ce weekend vous passerez quelques heures à épousseter, à faire des brassées de lavage, à passer l'aspirateur, à repasser, à écouter les confidences de votre amoureux. Vous reconduirez fiston au soccer et fille aînée au cours de gymnastique. Entre deux tâches, vous analyserez la situation financière de votre ménage et vous donnerez votre accord pour l'achat d'un nouveau filtreur pour la piscine. Lundi matin, vous serez prête - et même si vous ne l'êtes pas - à recommencer ce cirque. Si vous travaillez à l'extérieur vous aurez bien fait de réaliser toutes ces tâches en soirée ou le weekend, autrement votre boulot pourrait en souffrir!
Selon les experts, toutes ces tâches - et plusieurs autres - auraient une valeur marchande. Dans une même journée, vous seriez tour à tour diététicienne, psychologue, comptable, cuisinière, ingénieure en entretien ménager et même vice-présidente des finances! En 1992, Statistique Canada publiait une étude sur la valeur marchande du travail ménager (pdf) au Canada. Si le travail domestique avait été rémunéré, une Canadienne aurait alors reçu un salaire annuel d'environ 16 000$ et un Canadien d'environ 12 000$, les hommes étant reconnus pour consacrer moins de temps aux tâches ménagères, ici comme ailleurs. En 1998-1999, l'Observatoire des inégalités - un organisme à but non-lucratif en France - estimait que les Françaises consacraient en moyenne près de 3h30 par jour aux tâches ménagères comparativement aux hommes, qui eux, y consacraient en moyenne 2 heures.
Selon les résultats d'une étude menée auprès de 40 000 mères américaines et publiée il y a quelques jours par salary.com, le salaire annuel d'une mère américaine au foyer est désormais estimé à 138 895 $ (U.S) et celui d'une mère au travail devrait s'élever à 85 939$ (U.S) (en plus de son salaire régulier). En dollars canadien, la Vie rurale estime que les tâches ménagères des Canadiennes pourraient valoir plus de 157 000$ en argent canadien. Si vous avez envie de comptabiliser la valeur de l'ensemble de vos tâches ménagères, voici un petit quiz amusant qui vous situera dans l'échelle salarial domestique! (remarquez comme la valeur du travail ménager a augmenté depuis l'étude de Statistique Canada en 1992!!!)
Avec un tel salaire, à quoi bon faire un bac, une maîtrise ou une thèse de doctorat? À quoi bon bosser toute la journée pour un autre? Ne serait-on pas mieux de tout lâcher "au plus sacrant", de nous mobiliser pour que soient comptabilisées dans le produit intérieur brut les tâches de la maisonnée? Avec un tel salaire, je ne ferais même plus ces tâches moi-même : j'embaucherais une nounou, une aide-ménagère et un jardinier! Pas vous? En fait, j'en profiterais pour faire mon doctorat et quelques autres petits...
Cela dit, il faudrait aussi rémunérer toutes les tâches de mon chum, non? Je ne sais pas quelle sorte de chum ou de mari vous avez, mais le mien est extraordinaire : il sort les vidanges, prépare le recyclage, répare tout ce qu'il peut avec son marteau et son tournevis, fait une grande part du lavage, repasse ses vêtements, passe l'aspirateur, magasine les fournisseurs de services, s'occupe de la voiture, fait la vaisselle et tant d'autres choses que je ne vois pas toujours (et que je n'ai pas tellement envie de faire, je l'avoue!). Dans une logique de rémunération des tâches ménagères, où s'arrête-t-on?
J'imagine déjà ce que ça pourrait donner : "Chérie, as-tu rempli ta carte de temps?" ou "Chérie, tu n'as pas "punché" aujourd'hui, que se passe-t-il?" ou "Chéri, je remarque une baisse de ta productivité depuis quelques temps, est-ce que tout va bien?" et "Chérie, si on le fait ce soir, es-tu rémunérée ou non?"
Blague à part, je trouve que cette manière de comptabiliser le travail de la mère - au foyer ou au travail - sonne creux. D'abord, où est le réalisme de la chose? Deuxio, si l'objectif est de rehausser la valeur du travail de la mère au foyer - ou le surtemps domestique de la mère qui travaille à l'extérieur - pourquoi est-on obligé de lui coller une valeur marchande? Ne sommes-nous pas collectivement assez intelligents pour le reconnaître de facto? Et nos hommes là-dedans? Les paiera-t-on pour passer la tondeuse, la souffleuse, nettoyer la piscine ou faire le lavage? Et pourquoi pas? Et personnellement, je ne me sentirais pas très à l'aise de me comparer à une psychologue, à une diététicienne ou à une infirmière. À chacun son métier!
Ne confondons pas le salaire pour les tâches ménagères et allocation pour congé parental prolongé. Ce n'est pas la même chose!
Ceci dit, je vais aller rêver à ce que serait ma vie avec un salaire de 157 000$!!!
4/30/2007
Wee wee, poo poo!!! Les Japonais aussi le font!
Boosterblog
4/26/2007
Le drame d'un mercredi ordinaire
À l'heure du lunch de ce même mercredi ordinaire, il se retrouve impliqué dans une bagarre avec un camarade de classe. Et puis v'lan, le dit camarade en question lui assène un crochet droit sur la tempe et votre fils tombe, inconscient. Quelques heures plus tard, votre adolescent rend l'âme.
Ce matin-là, c'était la dernière fois que vous entendiez son "Bye m'man!" et même s'il vous agaçait par sa nonchalance, vous voudriez le réentendre en stéréo pour l'éternité. Il n'a peut-être même pas eu le temps de manger le sandwich que vous lui aviez tendrement préparé. Il n'a pas eu le temps de ranger sa chambre. Il n'a pas eu le temps de revoir son frère, sa soeur ni son père ou sa meilleure amie. Il n'a pas eu le temps de finir son devoir de mathématique ni son projet de biologie. Il s'est écroulé en laissant derrière lui une oeuvre inachevée.
Celui que vous avez tenu dans vos bras à la naissance, celui que vous avez câliné, nourri, embrassé, aimé, bercé, n'est plus. Ce petit bambin à la frimousse joyeuse qui sentait la poudre de bébé après le bain, ce petit bout d'homme qui courait dans toutes les directions, ce petit monsieur-sourire qui vous charmait par sa curiosité, ce petit bonhomme qui grandissait trop vite est mort au printemps de la vie, avant même d'avoir pu devenir un homme.
C'était un accident, un geste gratuit, un geste de violence ordinaire comme il y en a peut-être eu des centaines ailleurs ce jour-là. Mais c'est votre fils qui a reçu le coup fatal et vous ne pouvez rien y faire. Plus jamais vous ne respirerez l'odeur de sa chevelure, plus jamais vous ne verrez la beauté de son âme dans son regard, plus jamais vous ne l'entendrez rêver tout haut, plus jamais...Il ne vous reste qu'à inventer une manière de survivre, à vous raconter une histoire plausible pour, un jour, accepter ce triste sort.
Ce soir, j'ai serré mon fils très fort avant de le mettre au lit. J'ai peut-être l'anxiété facile, mais je vous jure que j'ai été hantée par cette histoire toute la journée. Et si c'était mon fils?
Je n'ai pu m'empêcher de penser très fort à tous les parents de ces jeunes collégiens qui sont tombés sous les balles d'un tueur fou en Virginie la semaine passée. Mes pensées ont aussi accompagné les parents de ce bambin de Drummondville qui a failli se noyer dans un bassin décoratif et qui, aux dernières nouvelles, luttait encore pour sa vie. Puis, il y a cette Américaine, Christine McFadden, dont les quatre enfants ont froidement été abattus par son ex-mari il y a cinq ans. Son récit m'a donné des sueurs froides tandis que son courage me stupéfie. J'ai pensé à tous ces autres parents qui ont eu à vivre la mort de leur progéniture. Comment fait-on pour survivre à une telle horreur? Quand on donne la vie, il faut implicitement accepter qu'on donne aussi un peu la mort, disent certains. Est-ce possible de s'en convaincre? Donner la vie, c'est prendre un risque. Peut-on pleinement et consciemment assumer ce risque? Et qu'en est-il si c'est votre fils qui s'est transformé en meurtrier? Que son geste soit prémédité ou non, comment fait-on pour survivre à ça?
Je tiens à transmettre mes condoléances aux parents, à la famille et aux amis-es de Jean-Benoît Beaulieu de Trois-Pistoles, décédé à 14 ans à la suite d'une bagarre. Je pense très fort à vous tous.
4/23/2007
Les maux de la toux
J'ai persévéré dans cette voie jusqu'à aujourd'hui. Hier, mon fils a passé la nuit à tousser, que dis-je, à cracher ses poumons. Une trop grosse dose de plein-air avec papa et grand-papa lui a peut-être donné une petit frisson printanier.
En bonne maman que je suis, je me suis tournée vers les moyens du bord et lui ai rempli un gobelet de lait chaud et de miel. Il a réussi à s'endormir vers 3h, épuisé par la toux. Ce matin, étant moi-même pas mal finie, j'ai décidé de travailler de la maison et de le garder ici plutôt que de le conduire à la garderie. J'ai décrété que cet enfant avait besoin de se reposer. À l'heure du lunch, j'ai finalement décidé de commettre l'indicible : j'ai acheté une bouteille de sirop au raisin chez Loblaws. Au retour, je lui ai administré la dose requise. À 13h, il dormait comme une petite marmotte, à 16h il était en pleine forme. Ce soir, j'ai répété l'expérience : une petite dose de sirop avant le dodo. Je ne l'ai pas entendu tousser une seule fois. Il dort du sommeil du juste
Les médecins n'ont certainement pas tords et je n'irais pas jusqu'à gaver mon fils de sirop à tord et à travers si sa toux me laissait croire qu'il souffre d'une maladie plus grave. Je crois avoir la même bouteille de Tylénol depuis un an et cette bouteille de sirop durera sans doute tout aussi longtemps. Or, est-ce si épouvantable de donner une petite dose de sirop contre la toux quand notre enfant (qui a quand même trois ans) a besoin de repos? Je parie qu'il sera en pleine forme demain!
PS : si vous utilisez Internet Explorer, il se peut que mon blogue ne s'affiche pas correctement. J'attends une solution de la part de l'auteur de ce modèle. En attendant, je continue de recoller les morceaux de ce blogue....
4/22/2007
La journée de la Terre
Hier, nous avons magasiné nos cèdres pour la haie, magasiné (encore) pour le cadeau de ma nièce dont c'était l'anniversaire en soirée. Arrivée à la maison, je me suis écrasée sur le divan et je me suis endormie sur l'ordinateur! Oui, oui! Le portable était sur mes genoux, je "taponnais" quelques lignes de code pour sauver mon blogue et puis floup, je dormais debout, assise en fait. C'est mon chum qui m'a réveillée pour que j'aille me coucher. Ce matin, je me suis réveillée, on a déjeuné et puis on a commencé à préparer le terrain pour l'installation de la haie de cèdres. Mon petit s'en est donné à coeur joie dans la boue jusqu'aux oreilles! Quel bonheur quand même de le voir si fièrement aider son père et son grand-père. Pendant ce temps, je préparais un petit lunch pour mes hommes forts. Quand fut venu le temps de rentrer, j'ai déshabillé fiston sur la terrasse, je l'ai déposé dans la baignoire, l'ai décrassé, l'ai séché, rhabillé, ramené sur la terrasse. Ai servi le lunch, tout le monde a mangé dans l'allégresse pendant que je stressais à l'idée qu'il me faudrait trouver du temps pour écrire mon rapport mensuel et commencer mon rapport annuel (pour la job, bien sûr!). Après avoir nettoyé la table et que mes trois hommes vaillants soient retournés au champ, j'ai finalement fait tout mon boulot.
On a commandé une pizza pour le souper, je suis allé faire un petit brin d'épicerie la nuit tombée et puis me voici...pfff, je suis crevée!
Quelle belle journée quand même! C'était tellement mignon de voir mon fils si convaincu d'apporter une contribution précieuse au dur labeur de son papa et de son grand-papa qui n'en finissaient plus de creuser pour déterrer les arbustes et de creuser de nouveau pour les planter ailleurs...Rien de plus symbolique en cette journée de la Terre ;-)
4/20/2007
Mamamiiia a des problèmes techniques
22 avril : J'ai récupéré quelques "widgets", mais il me reste à recréer mes listes de liens et quelques autres petites choses. Ca m'apprendra à jouer avec mes "templates"! Merci de votre compréhension!
